V* EXSÉADE. LIV. V, CHAP. XIII
la vérité sur ces personnages qu'ils veulent célébrer. Et nous aussi abstenons-nous d'ajouter à l'idée de Dieu aucune des idées postérieures et moindres (d), considérons-le comme supérieur à elles, comme étant leur cause et ne se confondant pas avec elles. Car la nature du bien n'est pas d'être toutes choses : ce n'est pas non plus d'être une des choses : car il serait alors au-dessous de l'Un et se confondrait avec toutes choses : et étant au-dessous de ce qui se confond avec toutes choses, il n'en différerait que par quelque chose de spécial, qui serait différence et addition. Il y en aura donc deux, et non pas un, dont l'un sera le nonbien, le commun; et dont l'autre sera le bien. Il y aura donc mélange de bien et de non-bien : il ne sera donc pas le bien, primitivement, purement : mais ce serait ce dont le bien se formerait, à l'opposé et séparément du commun. Il sera donc bien par participation ; et ce dont il participera ne sera pas une chose. Le bien n'est donc pas une des choses de l'univers. Mais si le bien était dans les choses, par cette différence qui rendrait ce composé le bien , il faudrait alors que le bien vînt d'un autre, qui serait alors le seul bien, le bien absolu : et il serait supérieur parce qu'il serait le seul bien d'où viendrait tout le reste. Ainsi donc le bien primitif, le bien, nous est apparu
(1) Voir plM baut le rapport, pages 104, 140 et suiv.
comme étant au-dessus de toutes choses, le seul bien, n'ayant rien en lui, sans mélange, supérieur à tout, et cause de tout. Car le bien ne vient pas du mal, non plus que les êtres ne sont pas faits d'éléments sans différences. Ce qui fait est meilleur que ce qui est fait; car il est plus parfait.
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SIXIÈME EWEADt.