‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 53 sur 161 · ET DU MYSTICISME. LVI · texte numérisé non relu

ET DU MYSTICISME. LVI

L'àme est désormais la demeure de Dieu, que nous contemplons en nous : elle est sa fille, son épouse, son amie, la sœur de Jésus-Christ, le temple du Saint-Esprit. Elle n'est plus à elle : elle est déjà toute à Dieu : et le regard qu'elle jette sur lui est adressé d'abord à son unité dont le nom premier est l'être , l'être pur , l'être un , et un parce qu'il est éternel ; simple , parfait , le plus actuel de tous les êtres. Habituée comme elle l'est aux ténèbres des sens, aux images des sensibles, l'àme en voyant la lumière du suprême être (summi esse) croit ne rien voir, ne comprenant pas que l'extrême obscurité pour elle , c'est son extrême illumination, de même que l'œil croit ne rien voir quand il voit la pure lumière. Voir les choses ainsi, dans la pure simplicité de 1 ame, c'est être inondé de l'illumination éternelle et divine. Enfin , au sixième et dernier degré , lame ne contemple plus Dieu dans son unité:elle contemple la Trinité divine quis'appelle non plus l'être, mais le bien. Arrivée à ce mystique et suprême transport, 1 ame n'a plus qu'à goûter le jour du repos. Une fois que son affection en ce brûlant essor est passée tout entière en Dieu, par Jésus-Christ, qui est la voie, la porte, le véhicule,

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