‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 80 sur 161 · ET DU MYSTICISME. LXXXV · texte numérisé non relu

ET DU MYSTICISME. LXXXV

« Dieu, ni d'aucune chose; car dans la voie inté- « rieure, toute réflexion est nuisible , même celle « que l'on fait sur ses propres actions humaines, « et sur ses propres défauts ; et c'est une grande « grâce de Dieu de ne pouvoir plus réfléchir sur « ses propres manquements , même quand ils « scandalisent les autres. »

Voilà le principe dans toute sa portée : voyonsen les conséquences. Elles sont fort logiques ; tout le monde pourrait les tirer aussi bien que Molinos;maisne les demandons qu'à lui-même : «Ceci lui qui a donné son libre arbitre à Dieu ne doit « plus être en souci de quoi que ce soit ; il ne doit « avoir aucun désir de sa propre perfection, ni des « vertus, ni de sa sanctification, ni de son salut, « dont il doit perdre l'espérance. Après avoir remis à « Dieu notre libre arbitre, il lui faut aussi abandonce ner toute pensée et tout soin de tout ce qui nous ce regarde , même le soin de faire en nous sans <c nous sa divine volonté. » Par une suite naturelle, Molinos supprime toutes les demandes, partant toutes les actions de grâces, et à plus forte raison toutes les indulgences de l'Eglise. Il ne faut même plus avoir aucune peine des tentations, ni se soucier d'y faire la moindre résistance; ce et si

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