MES
d'excellents effets dans le cas d'orchite aigüe, mais donncront peu ou pas de résultats si l’inflammation est passée à l’état chronique. — Nous discuterons l'opportunité de la castration en parlant du carcinôme.
L’hydrocèle est un fait relativement rare, lorsque le testicule est retenu à l’anneau, cependant le chirurgien peut rencontrer parfois cette complication. — Les appareils aspirateurs lui seront d’un concours puissant, mais comment obtenir l’adhérence des parois d’une vaginale communiquant librement avec le péritoine ? Une injection iodée peut présenter des inconvénients et toutefois ne serait-il pas mieux de la tenter, l'orifice profond du canal inguinal, préalablement fermé par compression ? Sans adhérences des parois que de récidives à craindre ?
Nous arrivons enfin à l'opération vraiment sérieuse, nécessitée souvent par une grave altération du testicule ectopié. C'est la castration dans le cas de cancer.
Dans ces dernières années seulement fut résolue cette question de la castration inguinale.
Avant le commencement de ce siècle on n’en trouve que deux observations, dues à Pott et Chopart. A partir de 1823, les faits se multiplient et, de cette époque à 1879 forment un tatal de 48.
On pratiquait donc la castration, mais seulement lorsqu’elle s'imposait.Curling en 1857,cite cette opération comme très dangereuse et le répète encore dans la 4° édition de son ouvrage en 1878. — Le Dentu, dans sa thèse sur les anomalies du testicule, semble considérer la péritonite comme fatale, et se demande : «s’il ne vaudrait pas mieux s'abstenir ».
Toutefois l'opinion contraire commençait à prévaloir. — En 1868 Szymanowski, (1) après le professeur Baum (de Dantzig) faisait de cette question, capitale pour lui, une sérieuse étude et affirmait que l’ablation du testicule inguinal, n’a pas plus de gravité qu’une castration ordinaire.
Tout récemment, Kocher (de Berne), et Aubert (de Lyon) ont soutenu la cause de l’innocuité de la castration inguinale. — Enfin en 1830, MM. Monod et Terrillon, (2), auxquels nous venons d'emprunter les détails ci-dessus, publient une statistique de 50 cas de castration inguinale, et démontrent ainsi, chiffres en main, que cette opération est relativement innocente.
Voici les conclusions de ces deux auteurs : «la castration inguinale n’est pas une opération dangereuse... Sur, 50 cas, la péritonite n’a été observée que 3 fois... Dans les cas de tumeurs, on pourra et on devra opérer de bonne heure, avec l'espoir d'éviter les récidives. »
Il est donc bien établi qu’il faut agir et le plus vite possible, toutes les fois que le testicule inguinal devient le siége d’une dégénérescence cancéreuse.
Doit-on intervenir de même lorsqu'il occasionne des douleurs vives, ou qu’il est atteint d’orchites à répétition ? Les savants maitres que nous citions tout à l'heure, répondent affirmativement: « L'inutilité de l'organe au
(1) Szymanowski — Der inguinal Testikel — Prager, Vierteljahrsch. F. Die. Prak-Heiïlk 1868. — Szymanowski était précisément atteint d'ectopie inguinale et le testicule retardataire avait nécessité la castration, faite par Pirogoff. -- Une récidive eut lieu -- 2° opération. C’est alors que Szymanowski publia son mémoire. Une seconde récidive l'emportait l'année suivante.
(2) Monod et Terrillon. Archiv. de médecine. 1880.
point de vue fonctionnel, parle, ici encore, en. faveur d'une intervention. active. » |
La brièveté de cette étude ne nous permet pas de parier des méthodes opératoires, disons seulement que M. Valette de Lyon, craignant la péritonite à la suite de l'ouverture du conduit péritonéo-vaginal, a imaginé le procédésuivant : Une fois le pédieule dela tumeur à découvert, et isolé, ce chirurgien le saisit entre les mors d’une sorte de camp, dont chaque branche est munie d'une rainure pleine de chlorure de zine. Le pédicule serré, on le coupe au dessous de la pince. Bientôt cet instrument tombe de lui-même, entrainant une escharre. Une cicatrice s’est produite, adossant les, deux feuillets de la séreuse. L’oblitération est ainsi assurée Il nous reste à parler de la hernie. Pour ce genre de complication, malheureusement trop commun, on ne saurait formuler de règles. générales.
. La plupart des conseils que nous avons donnés à propos du traitement de la hernie inguinale avec ectopie testiculaire chez. l'enfant, pourraient s'appliquer ici. Il convient de placer une pelotte bifurquée, de manière à maintenir l'intestin sans léser le testicule Av.
On a songé à faire de cet organe l'agent de la guérison. Richter, Marjolin, Guersant même, dans certains cas, réduisaient hernie et testicule dans l'abdomen.
(1) Cette méthode pourrait même produire la descente du testicule dans les bourses. Nous lisons dans le Bul. soc. chir. que Monsieur Kollin a présenté à la société un jeune garçon de 15 ans’ chez lequel pour combattre l'arrêt du testicule dans le canal inguinal, il a employé un bandage bifurqué, destiné à repousser l'organe dans.le scrotum sans le meurtrir. }
Barreau. 5
Hunter (1) cite une observation curieuse. Il s'agit d’un étudiant en médecine de 22 ans, qui ayec la main introduite dans la poche de son pantalon faisait remonter son testicule jusqu'à l’anneau et l’'ÿY maintenait ainsi pour réduire la hernie dont il était atteint.
Au bout d'un an des adhérences s'étaient produites. Le malade était guéri, mais probablement avec un testicule de moins, ajouterons-nous, etsi l’orchile blennorrhagique contractée plus tard, au lieu d'atteindre ce testicule condamné, avait aussi bien frappé l’autre, qui pourrait répondre des aptitudes à la procréation de ce castrat volontaire ?
Cette méthode de réduire le tout dans l'abdomen neserait excusable que si des adhérences unissaient l'intestin au testicule. Nous avons vu que Curling et son traducteur M. Gosselin admettaient cette pratique.
Restela hernie étranglée, le testicule retenu à l’anneau. Là il faut intervenir, le bistouri à la main. Nous savons, en effet, et M. Tillaux l’a bien établi dans un savant mémoire, que le taxis est absolument nuisible. On comprend que des pressions sur la glande auraient inévitablement pour résultat de produire ou d'accroître son inflammation, inflammation facilement communiquée à l'intestin
Il convientdonc de débrider sur le champ. — Mais chemin faisant, ne serait-il pas sage d'enlever letesticule.
Nous blâmerions la castration préventive, pratiquée sur un testicule ectopié, d’ailleurs sain et peu douloureux, et nous la blâmerions à cause des complications possibles. --
(1) Hunter. -- American Journal of med. scienc. 1878.
ue.
Mais dans le cas où nous nous plaçons, une opération sanglante étant nécessaire, pourquoi ne pas en profiter pour faire l'ablation d’un organe, absolument inutile et source de mille maux.
Nous appuyons notre manière de voir par l'observation suivante :
OBSERVATION PERSONNELLE. Le nommé Beautils soldat au 32° d'artillerie à Poitiers, présentait depuis sa jeunesse, une hernie inguinale gauche. Le testicule était dans l’aine, et cctte infirmité, je ne sais pour quelle raison, n'avait pas motivé l’exemption militaire.
Ce jeune homme, ordonnance d’un capitaine, eût la malheureuse idée de quitter le bandage qui maintenait sa hernie, précisément un soir qu'il avait à monter une charge de charbon, dans les appartements de son chef. Soudain, il ressent dans laine une douleur intense : sa hernie s'est étranglée. |
Un médecin militaire appelé sur le champ, pratique un léger taxis, sans succès, et dirige le malade sur l’Hôtel-Dieu. Là encore vains efforts de taxis. L’interne de garde fait prévenir le Docteur Guérineau, chirurgien de l’'Hôtel-Dieu, et en attendant fait administrer un lavement d’eau de seltz.
Bientôt le docteur arrive et comine l’heure est avancée, l’aceident récent et le inalade en somme assez tranquille, il se contente d’appliquer une bande de caoutchouc. Le lendemain matin à la suite de cette compression, la tumeur semble réduite et l’on se félicite déja d’un succès inespéré, lorsque dans l’aprèsmidi la hernie reparaît avec tout son cortège d’alarmants symptômes.
L'intervention active est décidée de suite et le malade endormi... Au cours de l’opération, le chirurgien songeant à la persistance du conduit péritonéo-vaginal, incise la séreuse sur le testicule que, plusieurs élèves, nous en étions, prennent par
és iiexpérience pour l'intestin lui-même. Mais le docteur Guérineau redresse éétté ‘erreur, en montrant que cette petite masse oblongue,; lisse;:bien hmitée, n’est autre que la:glande séminäale:: A côté, plus haut et plus profondément, estl’épiploon, recouvrant l'intestin, d’ailleurs peu altéré. Pas d’adhérences entre le testicule et ces organes. L'opération s ’achève comme à l’ ordinaire, débridement de l’anneau, ligature puis résection de la masse épiploïique. Suture en huit de chiffre.
Huit jours après le malade était guéri, mais on constatait l’existènce d’une cicatrice difforme, älaquelle se trouvait adhérer le testicule. que où tiraillements pénibles sur cet organe pendant la marche.
De ce coup là réforme fut prononcée