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ECTOPIE DES DEUX REINS

A. — Tous deux peuvent être en :

He ie lombaire (basse).

) Variété A) noue PUS ) homolatérale. Re pelvienne.

| r : É Chaque rein occupe B) Variété Ectopie croisée le côté de nom conhélérolalérale bilatérale. ) traire. Les uretères

se croisent en X.

B. — Ils peuvent être au contraire :

L'un lombaire, l’autre iliaque,

— Jombaire, — pelvien.

— iliaque, — pelvien.

V.— Les CARACTÈRES ANATOMIQUES du rein ectopique congénital sont les suivants: !

1° Plus grande fréquence du côté gauche, par opposition au rein mobile qui estnotablement plus fréquent à droite.

20 Modificalion de forme, qui n’est pas constante, mais très fréquente, et consiste surlout dans l’aplatissement antéropostérieur, avec hile regardant en avant, forme sensiblement discoïde, et souvent lobulation plus ou moins irrégulière. , \

3° Anomalies de vascularisalion, consistant en l’augmentation presque constante du nombre des vaisseaux, qui prennent naissance sur la partie inférieure de l’aorte et de la veine cave, et sur les vaisseaux iliaques.

4° Situation habituellement fixe, maintenue par les vaisseaux qui sont nombreux et courts.

Le rein ectopié peut cependant parfois devenir mobile.

5° Briéveté de l’uretère et prédominance de la forme ramifiée pour le bassinet (celui-ci peut aussi faire défaut).

6° Coexistence fréquente d'anomalies portant principalement sur l’appareil génital et sur le squelette abdomino-pelvien, surtout chez la femme.

7° Elat normal des capsules surrénales dans presque tous les cas. À ,

VI.— Le rein ectopique reste souvent, surtout chez l’homme, une simple {rouvaille d’autopsie, :

Il peut, en effet, ne déterminer aucun trouble fonctionnel.

VIL. — Par contre, le rein ectopié, même s’il est sain, peut agir mécaniquement en comprimant les organes voisins dont il trouble le fonctionnement. Dans ces cas, c’est presque exclusivement le rein pelvien ou tlio-pelvien qui est en cause.

Le rein ectopié peut comprimer le tube digestif (constipa- {ion opiniâtre, troubles digestifs, occlusion intestinale), la vessie (incontinence d’urine), ou le col vésical (rétention) ; il peut comprimer son propre urelère ou même celui de l’autre rein. Mais les accidents les plus graves sont déterminés chez la femme, par l’obs{ruction de la filière pelvienne au cours de la grossesse et de la parturition (dysiocie).

Inversement, le rein eclopique peut éfre comprimé par les tumeurs développées dans le bassin, en particulier par l’utérus gravide : celte compression pourra déterminer des accidenis rénaux graves, surtout si elle s'exerce au niveau des vaisseaux ou de l’uretère.

VIIT. — Le rein ectopique peut aussi éfre malade pour son propre compte. On l’a vu lithiasique, tuberculeux, cancéreux, kystique; mais le plus souvent hydronéphrotique.

Dans ces cas, le siège anormal de l’organe rend le diagnostic particulièrement difficile.

IX. — On peut avoir à faire le pragNosric de rein congénitalement ectopié dans l’un ou l’autre des deux cas précédents (rein resté sain, rein malade).

La condition primordiale permettant de faire le diagnostic est de songer à la possibilité de celte anomalie : Pattention sera plus particulièrement éveillée si la tumeur considérée siège au côté gauche du corps et surtout s’il existe des malformations congénitales de l'appareil génital.

La PALPATION PROFONDE, particulièrement la palpation bïmanuelle (rein lombaire bas), ou combinée au toucher rectal ou vaginal (rein pelvien ou iliaque) pourra donner des rensei-

gnements précieux sur la forme, la lobulation, la consistance de la tumeur,la présence de sillons, d’une échancrure ou dépression nette en un point correspondant au hile (Wertu), la situation profonde rétro-péritonéale. Il sera même possible, chez certains sujets à parois abdominales flasques, de sentir par compression sur le plan postérieur de la cavité abdominale, un pédicule animé de battements (Runcr, Con) correspondant aux vaisseaux rénaux.

Enfin, la PERGUSSION, la PHONENDOSCOPIE permettront d’isoler la tumeur des organes voisins. Il faudra dans tous les cas s’assurer, si possible, par la percussion et la palpation de l'absence ou de la présence des reins dans leur loge normale.

Mais le diagnostic ne pourra vraiment être rendu précis que par les procédés d'exploration interne que nous avons aujourd'hui à notre disposition.

La GySTOSCOPIE SIMPLE pourra nous montrer l'existence d’une tumeur juxlavésicale, refoulant les parois de la vessie, et parfois, à ce niveau, des battements provenant des artères rénales (Trigone pulisatile saillant (ALBRECHT).

Le CATHÉTÉRISME DES URETÈRES montrera la briéveté de l’uretère correspondant au côté où se trouve la tumeur (Cas- PER, MÜLLERHEIM).

La RADIOGRAPHIE SIMPLE nous fera voir, dans le cas de calculose du rein ectopié, un ou plusieurs calculs qu’on ne saurait situer dans l’uretère en raison de leur volume, ou de la direction de leur grand axe.

Le CATHÉTÉRISME DES URETÈRES avec mandrin opaque, suivi de radiographie, procédé de choix, fera constater la diminution de longueur ou le trajet anormal de l’uretère du côté soupçonné.

La STÉRÉORADIOGRAPHIE permettra de situer l’uretère dans le plan sagittal : dans le cas d’ectopie iliaque, et surtout pelvienne, en effet, l’uretère du rein ectopié sera, dans la plupart dés cas, sur un plan antérieur à celui de l’uretère du côté opposé. |

Le Pprocéné DE MüLccerueim, consistant à circonscrire extérieurement la tumeur par un cercle en fil de cuivre fixé sur la paroi abdominale, à faire le cathétérisme de l’uretère avec mandrin opaque, et à radiographier ensuite, permettra de localiser l'extrémité du cathéter au niveau, ou à l’intérieur de la circonférence limitant la tumeur.

Enfin, la PYyÉLOGRAPHIE (Vorcker), c’est-à-dire l'injection d’une solution liquide opaque aux rayons X (telle une solution de collargol) dans le bassinet, suivie de radiographie nous montrera nettement la situation de ce dernier.

Il nous semble également intéressant de signaler le pro- CÉDÉ DE FÉDOROFF, qui, par massage de la tumeur, détermine au bout de quelques minutes une albuminurie qu’il est facile de déceler par les réactifs appropriés. Ce procédé nous semble particulièrement utile dans les cas où, pour uné raison quelconque, le cathétérisme des uretères ne pourra être pratiqué.

Si, enfin, l'emploi de tous les procédés ci-dessus énumérés n’a pu conduire à un diagnostic ferme,ce qui, pensons-nous, sera assez rare, On aura recours à l’INGISION EXPLORATRICE au niveau de la région lombaire, ou de préférence directement sur la tumeur.

X. — Le pracnosric devra être fait avec toutes les tumeurs de l’abdomen, et particulièrement du bassin, surtout chez la femme ; tumeurs de l’utérus, des ovaires ou des annexes, de l’intestin, du mésentère, diverticules volumineux de la vessie, tumeurs des os, abcès ou malformations du bassin (obstétrique), enfin avec les autres anomalies rénales et le rein mobile secondairement fixé.

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