CONCLUSIONS
Sur la pathogénie de l’œdème, symptôme de l’insuffisance hépatique, on peut encore discuter. De nouvelles recherches sont nécessaires et seront intéressantes. N'ayant pu apporter sur ce point aucune précision, notre désir a été avant tout de prouver : |
1° Que les œdèmes symptômes d'insuffisance hépatique existent, ainsi que Le Damany l'avait déjà’ démontré en ‘1914. Mais aux œdèmes périphériques, les seuls dont il ait parlé, il faut encore ajouter les œdèmes viscéraux.
2° Que ces œdèmes sont importants à connaître car souvent ils sont le symptôme clinique le plus frappant, sinon le seul, d’une insuffisance hépatique qui peut être latente, mais qui, par ailleurs, sera prouvée surtout par le dosage de l’urée dans l’urine, puis par la recherche de l’urobiline, la glycosurie alimentaire, l'élimination intermittente du bleu de méthylène et la recherche de l’acide glycuronurique.
3° Que ces œdèmes sont fréquents, du moins dans notre région bretonne, puisque nous avons pu en rassembler 29 observations, soit plus de 50 % des hépatites de toute nature soignées depuis 1910 dans le service de notre Maître.
Comment se fait-il qu’on les aît si longtemps méconnus et qu'aujourd'hui l’œdème ne soit pas encore considéré comme un signe classique-de l'insuffisance hépatique ?