‹ De l'éducation de l'enfant dans la familleChapitre 15 sur 23 · GRANDEUR MOYENNE DES PETITS CHIENS · texte numérisé non relu

GRANDEUR MOYENNE DES PETITS CHIENS

AVANT L KXPËRIBNCK

APRES L BXPKRIKNCK

Rayons

Poids

Longueur

Circonférence

Hauteur

Poids

Longueur

Girconférencd

Hauteur

Rouge. .

Orange. .

Vert. . .

Blanc . .

Violet. .

On voit que l'action des rayons solaires est en rapport avec la place qu'ils occupent dans le spectre; ils agissent en proportion

1. E. Gorbatzévitch. De V influence des divers rayons du spectre sur le développement des majnmiferes. » Saint-Pétersbourg, 1883.

2. Le poids est donné en grammes et les dimensions en ceplimèlres.

directe de leur vivacité. Ajoutons que la manière d'être des petits chiens appartenant à ces divers groupes était tellement différente qu'on pouvait les distinguer les uns des autres, même dans Tobscurité.

Ceux qui avaient grandi sous l'influence de la lumière verte, se faisaient remarquer par leur humeur folâtre et leur mobilité. Leurs mouvements étaient aussi légers que gracieux. Ils avaient tellement besoin de se mouvoir qu'en prenant leur nourriture ils ne pouvaient rester en place comme les autres. Après avoir saisi un morceau de viande, ils se mettaient à courir et à gambader; ce n'est qu'après avoir fait plusieurs tours dans la chambre qu'ils venaient en chercher un second. S'il se faisait du tapage, pendant la nuit, dans le local que les petits chiens occupaient en commun, on pouvait être sûr que c'étaient les verts qui avaient commencé. Ils avaient beaucoup de peine à s'endormir : ils sautaient en l'air et se remettaient à jouer à la moindre occasion. Dans leurs amusements, ils passaient facilement d'un jeu à un autre. Ils n'étaient pas du tout rencuniers ; quant aux caresses, ils les accueillaient avec transport et se mettaient à courir, à gambader et à faire toutes sortes de mouvements. Ils étaient les premiers à se réveiller le matin.

Les petits chiens orange aimaient aussi à jouer, mais il étaient lourds et posés. Ils tenaient beaucoup à leur repos : aussi s'attaquaient-ils avec violence à ceux qui les dérangeaient lorsqu'ils voulaient dormir. Si on se battait la nuit dans le local commun, c'était ordinairement un petit chien orange qui en punissait un autre pour l'avoir incommodé. Plus forts que les autres petits chiens, ils en faisaient souvent leur souffre-douleur. Enfermés dans leur chambre pendant le jour, ils se battaient souvent entre eux. Ils se distinguaient de plus par leur opiniâtreté et leur entêtement. Lorsqu'il était temps de manger ou d'être mis en liberté, ils se mettaient à hurler et à faire du vacarme. Impossible de les apaiser, tant qu'on ne leur avait pas donné ce qu'ils voulaient. Les petits chiens rouges ressemblaient aux petits chiens orange, mais ils étaient moins méchants et moins mobiles. Les petits chiens bleus et violets étaient toujours tranquilles, même indolents, surtout les bleus. Ces derniers, qui ne folâtraient jamais, ne se laissaient jamais entraîner au jeu par leurs petits camarades ; si ces derniers les pressaient trop

fort, ils se mettaient à Técart. On ne les entendait même jamais aboyer, ce en quoi ils différaient des bleus.

Les petits chiens qui avaient grandi sous Tinfluence de la lumière blanche avaient des propriétés, pour ainsi dire, moyennes. Ils ressemblaient pourtant aux verts plutôt qu'aux bleus.

Les diverses causes que nous venons de voir, et qui influent plus ou moins sur le développement des jeunes animaux, sont en rapport direct avec la nutrition et les processus qui en dépendent. Elles influent aussi sur le tempérament et les diverses manifestations de ces derniers.

Les substances nutritives solides, liquides ou gazeuses sont portées avec le sang aux différentes parties du corps humain. Il se produit ici, dans l'intimité des tissus, un échange plus ou moins actif des matières et la composition chimique des substances nutritives est modifiée en conséquence. Cette modification s'accompagne d'un dégagement de chaleur*; or, celle-ci est l'excitant principal qui détermine l'activité vivante, pour ainsi dire, des tissus. C'est elle que se traduit en mouvement. Un tissu qui n'est pas animé d'une pareille activité ne saurait recevoir les impressions venues du dehors et qui agissent sur lui soit directement soit indirectement (par l'intermédiaire du système nerveux). C'est là ce qu'on appelle la sensibilité d'un tissu vivant. L'excitation vient du dehors, ou bien sous l'influence de la chaleur ; elle est perçue par le centre conscient sous la forme d'une sensation, ou d'un sentiment.

1. On sait que l'équivalent mécanique de la chaleur est déterminé par la quantité de chaleur nécessaire pour que la température de 1 gramme d'eau s'élève de 0» à jo centigrade. Cette quantité de chaleur égale une force vive nécessaire pour élever à la hauteur de 1 mètre un poids de 430 grammes. Barrai (F. Statistique chim, des animaux, Paris, 1849) évalue de la façon suivante l'apport et la dépense de la chaleur qui se fait en vingt-quatre heures chez un adulte qui se trouve au repos. Apport : 2,706,076 calories. Dépense: par la sueur 699,801=25,85 0/0; en faisant élever la température de Tair inhalé 100,811 = 3,72 0/0; en faisant élever la température de la nourriture absorbée 52,492 = 1,94 0/0 ; par des déjections liquides ou solides 33,020 = 1,92 0/0 ; par la surface cutanée 1,819,952 = 67,22 0/0. Lorsqu'un organisme est en voie de travail actif une quantité un peu moins grande de chaleur est perdue que dans une machine k vapeur. Dans cette dernière, en efTet, 1/8 tout au plus de calorique est transformé en travail mécanique; dans un organisme, au contraire, 1/5 environ de calorique est utilisé de la sorte. Ajoutons qu'un gramme d'amidon donne par la fermentation une quantité d'alcool suffisante pour dégager en brûlant 4,080 calories.

Les échanges nutritifs peuvent se faire avec plus ou moins d'activité. Celle-ci dépend de la composition de la nourriture (quantité des substjances azotées, de la graisse, des sels, de Teau, de Tozone, etc), ou des degrés d'activité des éléments formateurs apportés par le sang (globules blancs). Elle se trouve, de plus, sous la dépendance d'excitants extérieurs et médiats (lumière, agents mécaniques et psychiques) ou d'excitants intérieurs ou immédiats (chaleur). Tous ces agents influent les uns après les autres dans un ordre variable et à un degré différent. C'est aux mêmes causes qu'est dû le tempérament d'un individu, c'est-à-dire la rapidité, la force et la durée qui se manifestent dans ses actes et dans ses sentiments.

La nutrition est encore sous la dépendance de la force et de la rapidité avec lesquelles le liquide nourricier est répandu dans le corps. Elle dépend donc de la structure des organes de la circulation (cœur et vaisseaux). Quand même la tension musculaire et l'élasticité du cœur et des vaisseaux serait normale, l'épaisseur dçs parois et le calibre de ces organes peuvent varier. Les anatomistes savent, par expérience, que ces variations sont considérables chez les différents individus; tantôt elles existent dans tout le système vasculaire, tantôt elles n'existent que dans une de ses parties. Leur localisation, dans certains organes, est la conséquence des phases de développement que nous avons examinées plus haut; elle peut être considérée comme normale dans certaines périodes de la vie de l'homme.

Le calibre des artères et l'épaisseur que présentent les parois de ces vaisseaux offrent déjà, chez les nouveau-nés, des différences très notables*. Celles-ci sont aussi considérables chez l'adulte que les formes extérieures de la physionomie, qui servent à distinguer les hommes les uns des autres. Les données qu'on obtient par la mensuration font voir des vaisseaux à grand calibre et des vaisseaux à calibre étroit. Quant aux parois de ces vaisseaux, elles sont tantôt minces

1 . M. Nikiforoff {Du rapport qui existe entre le calibre des vaisseaux, le volume des organes et le poids de diverses parties du corps, Saint-Pétersbourg, 1883) a comparé chez quatre nouveau-né^^ dont un du sexe féminin (à développement incomplet), la circonférence d'une même artère (la carotide primitive) et l'épaisseur de ses parois.* Pour déflnir celle-ci, on prenait 1 centimètre carré de ladite paroi et on en estimait le poids. M. Niki-

et tantôt épaisses, circonstance qui influe nécessairement sur la rapidité et sur la force du courant sanguin. Or, ces dernières, qui tiennent la nutrition sous leur dépendance, ont, par là même, une action incontestable sur Ténergie des échanges qui se passent dans les tissus. C'est de cette énergie, enfin, que dépendent les sensations et les actes d'un individu quel qu'il soit. La structure et la forme du cœur et des vaisseaux ont une influence incontestable sur la force et la rapidité des désirs et des actes d'une personne ; c'est des mêmes causes que dépend le développement des sensations de celle-ci, c'est-à-dire son tempérament. On voit que les particularités des divers tempéraments sont en rapport avec la structure suivantes des vaisseaux :

Courant rapide Q

Petit calibre

parois épaisses

T. cholérique

Petit calibre

parois minces

T. sanguin

Calibre

et épaisseur moyens

T. normal

Courant faible

Grand calibre parois épaisses T. mélancolique

Grand calibre parois minces T. flegmatique

Étant donné une même force musculaire du cœur, une même élasticité des parois artérielles et une même résistance dans les vaisseaux périphériques, le courant sanguin sera d'autant plus rapide

foroiï a évalué de plus, le rapport qui existai l chez chaque enfant entre ce poids et la circonférence des vaisseaux. Voici les résultats qu'il a obtenus de cette façon :

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