‹ De l'éducation de l'enfant dans la familleChapitre 17 sur 23 · Nikiforoff. I. c · texte numérisé non relu

Nikiforoff. I. c

fB6 DE L'ÉDUCATION DE L'ENFANT

développement de Thomme les dimensions du cœur, prises par rapport à celles du système vasculaire, sont excessivement variables. C'est dans le bas âge que le calibre artériel est surtout considérable par rapport à la longueur du corps et au volume du cœur. Il s'en suit que chez Tenfant la pression que le sang exerce sur les parois artérielles est relativement faible, la masse du sang étant, au contraire, plus grande que chez l'adulte. Le volume des carotides pri« mitives et des sous-clavières, pris par rapport aux autres artères, est surtout considérable pendant cette période. Or, on sait que ce sont les branches de ces vaisseaux qui viennent se propager dans le cerveau. Cet organe reçoit donc chez l'enfant une quantité abondante djB liquide nourricier, circonstance qui favorise son développement rapide. Le cerveau double, en effet, de volume pendant la première année qui suit la naissance. Au moment de la puberté, le calibre des artères devient au contraire étroit, tandis que le cœur augmente beaucoup de volume. Comme conséquence forcée, nous voyons apparaître une pression plus forte sur les parois des artères et des capillaires, ce qui contribue d'après- Beneke au développement de l'appareil génital et des glandes cutanées. Nous voyons alors apparaître, peu à peu, tous les phénomènes qui accompagnent le développement de la puberté, croissance des poils, etc. Dans l'âge mûr, le calibre des artères devient de nouveau plus large, et la pression latérale moins forte. Cette dernière circonstance amène peu à peu l'obstruction de beaucoup de capilaires, ce qui a pour résultat des altérations séniles. Le rapport qui existe entre l'aorte ascendante et les artères pulmonaires diffère dans les diverses périodes de la vie humaine : dans l'âge mûr, comme dans l'âge sénile, la circonférence de l'aorte ascendante est généralement un peu plus grande, que celle de l'artère pulmqnaire. Le rapport inverse s'observe avant la puberté ; pendant la période de la puberté, les circonférences de ces deux vaisseaux sont à peu près égales.

Beneke a montré que les anomalies qu'on trouve dans les dimensions des vaisseaux sont souvent la cause prédisposante de certaines maladies. Elles peuvent aussi être la cause d'une terminaison léthale. Dans les maladies fébriles aiguës, par exemple, un calibre trop étroit des artères amène parfois une mort rapide. Plus les artères sont

étroites, en effet, et plus la tension musculaire du cœur devra être forte. De plus, la quantité de chaleur rayonnante qui se dégage du corps est peu considérable en pareil cas; la température du malade s'élève alors à ses limites les plus extrêmes, et la mort peut survenir par suite de la paralysie du cœur. De pareils malades meurent souvent de phtisie aiguë (Btzot, Beneke). Lorsque le calibre des artères est élargi, au contraire, nous voyons apparaître les dégénérescences graisseuses, le cancer, etc. Les modifications qui se produisent dans le tempérament d'un individu sont toujours en rapport avec celles qui se produisent dans son système vasculaire : aussi voit-on le tempérament se modifier pendant les diverses périodes de développement que nous venons de voir pour se fixer enfin d'une façon définitive. Nous pouvons dire, sans faute, que le tempérament constitue une particularité des plus immuables dans l'homme. Celuici sera donc l'esclave de son tempérament, s'il n'a pas appris de bonne heure à diriger son activité et à soumettre ses sensations aux lois de sa volonté. Le sang qui circule dans les vaisseaux rend possible l'activité vitale des parties dans lesquelles il se répand; c'est là un des agents les plus indispensables de cette activité. La force et la rapidité avec lesquelles cette dernière se manifeste sont sous la dépendance directe de la force et de la rapidité du courant sanguin. L'activité vitale des tissus est excitée par le calorique qui se dégage en vertu des réactions chimiques qui se passent dans le liquide nourricier. Il est incontestable qiie l'énergie vitale des tissus est sous la dépendance directe de la forme et de la structure de l'appareil de la circulation, ainsi que de la composition du sang. Ces mêmes causes contribuent à former le tempérament tel qu'il est. Faute de connaître exactement les fonctions de l'appareil circulatoire (chose qu'on apprend dans l'anatomie et dans la physiologie), on ne saurait se faire une idée exacte de tout, ce qui concerne le tempérament; on ne saurait surtout en saisir la portée dans son ensemble.

Lorsqu'une partie du corps est mise en action, elle peut donner lieu à une sensation ou à un sentiment qui pénètre jusque dans le centre conscient. Cette sensation se trouve quelquefois dans un rapport étroit avec la partie dont elle émane ; d'autres fois, elle appa-

raît sous une forme tellement vague qu'elle semble n'avoir aucun rapport avec les fonctions de l'organisme. Les sensations s'accompagnent d'un sentiment de bien-être ou de souffrance, selon qu'il y a concordance ou non entre l'apport et la dépense de matière.

Ainsi que nous l'avons dit plus haut, le plaisir comme la souiPfrance peuvent être négatifs ou positifs.

Le plaisir est positif lorsque la dépense des matières nutritives ne dépasse pas la quantité de celles qui ont été accumulées au préalable. Il correspond à la satisfaction qu'un individu éprouve lorsque le travail qu'il a entrepris ne dépasse pas la limite de ses forces.

Le plaisir négatif est constitué par une nuance de sensation qui diffère de celle que nous venons de voir. Il correspond au moment où l'organisme est en voie de restauration, après un travail pendant lequel il s'est surmené. C'est Jà la sensation qu'on éprouve pendant le repos.

La souffrance positive s'observe lorsque la dépense des matières nutritives est au-dessus de la quantité de ces matières, qui a été accumulée précédemment. Elle s'exprime par la fatigue, l'épuisement, et même l'exténuation des forces.

La souffrance négative est déterminée par une accumulation de matières nutritives qui dépasse la dépense de ces matières. Elle amène à sa suite un grand besoin d'activité et le désir de se mettre au travail.

Les sensations qui sont dues à des excitations psychiques sont également sous la dépendance des fonctions du cœur et des vaisseaux. Nous voulons parler de la rougeur ou de la pâleur subite du visage, des syncopes, des palpitations du cœur, de tous les phénomènes qui sont la conséquence d'une émotion morale. Ces dernières, diffèrent dans leurs manifestations, selon le tempérament individuel de celui qui les éprouve.

Jusqu'à ce que la première dentition soit terminée (fin de la deuxième année), toutes les manifestations qui s'observent chez les enfants sont faibles. Elles sont, en même temps, tantôt lentes, tantôt promptes à se produire. Un enfant de cet âge ne sera que sanguin ou flegmatique si on se borne à satisfaire les besoins de ses organes de la vie végétative, et si on ne l'habitue pas à des excita-

tions supplémentaires et inutiles. Il est très rare qu'un enfant ait déjà le tempérament cholérique (actes plus énergiques h rapidité égale) au moment où il vient au monde, où vers l'époque où commence la première dentition (septième mois). Ce qui est encore plus rare, c'est qu'un enfant soit capable de montrer de la persévérance, jointe à l'énergie, dans la première année de sa vie. On rencontre, d'une façon exceptionnelle, des enfants dont les actes sont lents et qui peuvent témoigner du mécontentement, de la tristesse même, pendant un laps de temps considérable. On ne voit jamais ces enfants rire et s'amuser, comme il convient à leur âge. C'est à peine si on voit apparaître, de temps en temps, un sourire qui semble être l'indice d'une souffrance morale. Il est facile de voir que les particularités du tempérament que nous venons de signaler sont en rapport avec la structure des vaisseaux. On observe, le plus souvent, chez les nouveau-nés des vaisseaux à calibre étroit et à parois relativement minces; plus rarement, des vaisseaux à calibre large et à parois épaisses. Nous n'avons vu ici que rarement des vaisseaux à parois épaisses et à calibre étroit ; quant aux vaisseaux à parois épaisses et à calibre étroit, ils sont, on peut le dire, tout à fait exceptionnel chez le nouveau-né.

C'est au moment de la deuxième dentition (7 ans) que le tempérament se précise de plus en plus et présente des formes plus variées. Vers la puberté (de 15 à 16 ans), il prend une forme plus nette et s'établit enfin. La force, la rapidité et la persévérance qui se manifestent dans les actes d'un individu sont certainement sous la dépendance dé sa volonté, de son développement intellectuel et de sa culture. Nous pouvons en dire absolument autant de toutes les manifestations de l'être humain, ainsi que du degré auquel se produisent les sensations et les émotions de l'âme ; néanmoins, plus les excitations qu'on reçoit sont fortes et inattendues et plus nettement le tempérament se montre sous son vrai jour. Afin d'empêcher, au besoin, ce dernier de se manifester, il importe de savoir imposer à ses sensations, comme à ses actes, un temps d'arrêt, de façon à ce qu'un laps de temps assez considérable se passe entre les divers actes qu'on accomplit. Ce n'est qu'ainsi qu'on arrivera à diriger, par la volonté, ses sensations et ses actes. Ce résultat est difficile à

obtenir ; il ne saurait être atteint à moins que le caractère de l'individu ne se soit formé déjà.

Les actes qu'on observe chez les vieillards sont lents et faibles. Généralement flegmatique ou mélancolique, le tempérament des vieillards n'est pas souvent cholérique. Il est encore plus rarement sanguin.

Gomme on l'a vu plus haut, les vaisseaux s'élargissent peu à peu, à mesure qu'on avance en âge et perdent en même temps de leur élasticité. La tension du sang diminue en proportion. Gette circonstance fait qu'on voit apparaître les divers phénomènes de l'âge sénile, la caducité et l'amaigrissement. Les modifications du système vasculaire que nous venons de décrire correspondent aux particularités que présentent les vieillards. Nous voulons parler de la lenteur et de la faiblesse qui caractérise leurs actions.

Les affections du système sympathique, ainsi que celles du cœur et de l'appareil de la circulation qui se trouve sous la dépendance de celui-ci, amènent toujours à leur suite une modification dans le tempérament. Atteints d'une angoisse mortelle, de tels malades sont tristes sans savoir pourquoi, ils versent souvent des larmes. La pensée de la mort, qui les poursuit sans cesse, les rend peu à peu incapables de se livrer au travail. Devenus absolument inactifs, ils passent leur vie à songer à leurs tourments, dont ils ne causent pas volontiers. Bientôt ils se concentrent sur leurs souffrances et évitent la société des hommes. Ce passage au tempérament mélancolique s'observe quelquefois d'une façon très visible, à mesure que l'affection, dont nous venons de parler, progresse, elle aussi.

De même que le liquide qu'il contient, Tappareil de la circulation a donc une importance capitale au point dé vue du tempérament. Ge sont là les causes qui influent sur la force, la rapidité et la persistance qui caractérisent les actes et les sensations des divers individus d'une façon très différente. Ge sont les mêmes causes qui influent sur le développement des sensations et des émotions de l'âme. Gomme dans tous les autres organes, la forme des organes de la circulation détermine leur fonction ; voilà pourquoi il importe d'étudier les diverses variétés de forme que présentent ces organes. Faute de connaître ces variétés on ne saurait se faire une idée

nette de la forme que doivent avoir ces organes chez un individu à tempérament normal.

Le tempérament est, de plus, sous la dépendance du système vaso-moteur (grand sympathique) qui présente, lui aussi, des différences individuelles très notables. Ces différences portent sur le volume des troncs nerveux et sur le développement des plexus et des ganglions. Tantôt les tronc nerveux sont volumineux, les plexus et les renflements sont nombreux. Tantôt, au contraire, le système du grand sympathique est peu développé, les plexus sont minces et les renflements peu nombreux. Lorsqu'un anatomiste voudra étudier le grand sympathique ou en faire la démonstration, il ne prendra pas un cadavre maigre, décharné et à parois musculaires tendues et élastiques. Pour peu qu'il ait de l'expérience, il saura à l'avance qu'il ne trouvera pas ici un développement considérable de plexus ou de ganglions. De grands yeux proéminents, des lèvres épaisses et charnues, une abondance de tissu graisseux et des organes de la vie végétative bien développés, tels sont les signes extérieurs qui indiquent un développement considérable du système vasomoteur. De même, que, dans la structure du système vasculaire, nous trouvons dans la disposition des plexus et des ganglions du grand sympathique des dijGTérences très caractéristiques. Celles-ci correspondent à des différences dans la force et la rapidité avec lesquelles les diverses impressions sont transmises par ces conducteurs nerveux.

Le degré de développement du système vaso-moteur influe sur les nuances des sensations produites par la circulation du sang. Il influe surtout sur la nutrition et sur les échanges qui se font dans les tissus, ainsi que sur les nuances des sensations de plaisir ou de souffrance positifs ou négatifs, qui accompagnent ces phénomènes. Ces nuances des sensations se présentent d'une façon différente chez les individus appartenant aux divers tempéraments, admis plus haut. Elles ont plus de profondeur et de force dans les tempéraments mélancolique et cholérique; elles apparaissent avec plus de rapidité et disparaissent plus facilement dans les tempéraments sanguin et flegmatique. Les désirs et les volitions de l'homme sont sous la dépendance de ces nuances de sensations qu^e la volonté

seule peut diriger, en leur posant des entraves. Ajoutons que ces nuances, qui se relient aux divers tempéraments, ne dépendent pas uniquement du système vasculaire, mais encore de Torgane central de ce système, nous voulons dire le cœur. C'est de l'activité cardiaque, en effet, que dépendent celles qui font « qu'on se sent vivre ». Un individu chez lequel l'activité cardiaque est augmentée d'intensité sera toujours plein d'énergie et de vivacité. Quel que soit son genre d'occupation, il en sera satisfait. Un homme, au contraire, dont l'activité cardiaque est abaissée, est mécontent de la vie; afin de chasser l'ennui qui le ronge, il n'a d'autre préoccupation que de rechercher des impressions toujours nouvelles. Crainte de tomber dans un état d'apathie, il change, à chaque instant, le genre de son activité.

En dehors des causes que nous venons de signaler, le développement du tempérament est influencé par d'autres forces qui existent dans l'organisme et qui sont soumises à la volonté. Faute de connaître la forme et les fonctions des autres organes et des autres systèmes du corps humain, ainsi que les rapports qui existent entre eux, on ne saurait avoir une idée exacte des lois de ce développement. Il importe, surtout, de se rendre bien compte de l'importance des différentes forces musculaires et élastiques (forces physiques), ainsi que des forces intellectuelles et psychiques. Lorsque nous examinerons plus loin le rapport qui existe entre le type et le caractère de l'homme, nous aurons à revenir sur le rapport qui existe entre ces diverses forces. Le tempérament correspond à la vie inconsciente (vie végétative de Bichat) de l'homme ; il peut être opposé à la vie consciente ou animale. On trouve de plus chez l'homme la vie subjective, qui est sous la dépendance de la forme, ou des fonctions du cerveau et du système nerveux périphérique.

Dans son traité si remarquable sur l'éducation, Locke * a montré la nécessité de tenir compte du tempérament de l'enfant. Voici dans quels termes il s'exprime : « Observez de bonne heure le tempéra- « ment de votre fils. Choisissez de préférence le moment où il est

1. John Locke. De Véducation des enfants. Traduit du français en langue russe par le professeur de l'université de Moscou N. Popovski, 1788, p. 294-295.

« abandonné à lui-même, lorsqu'il joue par exemple et lorsqu'il <( pense que personne ne fait attention à lui. Sachez remarquer « quels sont ses principaux penchants et ses principales passions, « rendez-vous compte s'il est rude ou doux, brave ou poltron, cruel « ou compatissant, franc ou réservé, etc. Les exigences que vous « lui poserez, la méthode que vous employercz pour son éducation « devront être en rapport avec les dispositions que vous observerez « en lui. Ce n'est qu'ainsi que vous pouvez espérer avoir de rince fluence sur son esprit. Si vous avez recours à des règles déter- « minées à l'avance, à la contrainte, par exemple, vous serez sans « action sur ses facultés naturelles. Vous n^aurez aucune prise sur « les prédispositions qui dominent chez lui ; c'est en présence de la « timidité et de la retenue, qui ne sont qu'une variété du manque « d'énergie, au point de vue moral, et qui sont sous la dépendance « de la lâcheté, que vous vous trouverez surtout impuissant en « pareil cas. Vous devez avoir recours à des moyens artificiels pour c( corriger ces défauts et pour le conduire, par là même, au bien. « Rappelons-nous bien, cependant, que, malgré toutes les mesures a que nous aurons prises, les pensées de l'enfant seront toujours « dirigées du côté qui correspond le mieux à sa nature. Si en obser- « vaut les premiers actes de la vie d'un enfant on a su apprécier « d^une façon exacte son caractère, on saura toujours deviner dans « la suite la direction que pourront prendre ses pensées et ses « désirs. On pourra le faire même plus tard lorsqu'il aura atteint « l'âge mûr et lorsque, désireux de les dissimuler, il saura avoir « recours à cet effet aux artifices les plus ingénieux et les plus « variés. »

Il y a deux siècles déjà (en 1693), Locke a donc fait voir la nécessité pour le pédagogue détenir compte du tempérament de son élève. Il a montré que les qualités individuelles de celui-ci sont si bien en rapport avec son organisation qu'il est absurde d'appliquer dans chaque cas particulier des règles arrêtées à l'avance. Pour peu qu'on ait étudié attentivement l'organisme de l'enfant, on s'apercevra forcément du lien qui existe entre la structure de ses organes et leurs fonctions. On n'exigera alors de lui que ce qui est en rapport avec cette organisation. On ne lui demandera donc pas l'impossible. On

ne saurait demander à un enfant de tempérament sanguin, par exemple, d'agir avec lenteur et d'avoir de la persévémnce. Ce n'est qu'en faisant de grands efforts sur lui-même qu'il peut y arriver, — dans une certaine mesure au moins. Un enfant d'un tempérament flegmatique, au contraire» n'agira jamais avec promptitude; quant à un enfant de tempérament mélancolique, il ne se laissera jamais aller à une gaieté folâtre.

Kant a fait remarquer avec raison qu'un homme de tempérament sanguin sera toujours un compagnon très agréable. Gai de sa nature et se liant facilement d'amitié, un pareil individu saura toujours s'adapter à son milieu. Les personnes de tempérament cholérique, au contraire, sont rarement « heureuses ». Brusques et énergiques dans leurs actes, qui se suivent avec une grande rapidité, ils sont réputés désagréables. Lorsqu'on se trouve en présence d'un homme de tempérament flegmatique, on est surtout frappé par la façon faible dont son organisme réagit sur les excitants extérieurs. C'est ce qui fait dire de lui qu'il a l'air d'un philosophe.

Il est de fait qu'un homme dont l'activité ne se manifeste que faiblement a moins de peine qu'un autre à contenter son milieu. Il excite aussi plus facilement l'intérêt de ceux qui l'entourent. Un homme, au contraire, dont les actes et les paroles sont énergiques, mécontente beaucoup de monde. Il passe pour « incommode » et « difficile à vivre ». On s'en écarte volontiers.

L'influence de l'éducation sur le tempérament s'expliquera lorsque nous examinerons le développement du type et du caractère chez l'homme, et lorsque nous analyserons les rapports qu'ont ce» derniers avec le tempérament.

Page 1