DU TYPE
Nous avons vu qu'on confond, généralement, dans le Traité cTanthropologie et de pédagogie le tempérament avec le caractère : c'est ainsi qu'on réunit très souvent, sous le nom de caractère, ce qui a trait aux manifestations les plus diverses de l'âme humaine. On observera mieux l'enfant, et on s'expliquera plus exactement ce qui se passe en lui lorsqu'on saura faire les distinctions entre le tempérament et entre le caractère. Il importe également de savoir préciser le type auquel appartient un enfant. Le type, lui aussi, est confondu tantôt avec le tempérament, et tantôt avec le caractère. Certains auteurs qui ont écrit sur le tempérament *, par exemple, confondent ce dernier avec le type, chose qui compromet l'exactitude de leurs observations et de leurs recherches. Le type d'un enfant est déterminé par le degré auquel ses rapports avec le milieu qui F entoure sont conscients, ainsi que par son développement moral ou^ en d'autres termes, par ses rapports avec le vrai. Les côtés qui doivent appeler ici l'attention sont donc la véracité de l'enfant et le degré auquel il a conscience de lui-même.
C'est l'éducation seule qui peut faire d'un homme un être conscient. Il faut, à cet effet, que le milieu qui l'entoure le soumette à des excitations qui vont en progressant d'une façon graduelle et successive. Pour peu que ces excitations et les représentations que celles-ci déterminent aient fait défaut, l'activité consciente ne se développera jamais ; l'enfant restera faible d'esprit. Quant à la véracité d'un enfant, elle s'exprime par l'accord parfait qui existe entre ses actes et ses paroles.
Étant données les différences que présente dans ses manifestations l'activité consciente d'un enfant, nous pouvons admettre dans cette activité trois degrés. Ce sont : 1° Vacte réflexe rationnel. Cet
1. B. Hellwig. Die vier Temperamente bei Kindern. Paderborn, 1884.
acte ne repose pas sur des mobiles appartenant à l'ordre moral. 2® Vacte raisonné imitatif. Cet acte repose sur des mobiles empruntés à l'ordre moral, mais qui ont été adoptés par leurs côtés extérieurs seulement. t3° Vacte raisonnable et indépendant. Cet acte est basé sur des principes de morale dont on a pénétré le sens intime, et qu'on s'est complètement appropriés.
Ces degrés de l'activité consciente peuvent se présenter sous deux formes : dans l'une, les manifestations actives sont exagérées ; dans l'autre, elles sont abaissées, inertes, au contraire. Voilà pourquoi nous pourrions grouper nos types de la fa^on suivante :
I. Types dont les manifestations actives sont exagérées : 1» Type hypocrite. Actes réflexes rationnels, à activité exagérée. Absence de manifestations morales. 2° Type ambitieux. Actes raisonnes imitatifs. Sentiment de supériorité, qui agit sur l'activité en l'exagérant. Principes de morale, adoptés par leur côté extérieur seulement. 3® Type débonnaire. Actes raisonnables joints à l'indépendance d'esprit. Activité intellectuelle qui prédomine. Principes de morale qui reposent sur une base solide.
II. Types dont les manifestations actives sont abaissées, inertes. 4° Type hébété-mou. Actes réflexes-rationnels inertes, absence de principes de morale. 5° Type hébété-méchant. Actes imitatif s-raisonnés. Etat de dépression dû à des traitements injustes et à la persécution. Principes de morale adoptés par leur côté extérieur seulement. 6** Type déprimé. Actes raisonnables et indépendants. Prédominance de l'activité physique. Principes de morale bien établis.
L'enfant hypocrite imite ce qu'il voit; uniquement dirigé par son intérêt personnel, il cherche le moyen le plus facile pour atteindre son but. 11 évite tout travail pénible qui se rattache à des efforts persévérants. Il faut qu'une chose l'ait impressionné vivement pour qu'il se l'assimile avec facilité ; ajoutons qu'il imite surtout volontiers les côtés extérieurs des personnes qui l'entourent. Les individus qui appartiennent à ce type agissent par conséquent d'une façon immédiate et par imitation. On ne trouve chez eux que des actes imitatif s-concrets. Leur mode d'action est toujours pratique et expérimental ; ils cherchent à tourner les obstacles qu'ils trouvent sur leur chemin et se servent de ruse au besoin. Ils ont recours à la
flatterie également, s'il le faut. Les échecs les laissent assez froids. Leur façon de comprendre la vérité est toute extérieure, car ils se sont bornés à apprendre par cœur des préceptes et des sentences de morale.
Les individus qui appartiennent au type ambitieux frappent par Taptitude qu'ils ont d'apprendre toute chose de mémoire ; ils retiennent ainsi, non seulement les impressions qu'ils reçoivent d'une façon immédiate (concrète), mais encore les idées et les formules et même les doctrines philosophiques les plus compliquées. C'est là, à peu près, le seul travail intellectuel dont ils soient capables. Ils apprennent par cœur des sentences de morale qui restent sans influence sur leurs actes, ces derniers n'étant guidés que par les sensations très intenses qu'ils éprouvent. Très développé chez eux, le sentiment de leur supériorité parait être le* principal agent d'excitation qui agisse sur eux. C'est là le seul mobile qui dirige les actes de l'enfant ambitieux et qui lui donne sa fierté, son assurance et sa hauteur. Enflé d'orgueil, désireux de primer en toute chose, il cherche à dominer ceux qui l'entourent. Les jeunes gens appartenant à ce type n'aiment pas les occupations sérieuses qui n'attirent pas l'attention et ne mènent pas aux honneurs. Ils évitent même ces occupations tant qu'ils peuvent. Leur activité a besoin d'une ei^citation artificielle (supplémentaire) pour être mise en jeu ; c'est l'espoir du succès qui joue ici le rôle d'un excitant.
Le type débonnaire possède surtout la faculté de l'analyse. Un enfant a été accoutumé à raisonner sur chaque phénomène nouveau qui se présente. A mesure qu'il s'est développé, il s'est doaic habitué à penser plus souvent, d'une façon abstraite. Comme ses connaissances sont restreintes, ses facultés Imaginatives se développent aux dépens des autres. Son activité intellectuelle se concentre sur l'examen de la personnalité humaine ; après avoir analysé les manifestations de son être il examine leur rapport avec ses propres actes et avec ce qui l'entoure. Il fait tout ce qu'il peut pour tirer ce rapport au clair. En vertu de cette circonstance, les personnes qui appartiennent à ce type sont excessivement indépendantes dans leur activité et restent toujours dans le vrai. Pour que cette activité se maintienne au même degré il faut que l'intérêt du travail intellec-
tuel existe que Tenfant puisse raisonner ou qu'il ait le sentiment d'une obligation qui pèse sur lui. Le principal défaut de ce type, c'est le manque de concordance qui existe chez eux entre le travail intellectuel et le travail physique. Le premier l'emporte sur le dernier. Il s'ensuit que l'excitation des organes actifs au point de vue physique (muscles) et le stimulant qui en résulterait font défaut. Comme conséquence, nous voyons apparaître un certain degré d'apathie qui est considérée, en général, comme de la paresse. Ce phénomène peut être dû en partie à une activité trop uniforme, qui se manifeste surtout, par une tendance aux raisonnements philosophiques. Elle peut dépendre aussi d'un défaut d'habitude à s'occuper de travail physique et à se servir des procédés manuels nécessaires. Loin de le forcer à se mettre à sa besogne, toute contrainte extérieure, toute injustice, tout acte arbitraire, qu'on se permet envers l'enfant débonnaire, agissent en sens inverse. Il devient de plus en plus apathique et apporte la plus parfaite indifférence au travail qu'on lui impose. L'amour de son prochain, l'habitude de prendre la défense des faibles, une manière simple et vraie dans ses rapports avec ceux qui l'entourent, tels sont les attributs auxquels on reconnaît toujours une personne qui appartient à ce type.
Les conditions dans lesquelles s'est trouvé l'enfant hébété-mou n'ont pas pu contribuer à son développement, en l'excitant d'une façon graduelle et successive. Voilà pourquoi, lorsque ce type est poussé à l'extrême, il apparaît sous la forme d'un enfant faible d'esprit. Au point de vue moral, il ne possède que des qualités négatives. Il fait ce qu'on lui a dit de faire et comme on le lui a enseigné; il n'a ni esprit d'observation ni connaissances. Il manque aussi de notions sur la morale. C'est un mannequin qui ne peut même pas bien imiter ce qu'il entend et ce qu'il voit. Pour peu qu'on cesse de le diriger et de lui montrer ce qu'il doit faire, il perd la tête et il se trouve dans Fimpossibilité d'agir. L'entêtement dont il fait preuve quelquefois a plutôt l'air d'un état passif (inerte), dont il n'ose pas sortir. Les enfants de ce type prêtent moins au développement que les autres ; à mesure qu'ils avancent en âge leur esprit devient pratique. Ils se font eu même temps égoïstes, étroits et calculateurs ; leur indîffé-
rence envers ceux qui les entourent peut aller jusqu'au manque de cœur le plus absolu.
Toujours aigri, le type hébété-méchant se distingue par un esprit soupçonneux, par de Tamour-propre et par des phénomènes réflexes, souvent très accusés. L'activité consciente est concentrée ici sur une même préoccupation, — celle de la défense personnelle. Les mesures prises contre lui dans son enfance, et qui offensaient en lui la personne humaine, ont habitué l'enfant hébété-méchant à de fortes impressions : aussi éprouve-t-il le besoin de fortes excitations. C'est pourquoi, il recherche constamment des impressions toujours nouvelles. Ce n'est qu'à force d'excitations qu'il peut sortir de l'état d'apathie où les mesures de coercition l'ont plongé. Sa véracité est toute relative : il ne se gênera pas en effet pour agir contrairement à l'idée du vrai, par rapport à une personne qui lui est antipathique ou contre laquelle il n'a même que des soupçons. Tel peut être le cas d'un inconnu, quel qu'il soit. Le développement de la mémoire prédomine dans ce type sur celui du raisonnement ; quant à ce dernier, il est entravé par l'influence d'une sensation absorbante — celle de l'indignation. En règle générale, les individus hébétésméchants n'ont pas assez l'habitude de la pensée abstraite ; ce qui les caractérise surtout, c'est Tesprit d'observation et l'expérience. Notons que les mesures qui ont été prises contre eux peuvent avoir limité chez eux ces dernières facultés.
Par la force même des choses, le travail physique a eu la préséance chez les enfants du type déprimé sur le travail intellectuel. Les personnes qui appartiennent à ce type sont peu portées à la pensée abstraite et aux raisonnements philosophiques. Ces particularités, les dernières surtout, les distinguent du type débonnaire. Les individus du type déprimé sont si bien habitués au travail et aux privations, qu'ils tiennent peu compte de leurs efforts ; c'est aussi pourquoi ils ont une grande modestie, de la patience et de la tolérance envers les autres. Ils sont vrais, simples et sincères dans leurs manifestations.
Le type normal^ qui n'existe qu'à Tétat d'idéal, doit présenter une harmonie complète entre le développement physique et celui de Tintelligence. Tout en conservant pleine et entière son impressionna-
bilité, l'enfant normal doit s'habituer à raisonner sur les impressions qu'il reçoit. Il doit s'habituer à se procurer lui-même ce dont il a besoin et il doit prendre part, autant que possible, à l'activité du milieu dans lequel il grandit. C'est ainsi que des excitations graduelles et successives contribueront au développement progressif de ses facultés intellectuelles et physiques. Lorsqu'il se trouve à l'état de veille, il doit être constamment occupé d'une façon active ; excessivement attentif envers les besoins et les désirs de ceux qui l'entourent, il ne doit pas faire passer ses propres désirs avant ceux d'autrui, ceux de ses camarades surtout. Il doit naturellement diriger ses facultés intellectuelles de façon à saisir le lien logique qui existe entre les connaissances qu'il a acquises. Il doit, de plus, développer en soi la faculté de l'analyse et celle de la pensée abstraite. Son développement physique devra marcher de pair avec celui de son intelligence ; en s'assimilant les procédés élémentaires des travaux les plus simples qui peuvent se rencontrer tous les jours, il s'assimilera des notions exactes sur la corrélation dans l'espace. Il apprendra par la même occasion à répartir dans l'espace du temps les impressions qu'il reçoit et les actes qui en découlent. Toutes ses manifestations doivent prouver qu'il existe une corrélation absolue entre les impressions et les représentations qu'il reçoit d'une part, et ses réflexions et ses actes d'autre part. Dans ses rapports avec ceux qui l'entourent, il doit se montrer simple, vrai et sincère. Lorsqu'il donnera des preuves de son affection, ce sera, en tenant compte des besoins et des exigences de la personne en question, qu'il entourera de soins attentifs. Il ne réagit pas immédiatement sous l'influence des excitations qui lui viennent du dehors ou des sensations qu'il éprouve ; ces excitations, au contraire, se transforment d'abord en un travail raisonnable et conscient. Il ne se permet jamais d'avoir recours à des mesures de violence ou à des prétentions qui n'ont aucun fondement; toutes les fois qu'il adresse une invocation, ou qu'il exprime une exigence, il le fait sans joindre des actes à ses paroles. Il s'exprime dans des termes concis et avec simplicité, tout en se basant sur des arguments sérieux. En lui adressant une parole sensée, on est toujours sûr d'atteindre son but avec lui. Il ne se laisse jamais aller à donner des
signes extérieurs de son affection et il n'a pas recours aux formes de politesse et aux usages de convention ; il n'est pourtant jamais brusque dans ses manifestations. Son esprit simple et vrai ne saurait admettre un extérieur mensonger ; un air boursouflé et artificiel lui répugne également. Il doit être aussi simple qu'élégant dans tous ses actes comme dans toutes ses manifestations. Ses pensées et ses actions doivent montrer qu'il a, aussi complètement que possible, la compréhension du beau. Le type normal doit réunir, en lui, toutes les bonnes qualités du type débonnaire et du type déprimé. En d'autres termes, le type normal doit réunir tous les attributs qui indiquent une organisation absolument harmonique et comme conséquence — une concordance parfaite des fonctions physiques, intellectuelles et morales. L'activité intellectuelle d'un pareil individu devra s'exprimer principalement par des images et des notions abstraites. Il aura acquis ainsi l'habitude d'agir avec indépendance, lorsqu'il se trouvera en présence d'un phénomène nouveau ou d'un acte inusité. Les manifestations morales de son être devront être dirigées par un idéal, qu'il se sera créé à force de réfléchir. Ce sont là les conditions dans lesquelles un homme devrait être placé, s'il veut pouvoir manifester son moi, d'une façon indépendante. Ses actes graviteront autour d'un centre-^qui se trouvera en dedans de lui-même ; voilà pourquoi il ne sera que fort peu sous la dépendance du milieu qui l'entoure.
Nous avons vu que le tempérament est déterminé principalement par la structure et les fonctions du système vasculaire et des phénomènes de nutrition en général. Quant aux manifestations des divers types, elles peuvent être rattachées au développement du cerveau et du système nerveux. Elles dépendent de ce qu'on appelle en général le développement intellectuel et moral d'un individu. Le type d'un enfant présente la conséquence forcée et immédiate des circonstances dans lesquelles il a vécu et dans lesquelles il a été élevé. Ce type se manifeste avec plus ou moins de force et de rapidité, selon le tempérament de la personne. Nous ferons voir plus loin l'influence que la formation du caractère peut exercer sur ces manifestations du tempérament. Il y a lieu de se demander quelles sont les données qui font voir nettement le rapport qui existe entre
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le type et le développement intellectuel et moral d'un enfant. Tâchons d'examiner ces données aussi complètement que possible.
Les centres qui correspondent à Tactivité consciente et intellectuelle de rhomme, siègent sur la portion convexe des hémisphères cérébraux ; c'est du moins ce que les recherches faites de nos jours nous permettent d'affirmer. La place que ces centres occupent sur la convexité des hémisphères varie selon qu'un centre correspond à l'action de recevoir consciente (centre psycho-sensitif ou sensitifconscient), ou bien à l'activité consciente (centre moteur conscient ou psycho-moteur).
La raison, le jugement et la mémoire n'ont pas des organes spéciaux; ces facultés semblent être en rapport avec l'activité des éléments qui sont disposés sur toute la surface des grands hémisphères du cerveau. Leur activité dépend du lien que ces éléments ont entre eux, ainsi que de celui qu'ils ont avec les centres pairs qui leur correspondent et avec les ganglions des actes réflexes (Munk\ Meynert'). Il suffit que quelques grammes seulement de la substance cérébrale qui se trouve sur la surface d'une hémisphère soit détruite, pour que l'activité consciente d'un individu soit abaissée. On voit apparaître aussitôt quelques indices de la faiblesse d'esprit. Les expériences de Goltz' ont prouvé que cette activité baisse lorsque de pareilles destructions de substance ont été faites chez des chiens. Ces animaux tombent en pareil cas dans une imbécillité plus ou moins grande. Ils mettent les pieds dans les plats qui contiennent leur nourriture et mordent leurs propres pattes. Leur mémoire a tellement baissé qu'ils font la même chose le lendemain. Lorsque leur maître les appelle par leur nom, ils se précipitent sans savoir où ils vont; c'est qu'ils ne peuvent pas déterminer la direction des impressions sonores qu'ils reçoivent. Ils ne peuvent pas trouver les petits chiens qui piaillent tout à côté : aussi ne peuvent-ils pas préserver ces derniers d'un danger. Lorsqu'on leur pince la peau avec des serres-fines, la douleur qu'ils éprouvent leur
i, Ueber die Functionen der Grosshimtnnde. Berlin, 1881, p. 73.
2. ZurMechanix des Gehimbaues.Wieïï, 1884, p. 7, et PsychiairiCy !• partie. Wien, 1884, p. 137.
3. « Ueber die Verrichtungen des Grossbirn». » Pflilgers Archiv. T. XIII et XIV.
fait prendre un air effaré. Ils ne savent pas comment faire pour éloigner Tinstrument qui les irrite, de sorte qu'ils remuent sans pouvoir écarter Tobjet qui les gêne.
On suppose que le centre de Faction de recevoir consciente des impressions transmises par les organes des sens supérieurs (centre psycho-sensitif) réside dans le lobe moyen du cerveau. Le centre conscient des impressions musculaires, qui est en rapport avec les mouvements, se trouve en avant de celui que nous venons de voir, plus en avant encore, se trouve le centre de Tactivité subjective consciente (centre psycho-moteur), qui est disposé en avant du bord antérieur du centre conscient des impressions musculaires. La région occupée par les centres psycho-sensitifs et psycho-moteurs porte le nom de Torgane de l'action de recevoir objective (ou organe de Tobjectivité). La portion supérieure et la portion moyenne de cet organe portent le nom de Torgane de Faction de recevoir les rapports de Tespace (organ der Raumanschauung Flechsig*) à cause des fonctions conscientes qui appartiennent à ces parties. Quant à la portion inférieure de Torgane, elle sert à recevoir d'une façon consciente les impressions sonores : aussi porte-t-elle le nom d'organe de l'action de recevoir objective de la corrélation du temps. La portion inférieure et antérieure de cette région est considérée comme le siège de l'organe conscient de la parole. Les centres de la conscience de soi-même et de l'activité intellectuelle abstraite, autrement dit les centres de la raison, se trouvent dans les portions antérieure, inférieure et postérieure des hémisphères cérébraux. Ces centres siègent par conséquent en avant, en bas et en arrière de l'organe de l'action de recevoir objective, qui est celui de la faculté du jugement.
De même que les autres organes du corps humain, le cerveau est soumis aux lois générales suivantes : 1** Pour que le volume et P énergie fonctionnelle (Tun organe aillent en croissant, il faut que F activité de cet organe soit excitée dune façon graduelle et successive. Il faut encore que la perte de substance qui aura lieu en pareil cas soit compensée d'une façon exacte. 2"" V activité physique et intellectuelle