‹ De l'éducation des mères de familleChapitre 45 sur 116 · SUR LE GLOBE · texte numérisé non relu

SUR LE GLOBE

fiimille et le genre humain plus qoe notre patrie.

Notre âme embrasse le monde, et s'élance encore au-delà. De peuple en peuple, elle est arrivée à Ponitéde la famille fanmaine, commedelacontemplation du fétiche du saayage elle était arrivée à runité de Dieu.

Ici, les théologiens de tous les dogmes, les docteurs de tous les cultes , élèvent une grave objection. « En développant raison pare, disent«> ils, vous effacez la foi; la foi, seul soutien de l'homme devant les hommes et devant Dieu. C'est avec la foi que nous dissipons les armées, que nova transportons les montagnes, que nous domptons la chair et les passions. Montrez^nous donc aussi les prodiges de votre raison ; les armées qu'elle dissipe, les montagnes qu'elle transporte, les passions ^ qu'elle dompte I La foi, ditesrTous, n'est qu'une it lusion : mais cette illusion fait notre force ; et loin de répugner à la nature de l'homme, elle la complète , puisqu'elle répond à une faculté de son âme! » Voilà comment les théologiens se servent du raisonnement contre la raison, qui |es offusque. Mais ces objections , que répètent depuis le commencement des siècles les prêtres de toutes les religions , ne signalent que des périls imaginaires. La raison ne détruit pas la foi ; elle la dirige sur de plus grandes choses : de la relique d'un saint à la puissance de Dieu, de l'apparition d'un fantôme aux méditations de l'autre vie, des miracles dou-

306 DU DÉVELOrPEUNT DI LA RAISON, ETC.

lenx «Fiin nroîne ou d'on faqoir aux miraeles perpétuels de la Providence qui veille sur nous. La raison détruit les erreus qui bornent là fol, et les

préjugés qui la dénaturent, en même temps qu'elle ouvre notre âme à ces vérités infinies qui nous transportent et nous ravissent!

Rien déplus étroit que les champs du mensonge : ils sont de l'iiomme 1 rien de plus vaste que les champs de la vérité : ils sont de Dieu !

Ainsi, devant la raison, Tempirede la foi, loin de se rétrécir 9 s'agrandit* On n'y croit plus à la parole de l'homme, mais on y croit à la puissance du Créateur. La foi passe des miracles de madame de Saint^-Âmour aux miracles de la création, d'un aveugle qui revoit le soleil en touchant le tombeau de saint j^âris, au genre humain qui reçoit la la* mière des mains du Tout-Puissant I

Le véritable point de vue est donc Tensemble des choses. Nous arrivons ainsi aux limites de la pensée humaine, et, de toutes parts, ces limites toucbeqt à Dieu, qui est la raison de tout.

FIN DU UVAB SICOND ST DU FIOMIER VOLUVB.

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