âtf
294 M AtTfiLOtfUJBIfT M LA. EAISOll
maine prend son essor; elle grandit, mais sans sortir des limites que lui trace le patriotisme, vertu éiroile , vertu égobte , qui canceutre nos devoirs dans la cité, et qui nous fait citoyen au lieu de. nous faire homme.! «
Ces limites, îl faut les franchir; il faut ramener toutes ces raisons de peuplades et de tribus , qui tendbnt à diviser le monde, i la raison universelle, qui tend à reconstituer la grande famille. De l'amour de la patrie il faut passer à Tamour de Thumanité. Sur cette route longne et difficile, l'homme abandonne ses préjugés, ses superstitions, les saoriiices humains , les vengeances nationales , les guerres de conquêtes , les guerres de religion , toutes les espèces de despotismes et de fanatismes. 0 spectacle digne des regards du ciel ! mesure que la raison du genre bmnain grandit, les peuples se rapprochent, les armes tombent de leurs mains, et les frères se reconnaissent !
Il n'y a dans la nature ni nobles , ni parias; ni maîtres, ni esclaves ; ni Français, ni Allemands, ni Anglais : il y a des hommes ! Sous Tempire de cette haute '.vérité, quel peuple osera vendre des esclaves ! quelle nation osera déclarer la guerre à une autre nation ! quel homme osera mépriser un homme ! .
Et voilà que nous commençons à comprendre
Tceuvrc du Créateur. Nous aimons notre famille plus que nous-mêmes, notre patrie plus que notre