‹ De l'éducation des mères de familleChapitre 64 sur 116 · ÉTUDE D£ DIEU · texte numérisé non relu

ÉTUDE D£ DIEU

mes, des supplices, du sang, pour ce crime que tu o'as point commis.

Et Thomme épouTanté cherche en loi et aatoar de lui la colère du Seigneur. Soudain se dévoilent à ses yeux les harmonies divines , les prévoyances paternelles , les magnilicences de celui qui prodigue la vie et qui place réternité au bout de la carrière. Partout les soins d'on père qui veut conserver , qui veut embellir son ouvrage. La terre yerle sous nos pieds , le ciel bleu sur nos têtes ; Une mère qui nous porte dans ses bras et qui nous endort sur son sein ; au petit enfant, Tinnocence; à l'hotnme , la force , la science et l'amour, faible créature, tu peux naître, tout est préparé pour te recevoir; intelligence sublime, tu peux penser, les soleils te dévoileront leurs mouvements. Elle est grande, elle est privilégiée cette créature qui voit en naissant un globe à parcourir , la nature à connaître , un Dieu à aimer.

Et voyez seulement ce qui se passe dans les charopsde l'infini , où les astres semul tipi ientcomme les sables de la mer. Ces astres^ ces ^leils, je les phe sans les toucher, je les mesure sans les atteindre. Je règle leurs rnouvcniciits avec des lignes et des chiffres. La géométrie est la raison de Dieu, il est donné à Thomme de la découvrir dans la matière, et de remonter ainsi à sa source intellectuelle.

Ifaismonintelligence estplus vaste; rinfioigu'elle contemple lui donne une idée de Tinfini qui lui

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^happe, Seal enice toutes les créatofes, l'homme

a pa dire : Peut-être ! et ce mot, dans sa bouche, a exprimé une puissance, sans mesure et saos fia» Peut-être cbaciui de ces soleUs a-l-il un mouTement

propre, comme chacune de ces planètes a un cours

àiSérmt ! PeiUrétrela lumière de .ces astres produitelle des couleurs qui nous sont inconnues ! peutêtre c^s pél^uleuses laissent-elles échapper des atomes qui répandent la joie et le ravissement, comme notre lumière apporte le printemps etla vie ! peut-être enfin .ces innombrables systèmes ^ui ren* ferment des milliards de mondes ne sont-ils que les avenues du séjour de l'Être incomprébensible, qui les voit comme de la poussière à ses pieds! Mais ce spectacle divin n'est entrevu que des anges; ils emploient l'éternité à rétudier despbère en sphère» de ravissement en ravissement. Et nons, faibles créatures , il nous est donné d'y pénétrer par la pensée; nous$ perdus sur ce globe perdu lui-^même dansfespace, nous imaginons ce que nous ne voyons pas , des merveilles que Dieu seul a pu concevoirl Cette correspondance de l'homme à Dieu , ces mondes, ces soleils placés entre nous, faibles créatures, et le Créateur, comme des degrés lumineux qui conduisent au parvis du temple céleste, étonnent mon àme sans l'accabler. De l'admiration je passe à l'amour, et de l'amour à la prière. Témoignage de ma faiblesse et de ma grandeur ! toutes lescréaturesqui m'environnent suivent leur instinct

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ei accomplissent leur destinée; et moi seul je prie. Les animaux ne voient rien de ce que je vois, n'en* tendent rien de ce que j'entends , et parce que je suis seul à prier, je connais le but de mon être. Si riiomiiie n*ayait une âme pour la prière, le monde serait comme s'il n'était pas : il n'y aurait rien entre le néant et Dieu t

Deux intelligences qui se répondent : une dans le ciel 9 une sur la terre. L'être tout-puissant a daigné se manifester à sa créature. Notre ftme est un temple où il a empreint sa pensée ; dans la nature, comme en nous, son être doit se révéler par l'intelligence, la puissance et la bonté. Pour qu'il y ait puissance , il faut qu'il y ait création ; pour qu'il y ait intelligence, il faut qu'il y ait rapports, harmonies ; pour qu'il y ait bonté, il faut qu'il y ait prévoyance et bienfaits. De l'existence de tou* tes ces conditions , je puis conclure l'existence de Dieu ; les attributs ne sont que parce qu'il est. El lors même qu'une partie des lois de la nature me seraient inexplicables, lors même qu'une multitude de rapports et d'harmonies échapperaient à mon intelligence, il me suffira d'en avoir saisi quelques uns pour établir ma certitude ; car ma certitude ne doit pas naître de la connaissance approfondie de la nature, qui n'appartient à personne, mais seulement de l'intelligence de quelques-unes de ses lois. Que la prévoyance et la bonté apparaissent dans un seul point , je puis en conclure qu'elles

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existent dans tons les autres. Comment seraientelles là si elles n'étaient ailleurs ? L'univers n'est qu'une œuvre^, son ensemble n'est qu'on jet , ses lois ne sont qu'une loi , Tordre n'est que dans Punîté. Or le génie du mal ne saurait produire an* Gun bien , et si le bien se montre dans quelques parties de Tœuvre , il est partout.

Dieu existe ! c'est assez pour que le monde soit. Vérité sublime ! lumière de la nature et de l'intelligence 1 Dieu existe ! et ses attributs sont la puissance, puisqu'il crée; la prévoyance, puisqu'il conserve, et la bonté, puisque je vis. Dieu existe 1 et le flambeau qui le rend visible ne brille que dans Tâmc de l'homme, qui va chercher au ciel la cause de ce qù'il voit sur la terre. Multiplier les soleils dan&l'espace, lesmondes autour des soleils, les existences dans les mondes ; leur donner la lumière et la nuit, le plaisir et la douleur, la vie et la mort; fairejailiir les harmonies de ces contrastes, et l'amour de ces barmonies, voilà l'œuvre visible de Dieu ! Et nous, témoins de sa puissance et preuves de sa bonté, nous qui jouissons de ses bienfaits terrestres, il nous est donné de méditer sur ce que nous ne voyons pas, de nous appuyer sur ce que nous ne touchons pas. Nous, faibles créatures, nous croyons à ce qui est invisible, nous implorons ce qui est inconnu. Il y a en nous quelque chose qui cherche l'infini sans le concevoir, qui aspire à Téternité sans la comprendre, et qui s'élève à Dieu

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par Pamour ! Là est la preuve de nos grandes destinées : Tamoar, ce sentiment que rien ne peut satisfaire ici-bas, ne s'élève jusqu'à Dîsu que parce qu'il est immortel !

Ainsi de toutes parts dans ia nature Dieu arrive à rhomme, afin que l'homme arrive à Dieu. Si mes

regards plongent dans le ciel, je le reconnais ; et je descends aux derniers degrés de la création, je le contemple. Il me semble entendre une voix so^ tir de chaque brin d'tierbc : Tu cherches Dieu, me dit«-eUe,ilest autour de toi et en toi. Interroge ton âme, et Lu l'y trouveras ; interroge le plus petit des insectes, et il te révélera une grande prévoyance. Je ne suis qu'un brin d'herbe au milieu d'une prairie, je ne dois durer que quelques jours, et cependant c'est pour moi que'les vents balaient les mers, c'est pour moi qu'ils rapportent sur leurs ailes les rosées rafraîchissantes, et que le ruisseau coule éternellement du haut de la montagne. Pour moi, le zéphyr souffle et le soleil s'allume : j'ai ma part de lumière dans cette immense création ; je porte une fleur, et cette fleur renferme des semen* ces, et ces semences sont des prairies à venir pour des troupeaux qui sont encore i naître. Des gouttes de lait se foraient dans ma tige, des gouttes de miel se cachent dans ma fleur ; tu ne saurais les } découvrir, mais un quadrupède et une mouche fe les offriront ; l'un dans ses mamelles, plus nombreuses que ses petits, comme si la nature avait

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prévu tes besoins; raalreéaûs une coupe de eire embaumée du parfum des fleurs ?

Je ne suis qu'un briu d'herbe , ei cependant, tu le vois, je jouis des grands phénomènes de l'univers. Quel concours harmonieux entre les vents, les nuages, la mer, le soleil, l'homme, une mouche, un quadrupède et une faible plante qui doit vivre un jour ! Mon histoire est l'histoire de la nature entière. Qui connaîtrait mes secrets, connal» trait le mot de la création ; qui saurait comuieat j'existe, aurait entendu la voix de Dieu. £ntre le ucant et la vie, le non-étre et l'être, il y a puissance, intelligence et volonté. Entre la vie et la vie, l'être et l'être, il y a rapport : Dieu partout !

Tel est, pour qui sait l'entendre, le langage de

l'herbe de la prairie ; ainsi parle le grain de sable, ainsi parlent les arbres , ainsi s'exprime toute la cr eauuD .

£t si nous remonloas des détails à reriseinble , d'une plante au globe, du globe à l'univers , nous voyons avec surprise toirtes ces prévoyances particulières se fondre dans les combinaisons d'une prévoyance générale, qui unit Dieu à l'homme par des bienfaits, et l'homme a Dieu par le cœur. C'est la chaîne céleste d'Homère ; chacun de ses anneaux est un inonde suspendu sur l'infini; elle parcourt tout l'intervalle qui sépare l'intelligence qui crée, de râna q;ai contemple.

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Âiosi chaque étude me révèle une prévoyance, chaque prévoyance un bienfait dont le germe s^échappe de la main de Dieu, et dont le fruit mûrit dansiamainderhomme!

Et cependant les philosophes gémissent de* l'a* l)andon de l'homme ! Ils crient que les animaux naissent armés, qu'ils naissent vêtus de test, de coquilles, de cuir, de soie, de fourrure ; tandisque l'homme est jeté nu sur la terre nue, sans griffes, sans trompe, sans défenses, presque sans peau. Oui, rbomme est jeté nu sur la terre nue : tu le voudrais semblable aux animaux, merveilleux génie ? Que ta haute intelligence préside donc à ce nouvel ouvrage I Réchauffe cette frêle créature; prodigue i ses besoins ce qu'an ciel avare lui refuse : corrige l'œuvre de Dieu! Très-bien ! voilà l'homme à l'abri des frimas, revêtu à toujours de la fourrure du renard, des plumes du cygne ou de la peau du lion. Eh! malheureux, tu viens de lui ' ravir un monde ! sa nudité lui donnait tous les clî* mats; tes prévisions le réduisent à deux degrés de latitude. Ainsi ta pitié n'était qu'un aveuglemeat, et tu accusais faute de comprendre. L'homme est partout, et il est partout parce qu'il est nu. Qu'il naisse donc nu pour régner sur le globe ! qu'il s'empare des dépouilles des animaux, qu'il se revête des libres de la plante ; ceci n'est point une preuve d'abandon, mais un acte de puissance, il prend possession de son empire; seulement, et

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comme pour nous appeler à lui, Dieu veut que Torigine de cet empire soit uo trait de notre misère. Louanges donc à celai que les ténèbres seides accusent !

Les animanx se partagent le globe, et l'homme

seul le possède. La nature donne à Tua un arbre ; à Tantre, une prairie; à ceu]L-ci, une plante} à ceox-la, une forêt ; à l'homme, l'univers. En revè* tant les animaux d'écaillés, de plumes ou de fournires, IKeuleur a dit, comme à la mer : «t Tu viendras jusque-là; tu n'iras pas plus loin. » Et cette loi est calculée sur des prévoyances si profondes qne Tordre subsiste au milieu d'une confusion apparente, et que la vie se conserve et se renouvelle an milieu d'une guerre générale. Ces combats, ces instincts, ces armes, ces yétements, cette nudité, c'est rbarmonie du monde î

Et Toyez; dans ce vaste ensemble, l'homme re* parait toujours comme le but de la création ! au nord, au midi, sous la ligne, dans tous les sites , dans tons les climats, un animal domestique Tattend pour soulager, pour partager ses travaux. Le cheval et l'âne, dans la plaine ; la vache, sur les montagnes; la chèvre, dans les rochers; au milieu des neiges, la renne; au milieu des sables, le cba* mean; dans les marais, le bu£Qe; le chien, dans le monde entier. Ainsi l'homme parcourt le globe, et partout il rencontre on serviteur et amène un ami. Bien plus, la force de ces animaux se modifie

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suivaDi les exigences dû elimal. Dans les Indes,

par exemple, où l'homme languit épuisé sous les feux du soleil, le nature place réléphant, comme si

elle proportionnait la puissance du serviteur à la faiblesse et aux besoins du maître 1

Ainsi sont distribués les animaux sur le globe* Quelques-uns cependant, par des migrations annuelles, passent d'une contrée à Tautre. Les airs et les mers se remplissent de leurs troupes voyageuses, et rhomme, objet de tant de soins, béait cette loi inconnue, qui , par une double prévoyance, amène éternellement sur nos rivages les poissons du nord, et dans nos champs les oiseaux du midi l

Et cet ensemble de bienfaits a été placé hors de l'atteinte de nos ambitions et de nus passions. L'homme peut ravager le monde, mais il ne saurait

empêcher la terre de produire, la mer d'arroser, le soleU de lécouder ; nos jardins, nos fruits, nos moissons, le blé, le sucre, le café, sortent de TO* céan, et reposent dans le soleil !

Puissance et prévoyance, tels sont les premiers

attributs de Dieu, Ces attributs témoignent sa grandeur : il donne la vie, il la conserve ; c'est touice qu'il se devait à lui-même dans cette immense création : car il se devait. quelque chose, s'éiant donné un spectateur I

Mais si la puissance et la prévoyance s'étendent au-delà; si Dieu se plait à répandre sur son œuvre des trésors destinés seulement à l'embelUr ; s'il lui

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prodigue des voluptés dont le but ne soit ni la créalioDy ni la conservation, mais le bonheur ! quelles paroles, ô mon Dieu ! pourront exprimer les attributs de vos magnificences? quelle langue humaine sera digne de tous nommer et de vous bénir? L'homme est si pauvre, ô mon Dieu ! qu'il ne peut ' vous offirir que ce que vous lui avez donné, et ce<^ pendant la plus sublime preuve de cette bonté, qui * n^a point de nom sur la terre, n'est-ce donc pas que le néant puisse s'élever jusqu'à vous par la reconnaissance et par l'amour !

Oui, Dieu fait plus que donner l'existence, il fait pins que la conserver, il l'enchante, il la passionne, il l'enivre ! Voyez quel trésor de voluptés, pour ftjnisi dire superflues, il attache i tous nos sens, ou plutôt combien se révèlent en nous de facultés qui n'ont d'autre but que le plaisir ? Dites si^ lots nféme que l'harmonie musicale n'existérait pas, l'oreille suffirait moins à nous laire entendre la pensée? s'il était besoin, pour nous montrer les objets, de leur prodiguer les couleurs, les nuances, les formes, les perspectives, et de rendre toutes ces harmonies visibles et ravissantes par le senti'* ment exquis du beau ! dites si Todurat ne remplirait pas sa destination lors même qu'il resterait insensible aux parfums variés 'des fleurs et des fruits, et si Ton ne pourrait affaiblir lo^ délica-> Cesses du goût sans qu'il eessât d'être le stimulant de la faim. Les tableaux de la campagne, les«mc-

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lodies du rossignol, tes inspirations, 6 Beethoven! les parfums de la fraise, le jus de la pêche, le suc piquant de l'ananas, tontes ces harmonies divines, toutes ces saveurs délicates, toutes ces émanations éthérées, saisies, choisies, distinguées, analysées par le goût; prodiguées, variées à l'infini par la nature ; agrandies et multipliées par le génie : voilà Tœavre de la magnîjBcence et de la bonté l Dans ces prodigalités bienveillantes, Dieu a déposé ses attributs. C'est là qu'il nous déclare que le bonheur est le spectacle qu'il aime !

Jllais lorsque du monde physique nous passons an monde moral, quelle variété d^émotions et de sentiments ! Ce ne sont ni les cris de la douleur, ni ceux de la joie, qui lious transportent ; ils excitent tout au plus quelques sensations de pitié onde plaisir ! Ce sont les sentiments nobles ou généreux; ceux qui appartiennent à une nature supérieure, qui agrandissent l'âme ou qui la trouvent : c'est l'amour désintéressé des hommes, c'est la pitié envers les dieux I Tadmire surtout comment Tart de les exprimer par la parole en développe, en varie les émotions, en sorte que si l'homme a'eiU imaginé les langues, ou s'il ne les eût reçues du Créateur, ces sentiments reposeraient en vain dans nos âmes. Voilà pourquoi les grands écrivains nous ravissent, voilà pourquoi les grands poètes nous enlèvent ! voilà pourquoi, d'un Irait de leur génie, ils soufflent sur la foale vulgaire le dévouemeot

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jdes Gracqnes pour la patrie, ou tas transports de

Socratc pour la vertu.

Bien plus, des sentiments d'infini, de gloire, d'immortalité, se mêlent à toutes les sensations de l'homme* Au milieu des attraits d'une vie terrestre, ils nons détachent tout à conp de ce que nous avons le plus désiré, et nous précipitent dans la mort par l'attrait d'une vie immortelle. Ce sont ces sentiments de Tinfini qui répandent la majesté sur les antiques monuments, et une pitié céleste sur la verta malheureuse. Ce sont eux qui donnent tant d'activité à nos espérances, tant de sensibilité à » nos adieux et tant de profondeur à nos regrets* Ainsi les effets ravissants du goût et du sentiment dans les arts et dans l'éloquence, saisis au hasard, et presque instinctivement, par les grands artistes en tout genre, sont des lois invariables de la nature, une prodigalité de ses dons. Leur source n'est point dans la matière : Pinfini a une autre origine ^ que la sensation; il la transporte hors du temp^. Gomme vn rayon du soleil échappé à travers les nuages sombres illumine les fraîches prairies de l'horizon, et nous en ouvre les lointains radieux, l'infini, ce rayon de la Divinité qui brilta dans les ténèbres de notre âme, agrandit nos jouissances terrestres, et donne à une créature passagère les

perspectives deréternité!

£h bien ! ces plaisirs de l'âme, ces délicatesses du goût et du sentiment, Thomme poureait vivre, 2 7

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et TÎYre heureux, sans les éprouveré La nalofe tes

lui prodigue par surabondance, par magnificence, par bienveillance; ce sont les voluptés de l'autre vie apportées dans celle-ci. Là eneore Dieu nous a déclaré que le bonheur est le spectacle qu'il aime.

Partout dans la création je lis ces mots : Magnificence, prévoyance, bonté! Dieu nous les signifie dans une langue universelle ; il veut que le genre ' * humain les entende, car la vérité n'est pas plus

l'apanage d'une bourgade ou d'une secte, que les bienfaits de la nature ne sont la propriété d'une nation. D'où je conclus qu'il n'y a de vrai sur la terre que ce que Dieu dit à tous les hommes, et qu'il ne parle à tous les hommes que dans sesœu** ^ vres : c'est un principe sans exception.

Donc une chose est vraie, non parce qu'elle est appuyée du témoignage des docteurs, non parée qu'elle s'offre à nous avec rasseiitiment du genre humain ; elle est vraie parce qu'elle est la pensée de Dieu, exprimée dans les lois de la nature.

Ces lois, les yeux de tous les hommes peuvent les voir, et aucune puissance humaine ne peut les changer. Ainsi se découvre à notre raison le principe de certitude. 11 est indépendant de toutes les puissances humaines. La vérité n'a son critérium que dans l'immuable et l'éterneh

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