‹ De l'éducation des mères de familleChapitre 65 sur 116 · DE& LOIS DE LA NATURE · texte numérisé non relu

DE& LOIS DE LA NATURE

Il Us lâttt qu'éooncir cet idées pour en faire teotir lotile rëvidettce.

(Aiicii»i»ONy tnr rAmonr de la vérité.)

Pour éviter les fausses interprétations, toujours périlleosefi dans un pareil sujet» nous fixerons, une fois pour toutes, le sens que nous donnons au mot nature.

La nature, c'est Tœuyre de Dieu !

Les lois de la nature, c'est l'ordre établi dans cet (Buvre, c*est la pensée de Dieu rendue visible à nos yeux mortels.

En nous montrant ce que Dieu a fait, elles noiis enseigiienl ce que Dieu reut I

Étudier la nature, c'est donc chercher la volonté de Dieu dans un livre écrit de la main même de Dieo* La, point d'erreurs, point de fisilsifications possibles : la révélation est universelle, et le livre

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qui la renferme s'ouvre éciataot de gloire sous les jeux du genre honmin !

Mais CCS lois de la nature comment les reconnaître? sont-elles en moi, ou hors de moi? dois-je prendre pour une loi de la nature Timpélnosité de mes désirs? dois-je céder à ces penchants qui me fascinent, à ces volaptés qni me pénètrent, à ces passions dévorantes qui sont aussi une voix de la nature, et une voix si énergique qu'il lui arrive trop souvent de faire taire toutes les autres ? Voilà de hautes questions qui partagent le monde, et auxquelles certains sophistes ne rougissent pas de répondre en nous précipitant au-4essous de la brute.

Non, non, l'abus de nos facultés n'est point une

loi de la nature; car de toutes parts dans nos excès nous rencontrons l'amertume et le dégoût! Les désordres de r4me et les maux du corps nous avertissent assez quand nous violons la loi de la nature M

Posons les principes.

L'ordre est la loi de la nature ; les satisfactions d'un vice, les emportements des passions, sont toujours un désordre.

La loi de la nature pour l'homme, c'est Tharmonle du physique et du moral, de l'intellectuel

^ C'est ce quia lait dire à Pythagore que les vices et les crimes sont des erreurs de calcul.

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et da spirituel, et non le triomphe isolé d'aucune partie de lui-même.

II ne faut pas plus désassocier le corps de iMnie, que désassocier l'âme du corps. Décompléter l'homme, c'est l'avilir.

Tout ce qui blesse la moralité et la dignité de rhomme,biesselaIoidela nature, qui, avant tout, veut notre moralité et notre dignité!

Ces principes sont mathématiques.

Les opérations mathématiques n'entraînent la certitude que parce que, sur un même sujet, elles présentent toujours le même chiffre. Il en résulte un ordre éternel dont les chiffres sont Texpres* sion.

Ën morale, toute corruption porte avec elle son dénouement inévitable : le trouble, la douleur, réblouissement, l'avilissement, la mort. C'est là aussi un point de certitude mathématique, et il en résulte un ordre éterael, dont les lois de la nature sont l'expression. '

Les lois étant trouvées et formulées, la vérité devient facile. Le philosophe et Talgébriste peuvent opérer de la même manière : le dégagement de l'inconnu n'est plus que l'application de la forrnule*

Les Ipis de la nature sont de deux espèces : celles qui naissent en nous, c'est-à-dire qui sont le produit des facultés de notre âme ; celles qui nais*

sent hors de nous, c'est-à-dire qui régissent Tuni-

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vers physique. Les premières sont peu nombreuses ; peut-être se réduisent-elles à cinq :

Le sentiment de la Divinité;

La sociabilité du gbneb humain ;

Et 8a nmrECTiinLitÉ.

La loi de perfectibilité est uaie dans notre âme à deux autres lois importantes :

L'hOHHB r^GLINB TOUJOURS VERS qE QU^IL t A DE PLUS BEAU.

La VÊRITt SE TROUVE TOUJOURS DAHS CE QU'iL Y A

DE PLUS B£Al}«

* Les secondes, c*est"i-dire les lois qai naissent hors de nous, sont plus nombreuses ; elles sont fatales tant qu'elles s'appliquent à la matière; et morales dès qu'elles s'attachent à l'homme. En d'autres termes, de chaque loi physique de la nature, Dieu fait sortir une loi morale, dont notre àme seule a rintelligence. C'est la lumière du monde ! elle brille au milieu de notre ignorance et de nos passions, comme un phare élevé sur les bords de l'Océan brille au milieu des ténèbres et des tempêtes.

Quelles que soient leurs sources, ces lois forment un code sublime, dont chaque article répond à un besoin de l'humanité : se les proposer pour modèles, c'est vouloir participer, autant qu'il est en nous, à la sagesse divine. Nous y tendons sans y

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atteiadre, et par iasiiûct platôt que par étude, taat nos mœurs et nos préjugés nous en offusquent la vue. Et cependant nos lois ne sont justes que lorsqu'elles y touchent par quelque point. Gberchez* vous la vérité? elle n'est que là. Cherchez-vous la vertu? où donc serait-elle cette vertu qui nous rend libres, si elle n'était dans la vérité ? Il faut que les lois de la nature passent une à une dans nos législations humaines, sans gloses ni commentaires. Les peuples n'ont rien à espérer tant qu'elles nous resteront inconnues, mais une fois recaeillies, mais une fois proclamées, la liberté du monde en sortira.

A défaut d'un code complet, trop au-dessus de mes forces, je vais essayer d'en tracer quelque^ ébauches. J'écris les premiers feuillets d'un livre dont toutes les pensées sont de Dieu, et ces pensées divines, je les traduis dans une langue mortelle, sans énergie, sans couleur, et riche seulement pour exprimer le mensonge; je peins le soleil avec les ombres, et la vie avec le néant.

Et toutefois le courage ne me manquera pas. Je ne me plaindrai ni de ma faiblesse, ni de mon insuffisance : sous les regards de Dieu, je serai puis* sant*, je serai vrai à sa lumière ; et si Terreur venait à pénétrer dans cet ouvrage, je veux donner moimême les moyens de la reconnaître.

J'écrirai donc au frontispice du livre :

Tout ce qui ne comprend que les intérêts d'un

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homme, d'un corps, ou d'une nation, n'est pas la loi de la nature.

Le earaclère invariable de la loi de la nature, c'est la convsifANGE UNivcasEtLS.

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