‹ De l'educationChapitre 3 sur 188 · CHAPITRE PRÉI.IMINAIRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE PRÉI.IMINAIRE

J'ignore si c’est le faire descendre; mais ce que j’af- Grme, c’est que l’Éducation d’un enfant, quel qu’il soit, doit remonter jusqu’à Dieu, et ne peut se faire sans lui : ce que j’afiirme, c’est que Dieu ne peut demeurer étranger ou indifférent à celte œuvre, sans qu’elle se fasse mal et périsse ; et tous ceux qui s’y emploient doivent y travailler de concert avec Dieu, sous peine de voir un jour leur ingrat et stérile travail se retourner contre eux.

Qu’on ne s’y méprenne pas : je l’ai dit, je le répète : l’Education de l’homme est une œuvre essentiellement divine.

Dieu y est la source unique de l’autorité, c’est-à-dire des droits et des devoirs de tous.

Il est le seul modèle et la parfaite image de l’œuvre même qu’il s’agit de faire.

Il en est aussi l’ouvrier le plus puissant et le plus habile.

A quelque point de vue que je me place pour considérer l’œuvre de l’Éducation, elle apparait à mes yeux comme un des reflets les plus admirables de l’action, de la bonté, et de la sagesse divine.

On demande : Qui a le droit d’élever cette créature? Mais la réponse est simple ; C’est son Créateur lui-méme.

Et en qui, s’il vous plaît, résidera essentiellement et souverainement l’autorité de cette grande œuvre, sinon en Celui qui est l’auteur même de la vie et des jours de cet enfant, et son premier Père ?

Je ne fais ici que rappeler les grands principes établis dans le premier livre de cet ouvrage.

Et en quoi ces pensées pourraient-elles étonner ? Dien n’est-il pas la personnification absolue de l’autorité paternelle ? N’est-ce pas à liû que nous disons chaque jour :

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