LIV. II. LE PÈRE, LA MÈRE, ET LA FAMILLE
Tant il est vrai, et il est bon de le redire, et il serait temps que la terre et ceux qui la gouvernent s’en souvinssent! tant il est vrai, que l’Évangile a été donne au monde, sans doute avant tout pour lui enseigner le clieinin des deux; mais en même temps les habitants de la terre y peuvent chercher avec confiance des lois pour tous leurs besoins, des leçons pour toutes leui-s fortunes, des consolations pour toutes leurs tristesses, et des secrets infaillibles pour le bonheur et la sécurité du monde !
Aussi, voyez comme dans ce plan divin toutes les choses du mariage prennent un caractère de noblesse et de grandeur, deviennent d’une dignité céleste, et si je l’ose dire, d’un goût sublime ! comme devant ces saintes révélations disparaissent les pensées vaines et légères des enfants du siècle! comme la frivolité humaine parait misérable ! comme on comprend et on goûte h cette lumière les grandes paroles de Saint Paul : Le mariage est saint et honorable : Ilomrabile connubmm (1) : le lit nuptial est sans tache : Thorus immaculatus (2)! 0 sainte Religion des chrétiens, on me permettra de le dire, il n’y a que vous qui ayez, sur ces choses, un si pur langage et cet idéal divin !
Enfin, c’est un grand et auguste sacrement : Sacramenlum hoc magnum est (5).
Ce n’est donc plus seulement une convention vulgaire et profane, une sympathie naturelle et passagère, une société capricieuse et incertaine : non : c’est un sacrement; et Dieu lui-même, intervenant pour témoin, poiur juge et pour vengeur de ce grand contrat, les époux chrétiens bannissent à jamais loin d’eux les froideurs qui seraient des €
(1) Ad Ilabr., Xlii, I. (2j Ibid. 3) t’phcs., v, 32.
cil. II. LE .MAHI VGE CIIKÊTIE.N. I5T
outrages, les dégoûts qui seraient des jiarjures et l’iiitldélité enfin qui serait un sacrilège.
Aussi, c’est la croix d’une main et l’Évàngile de l’autre, et les yeux constamment élevés vers le Ciel, que la sainte Église catholique bénit les époux et consacre leur union, répondant ainsi tout h la fuis et aux besoins des familles, h qui elle procure des alliances saintes et irréprochables; et à la paix du foyer domestique, dont elle éloigne les soupçons et les déliances; et aux vœux de la société enfin, à qui elle donne des mariages féconds et sans tache.
Parmi les choses heureuses d’un monde où il y en a si peu, parmi les rares spectacles de bonheur auxquels la bénédiction des cieux n’a pas été refusée, je ne sais s’il en est un plus touchant et plus beau (jue de voir un jeune chrétien, avec la femme de son choix, tous deux prosternés aux pieds d’un même autel, et recevant humblement de la main de Dieu la bénédiction tle leur alliance.
C’est alors que l’Église s’empare, au nom du Ciel, de la faculté la plus ardente de l’âme, pour en faire la gloire pure de la jeunesse, l’ornement de la famille, la couronne de la société elle-même, et le triomphe de la fidélité à la vertu.
C’est alors que la Religion, ennohlissant, au nom delà vertu même, la plus vive comme la plus douce des all'ections, en fait à l’avance la consolation des amertumes do la vie, le soutien de la faiblesse, le doux appui même de la force ; et tour h tour grave et indulgente, douce cl austère, elle captive, par la fermeté d’une sainte alliance, les passions de cet âge bouillant; elle unit les époux par des liens que la mort seule peut rompre, et recevant leurs serments solennels, leur iiermet de se livrer avec sécurité à
Iô« UV. 11. Lt PÈUi:, LA MtRb;, KT LA KAMlLLi;, une verlueuse allégresse, ouvre leurs cœurs aux plus riantes comme aux pli/s saintes espérances, et leur promet, tant qu'ils voudront goûter près d’elle et sous ses regards une joie pure et d’innocentes douceurs, de faire survivre, pour eux, à quelques jours rapides d’enchantement et de prestige, le bonheur d’une amitié fidèle et toutes les prospérités d’une chaste union et d’une société sainte.
La sainte Église catholique fait plus encore, et je dirai tout ici : elle révèle aux époux chrétiens que cette union du temps n’est que l’image de l’union plus douce encore qui n’aura pour eux dans le sein de Dieu ni temps, ni fin.
En ce grand jour, elle embrasse d’un regard leur vie tout entière, la bénit avec puissance et avec amour, puis se place sur ses dernières limites, et regarde encore au-delà; elle invoque sur leur alliance toutes les prospérités du temps, mais songe de plus à l’éternité: elle met au fond de tous ses vœux, cache sous le voile de ses plus saintes cérémonies, cette espérance, que les deux nobles et aimables créatures qu’elle bénit sur la terre, trouveront aux pieds de l’autel les ailes invisibles de la foi et de la vertu pour traverser la vie sans y llétrir leurs âmes, et s’envoler un jour au sein de Dieu, pour y vivre, comme les anges, dans cette union des cieux, qui n’a plus à redouter ni les nuages (le la terre, ni les séparations douloureuses.
Nous avons vu que l’inidé, Vindmoluhililé, la sainteté, étaient les grandes lois, les gravi's et solennelles obligations du mariage : tels sont aussi les enseignements parles- (piels l’Église élève ceux qu’elle bénit à la hauteur de leurs nouveaux devoirs, et leur inspire, avec la douceur des afléclions les plus tendres, le courage des vertus les plus ûirles. Tels sont les auspic(’s sous b'squels elle b'S invite a
c.ii. 11. Li: cmiÉriE.N. lîn
se donner l’un à l’autre et tous deux au Seigneur! Ku fûtil jamais de plus ftlvorables et de plus purs ?
Ainsi, selon la grave et douce peinture (juc nous en fait Tertullicn, et que je suis heureux de mettre ici sous les yeux de mes lecteurs, ces deux époux, bénis du Ciel, n’ayant plus qu’un même toit, un même foyer, un même nom, un même cœur, une même vie, tous deux ilisciples de la Iteligion, pénétrés tous deux d’amour et de respect pour elle, et trouvant tous deux près d’elle la garantie de leur bonheur, porteront désormais tous deux ensemble le joug du Seigneur. On les verra prier, se prosterner, adorer ensemble : si le ciel leur donne une sainte et heureuse fécondité, on les vern s’appliquer ensemble à élever leurs enfants, leurs donner de pieuses le<,ons et de touchants exemples; leur apprendre h bégayer le nom de Dieu et ii le mêler aux premières expressions de leur amour pour leurs parents : puis ils viendront tous ensemble louer Dieu dans sa maison, ensemble écouter sa parole, participer ensemble au banquet sacré, offrant ainsi au monde étonné tous les charmes de l’aimable vertu et l’image si rare et si douce à voir ici-bas d’une inviolable lidélité à l’ordre divin en toutes choses.
Enfin, ils partageront également ensemble les biens et les maux, les consolations et les peines inévitables de la vie présente. Les peines y sont plus fréquentes que les joies : qui ne le sait? le travail et la pauvreté s’y rencontrent plus souvent que le repos et l’opulence. Mais n’importe; pauvres ou riches, ils sauront porter noblement jusqu’au bout le poids de leurs devoirs.
S’ils sont pauvres, ils travailleront toits deux volontiers, et les bénédictions de Dieu se reposent sur ces ménages laborieux, sur ces é'ponx dévoués toni le jour an.x
UO l.iv. 11. l.t i’EllK, \A .Mf;UE, El E.V 1 AMILLE. plus rudes lutigiies pour doriiier du puiii à leur lamille, sui‘ celte mâle coiislance d’un père lullaiil coiilre les dillicultés des temps pour laire vivre sa l’enime el ses cnranls, sur celte résignation active d’une mère, qui, selon le mot de Dieu lui-niéine, est véritablement l’aide, aJjutorium , le douv el ferme appui, le soutien constant du père de ses enfants. Voila le toucliaul spectacle qu’on rencontrait souvent autrefois parmi nous, dans des jours plus lieureu.v cl meilleurs, el(|ue présentent encore çà el lit quelques ménages d’ouvriers, d’industriels, de laboureurs chrétiens, dans nos villes et surtout dans nos campagnes.
S'ils sont riches, au milieu de raHaissemenl des mœurs el de la défaillance générale, ils sauront se créer une vieréglée cl des occupations utiles; ils ne se condamneront pas, comme tant d’autres, a une triste et honteuse oisiveté; ils s’environneront au besoin d'une singularité glorieuse ; et on les verra aller ensemble v isiter les pauvres, consoler les allligés, soulager les malades, el le monde lui-même les bénira tous deux, comme les anges tutélaires de la vertu el du malheur.
Je le sais, ce n’est pas toujours sous de si favorables aus|)ices que se contractent les mariages des hommes ! .Mais on me pardonnera d’avoir détourné mes regards de tant de scènes déplorables, de tant de catastrophes scandaleuses, dont notre siècle retentit chaque jour, ponr les reposer un moment sur les riantes images d’une félicité vertueuse, qui, grâces en soient rendues au Dieu de l'Évaiigile, se rencontre encore sur la terre !
El toutefois, il faut bien le dire en finissant, lorsque la lleligion bénit les alliances humaines, ce n’est presque jamais sans de profondes alarmes, sans une secrète frayeur.
Ceux (]ui l’ont observée de prèsâ c<- moment solennel.
tu. II. I.K MAUIAC.F. aiUÉTiK.N. lil
l'onl vuesoiivenl fixer avec iloiiloiir sur ceux <|ii’elle hi'nissait (les regards bien inquiets. Et comment ne s’allristerait-clle pas, ii la pensée des jtérils qui menacent ici-bas les époux qu’une témérité sacrilège amène trop souvent dans ses temples? Comment sa tendresse ne se troubleraitelle pas à la vue de l’anathème déjà prononcé contre ces alliances coupables, qui ne se forment que par l’entrainement d’une aveugle passion, ou par les calculs du plus vil intérêt ?
Y aura-t-il là aussi des dissensions intestines, des ruptures violentes, des malheurs plus grands encore? Que deviendront ces jeunes époux ? ()uel sera le tissu de leur vie entière? Voilà ce que se demandent les étrangers et les indiiférents eux-mêmes, entrant malgré eux dans les sollicitudes qu’un tel spectacle inspire aujourd’hui plus que jamais à quiconque est capable d’une grave pensée.
Que sont, en effet, devenus parmi nous, depuis que la faiblesse des lois, l’imMigion déclarée chez les uns, et la fureur de la dissipation mondaine chez les autres, ont si profonilément altéré les mieurs domestiipies; que sont devenues la paix et l’honneur des familles, la fidélité publique et iirivée, l’autorité maritale, la subordination nécessaire, l’affection réciproque, l’amour respectueux, la pudeur domestique, la sainteté du devoir, et la chasteté enfin, protectrice unique de la foi mutuelle dans les mariages, seule fidèle dépositaire de la noblesse des races et de la pureté du sang, et qui seule même en sait conserver religieusement la trace?
lleste-t-il parmi nous encore beaucoup de ces familles respectables, qui offrent à la vénération publique la probité sévère et les mœurs des anciens jours? Y a-t-il encore beaucoup de ces pères et de ces mères dont toute la
Ui I.IV. Il LE l‘EllE, LA MKllK, ET LA FAMILLE.
[HMisi'C soit (le transnioUrc à leurs fils, comme un déjiôi sacré , dans une Éducation sérieuse , le triple héritage d'honneur, de vertu antique et de religion, reçu et conservé de génération en génération avec une inviolable fidélité?
Voilà les graves motifs pour lesquels l’Église entoure les alliances des hommes de tant de sollicitudes et de soins si religieux!
Voilà pourquoi il faut qu’elle préside, dç concert avec la patrie, à celte fêle de la famille! Voilà pourquoi, depuis l’Évangile, tous les vrais législateurs, ont réclamé, ont ordonné pour le mariage les prières de la foi, les cérémonies sacrées, la bénédiction d’un ministère auguste, et tous les enseignements de cette liturgie vénérable , ici plus qu’ailleui-s encore, si sublime cl si belle !
Kt je le demande à ceux qu’aveuglent encore ces préventions étroites, ces passions funestes dont je parlais naguères, que ferez-vous pour vous passer ici de la Religion ? Que pouvez-vous sérieusement pour remplacer ici une autorité si haute? Où prendrez-vous celle force si douce, celle sagesse, divine , celle tendresse profonde, celle gravité si pure, cet accent mystérieux et si touchant, que la Religion seule sait mettre dans ses leçons et dans ses enseignements à ce moment suprême?
Qui êtes-vous, je ne dis pas pour révéler aux époux ce qu’il y a de dignité et de douceur dans une alliance irréprochable ; je ne dis pas pour leur apprendre que ce saint jour est pour eux l’initiation solennelle aux grands devoirs de la vie ; mais pour leur inspirer cette force d’âme et cette sainte énergie delà vertu, sans laquelle rien n’est beau, rien n’est pur, l ien n’est constant sur la terre?
-Ml ! sans doute la Religion, pour bénir ca*s jeunes époux,
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t;il. II. LK MAIIUGE aiIlÉTIEN. 143
ne prend |»as un front sévère; elle applaudit la première h leur joie ; elle aime la pompe qui les entoure, elle n’y veut pas demeurer étrangère : elle y ajoute scs cérémonies et ses pompes modestes ; elle bénit la couronne virginale qui doit parer le front sans tache de la jeune épouse, l’anneau même de son alliance, et jus(|u’à cet or, symbole des prospérités temporelles qu’elle demande au Seigneur pour ceux (pi’ellc unit.
Non : l'Kglise ne refuse ses bénédictiotis à rien de ce qui est bon, utile, désirable, honnête.
Mais au milieu de toutes ces choses, elle a de grandes pensées, de sérieux sentiments; et elle veut qu’à la pompe (le ce jour vienne se mêler le souvenir religieux de toutes les grandes 'obligations qu’il impose.
Aussi, que ce soit un pasteur vénéré par son âge et scs , vertus, ou le plus jeune de ses prêtres qu’elle emploie pour cet auguste ministère, c’est toujours l’homme de la solitude et de la prière , riiomme de la chasteté sacerdotale , riiomme de Dieu essentiellement étranger au momie et à ses alliances, et par là même moins incapable de les sanctifier et de les bénir.
Qu’y a-t-il dans les prescriptions des législateurs humains qui puisse remplacer tout cela? Faut-il mettre en regard de ce tableau le mariage, simple convention civile, tristement contracté loin des autels de celui qui seul peut garantir eflicacement la foi des promesses; que dis-je? sans que son nom même soit prononcé! c’est-à-dire le mariage sans aucun caractère religieux, sans une bénédiction ni une espérance d’en haut, sans obligation définitive devant Dieu, sans autre sanction pour la conscience que le frein des contraintes légales, sans autre exhortation adressée aux époux q»ie celle d’observer la loi du pays et de
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(lonuer des cilojcns à l’Ktal, mariage que le divorce menace toujours comme un corollaire tristement possible, et qui |u'é|iare les t'amiiles, rÉducatiuii et les enfants que nous avons trop souvent la douleur de voir (i).
Mais détournons nos esprits de ces déplorables pensées; bénissons lliglise de Jésus-Christ du soin jaloux <iu’cllc garde de la dignité humaine, bénissons-la de l’inilexible pureté de sa morale, en même temps que de la beauté et de la sainteté de ses sacrements, et achevons ce grand sujet en recueillant de sa bouche même les en-
(I) Il iii en ooùle de le dire, écrivait naguères éloqueinnienl un ancien ministre de la justice, il m'en coftte de le dire, c'est la loi française, la loi du pciiide le plus justement fier do sa civilisation délicate, la loi du pays trés-cliri‘licn qui méconnaît les traditions du droit des gens, adoptées même par le paganisme ; et raliaisse le mariage au niveau des plus vulgaires contiats que le caprice improvise et que l'inconstance détruit. L'Lommo y lient la place de Dieu, et la table du magistrat remplace l’autel du prêtre. Que dis-je! la loi, qui réduit le mariage à un contrat civil, elTace Dieu et sacrilie les consciences. Après les paroles de rolTicicr de l’état civil, le mariage, est tenu pour sacré ; et si la jeune et timide vierge attend une autre sanction pour cet irrévocable changement de sa destinée , si c'est au ciel mémo qu'elle demande le signal de la transformation de scs devoirs et la consécration de son avenir, dn pourra se rire impunément de ses scrupules, et refuser il sa pudique piété le sceau de la liéiiédiction promise ! La promesse même qu'on lui aura f.iite de la conduire devant le prêtre, restera sans valeur aux yeux des lois, et ré|«)ux parjure, même av.ant les derniers serments, pourra revendiquer les droits d’un hyménéc qu'elle ne reconnaît pas, et l’écarter de l’autel pour l’arracher à .sa mère. Et la société verrait de sang- Iroid ces angoisses de l'innocence, et son autorité prêterait force au ravisseur légal contre la victime trompée. Ou bien pour autoriser cette séparation triste et pourtant tutélaire, il faudrait des magistrats qui voulussent méconnaître leurs devoirs de juges et n’obéir qu'à leurs consciences d’bommcs on mettant les mœurs au-dessus des lois, (fté- Pc.rions sur le mariage civil et le mariage religieux en France et en llalic, par M. Sauïet.)
CH. 11. I.E M.UUAGF. CMIIÉTIEN. I4S
seigiiements les plus élevés et les plus délicats qu’elle ait à donner aux époux, lorsque le moment solennel en est venu.
C’est une autre voix même que la voix de ce prêtre mortel (pi’elle emprunte pour les redire ; et qu’il est beau , au milieu du frémissement des joies mondaines, et parmi tous ces applaudissements de la terre, qu’il est beau d’entendre retentir tout-ii-coup la voix des livres sacrés, qui prononce, au milieu des saints mystères, et au moment le |)lus auguste du sacrifice interrompu, dans un langage inconnu a la terre et visiblement céleste, ces graves et pures paroles ;
« Il e.sl véritablement juste et raisonnable, il est équitable et salutaire de vous rendre gràrc en tout temps et en tout lieu, Seigneur trè.s-saint. Père lout-puissânl. Dieu éleriicl ; vous qui, par votre puissance souveraine, avez tiré tout du néant, et qui, après avoir créé riimnmeà votre image, lui avez uni .si inséparablement sa couqiogne, que le corps de sou épouse a été jiroduit de la substance même de fbomnie, pour leur apprendre (pi’il ne sera jamais permis de séparer ce qui , d’après votre volonté et votre institution, n’a été qu’un dès l’origine.
« O Dieu! qui avez consacré l’union des époux par un mystère si excellent, que leur alliance représente l’union sacrée de.lésus- Christavecl’ftgli.se; ôDieu! par qui la femme est unie à l’homme; vous qui avez donné à cette société, la plus essentielle de toutes, une bénédiction d'un tel caractère, que ni la punition du péché originel, ni le cliûtiment du genre humain par le déluge, n’ont pu la détruire ! ô Dieu ! qui tenez seul en vos mains tous les cœurs, vous dont la providence connaît et gouverne puissamment toutes choses, en sorte que nul ne peut séparer ce que vous unissez, ni rendre malheureux ce que vous bénissez, unissez, nous vous en conjurons, unissez les âmes de ces époux qui sont vos .serviteurs ; inspirez à leurs cœurs une sincère et mutuelle affec-