INTRODUCTION. XXI
Dieu les dons élevés de la positioQ sociale, du caractère ou du génie, on ne se respecte jamais assez soimême!
Ce sont les plus petits défauts qui diminuent et défont les plus grands hommes'.
Parmi les défauts moins gravesen apparence, il en est un que Fénelon reprochait aux princes, et qui, souvent inaperçu et parla même excusable, est cependant d'une gravité extrême chez les hommes publics, chez les hommes d'Etat, et se rencontre aujourd'hui très-fréquemment, même dans les hommes de bien .
C'est d'être trop particulier : de songer trop à soimême.
Oui, aujourd'hui les hommes de bien sont particuliers et songent trop à eux.
C'est une faiblesse devenue générale : elle est le grand malheur du temps où nous vivons, et ce temps, hélas î est lui-même l'excuse de cette faiblesse.
Il y a eu, dans notre triste pays, tant de renversements et de désastres, que chacun effrayé se retire chez soi, dans ses intérêts privés, s'y cantonne en quelque sorte, et s'applique eîLclusivement.à les sauver.
1. Fénelon écriTait ponr le duc de Bourgogne : » Surtout soyez en garde » contre^ votre humeur : c'est un ennemi que vous porterez partout avec « TOUS jusqu'à la mort : il entrera dans vos conseils, et tous trahira, si « tous récoutez. L'humeur fait perdre les occasions les plus importantes; « elle donne des inclinations et dés aTersions d'enfant, au préjudice des u plus grands intérêts ; elle fait décider les plus grandes affaires par les < plus petites raisons ; elle obscurcit tous les talents, rabaisse le cou- ■ rage, fend un homme inégal, faible, Tif et insupportable. Défiez-vous « de cet ennemi. >
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Et cependant que derient l'întéréU le gai.
qui y songe courrigeusemcnt ? qui s> dcv serve? dans son dévouaient, qui ne 5e che soi-même ?
Tout demeure iaolé, tout demeure partio là tout est faible.
Ou le disait naguère : le:$ méchants s'eiiu* le mal. — On ne peut trouver deux homiu^ qui s'entendent constaounent pour le bien. ^^
Cela est vrai, même parmi les plus dévou^
On veut le bien ; on se dévoue à le faire, [ y travaille seul.
Mais s'oublier soi-même, faire le bien à ; ^ dévouer de concert à de grandes choses, et la responsabilité mutuelle du dévoûm< ^, rien n'est plus rare \
Triste temps que celui où on ne peut t "" ^ honnêtes gens qui veuillent travailler en?*" ^ môme œuvre ! '
1. Pourquoi, dans ri^.gliso elle même, dans la sociéir ^ prôtret, les bons prêtres, so décident ils avec tant de pe*muuc. qui ddcuplcruit les rorcesduclcrgë, etseraitio plL pour fttiro puissamment le bien dans les paroisses et .. bomif^H uMixros? pourquoi cette vie commune, malgré lagc)> et luutoH Its faciliu^s qu'elle donne, et qu'on n'a ]>:• seul, puurquui est elle si rare? O&t que, dans la vie do c. . faut \ivr« «usoiuble» fairt* le bien ensemble, s*oub1ier soi '■' S(>u\eui auv «uiros, te supporter les uns les autres! Pourc . de U jeiiu< s«<^ est «elle une œuvre ai difficile? Parée qu'elle « luoul uue (vavre ii plusieurs Pourquoi voit^oii partout Ifplus imporlauk«, Ua cati'cbismes, par exemple, pariag<5s, UmUUi^», ce^l'à due affaillis, dimiaufs. H quelqut^fois si t c»l i|u'au aime iiiieu\ ^ire seul et UlhU «|u»<îl*^ir« a\ei< un cuud <\ lurU