CH. VI. — RESUME ET CONCLUSION DU LIVRE PREMIER
<;aptivent, et que, s'ils veulent rassasier la soif de bonheur qui est le fond de leur nature et Timmense ardeur de leur âme, c'est au pied des autels de ;ia grâce évangélique qu'ils trouveront des ailes pour s'en vçler loin, bien loin, de ce qui ii'est pour eux qu'un royaume déshonoré et flétri, jusque dans les régions invisibles, où ils peuvent, avec un droit icertain, préteudre k ^posséder Dieu même et è s'unir à lui dans les ^pJeapleurs et les délices de l'éternité.
Que si quelques hommes du siècle présent trouvent encore cette spéculation trop haute, qu'ils me permettent de le leur dire, c'est qu'ils sont trop demeurés les fils de ce dix-huitième siècle, dontla légèreté impie méconnut la dignité humaine au moins autant qu'elle outragea la majesté divine, ^t dont les théories d'Education furent si profondément subversives de tout ordre social et de tout ordre religieux, de toute autorité et de .to,ut respect.
Mais la génération qui s'élève a repoussé loin d'elle les doctrines abjectes et les enseignements de cette philosophie grossière; et, j'en ai la profonde confiance, elles ne manqueront pas parmi nous, les intelligences généreuses, les âmes élevées, pour lesquelles cette belle théorie ne sera pas vaine, ni celte haute spéculation impossible à réaliser, et qui ^comprendront, en un mot, ce qu'est un enfant, et quel respect est dû à la dignité de sa naturel