LIV. IV. — CH. III. — DB L'ENFANT ET DU RESPECT
verra se présenter à des examens impossibles presque pour tous ; quelques centaines de candidats seront reçus à grand' peine, et tous les autres retomberont découragés sur euxmêmes, sur leurs études mutilées, sur leurs facultés affaiblies, sur leur jeunesse épuisée, sur leur avenir perdu I
Mais que faire?... faudra-t-il donc fermer toutes ces écoles, qui préparent à tant de services publics importants, où se recrutent, chaque année, pour Tartillerie, la marine, les mines, les ponts et chaussées, la grande construction navale, etc., les hommes destinés à imprimer la direction à tous ces grands travaux?
Non, sans doute : mais ce qu'il faudrait, ce serait de retarder assez répoque d'admission à ces écoles, pour que les jeunes gens qui y aspirent puissent s'élever à toute la hauteur de la science, sans être accablés, avant le temps, par des travaux au-dessus de leurs forces.
Voilà ce qu'il faudrait, et ce que personne, je l'affirme, ne contestera.
Tout ira mieux alors : nous n'aurions pas moihs de savants : nous aurions au contraire plus de vrais savants; et on ne ferait plus subir à toute une généreuse et ardente jeunesse, à la liberté de ses goûts et de ses dégoûts les plus légitimes, la plus odieuse contrainte intellectuelle qui ait jamais été imaginée !