Amos
QUI EST DU A LÀ LIBERTÉ DE SA VOCATION. 24f
Gouvernez, surtout, vos enfants et leur Education: grande œuvre à laquelle vous ne devez jamais rester étrangers !
Gouvernez vos serviteurs si souvent délaissés. Gouvernez les bonnes œuvres : sachez les fonder généreusement, les propager avec zèle. Occupez-vous des villageois qui vous entourent, sachez vous en faire aimer; soulagez les pauvres; soyez dans votre commune et dans votre province un homme c( utile, un conseiller charitable. Améliorez tout autour de • vous les ponts, les routes, les églises, les écoles, les maisons communales.
Et surtout recueillez ce dernierrenseignemont, c'est que, quels que soient les malheurs des temps, il ne saura jamais être permis de sacrifier la société, les mœurs, la Religion^ de se sacrifier soi-même et ses enfants, aux intérêts passagers de la politique, et de se faire des révolutions un litre de désœuvrement.
Serait-il vrai qu'il y ait jamais eu en Franse des hommes d'État qui n'aient vu qu'avec une peine médiocre ce que devient parmi nous 'la jeunesse opulente? Serait-il possible qu'une habileté profonde ait cru que le pays se trouverait bien, dans le présent et dans l'avenir, des courses aux clochers, des dandys, des lions, et de toutes ces sociétés élégantes et corrompues déjeunes gens qui s'abdiquent euxmêmes, et qui semblent dire à leur pays : il ne faut plus compter sur nous!
Je ne puis le croire : ce serait un aveuglement trop étrange. Non, non: la jeunesse oisive, la jeunesse dorée, si brillante qu'elle soit, n'est pas bonne à un pays, ni dans la paix, ni dans la guerre : ni la société, ni la politique, ni la Religiou, ni la morale, ni le présent, ni l'avenir, ne peuvent en être satisfaits!
J'en ai dit assez sur ce sujet : peut-être trop. Je n'ai voulu qn'être utile et remplir respectueusement un devoir. É., I. 44