SCÈNE PREMIÈRE
liA VIEILLE, appuyée sur une petite béquille; JEANNETTE , la suivant et portant un rouet.
LA. VIEILLE
Ici, ma Jeannette, ici, à l’abri de ce feuillage. Je puis encore filer , cet ouvrage ne demande pas beaucoup de force ; mais je ne puis plus marcher qu’appuyée sur mon bâton. Le temps est venu, ma pauvre Jeannette , où tu vas supporter toute seule les travaux de notre petit ménage.
JE.\NNETTE.
Ah ! ma mère , ne vous affligez pas si vous devenez faible ; moi , je me sens de jour en jour plus forte , et je saurai vous aider.
(Elle l'embrasse,)
LA VIEILLE
Va aussi chercher ma chaise.
(JeaimeUe sort.)