‹ De l'éducationChapitre 124 sur 245 · LA VIEILLE, LA FERMIÈRE GOLLOT · texte numérisé non relu

LA VIEILLE, LA FERMIÈRE GOLLOT

LA FERMIÈRE

Bonjour, la mère, comment va la santé?

LA VIEILLE

Aussi bien que le permettent mes vieilles années.

LA FERMIÈRE

Mais c’est beaucoup ça , la bonne mère : vous êtes plus heureuse que moi dans ma trentième année qu’est ben l’àge de la force. Je sèche sur pied, je pâlis à vue d’œil. Je n’ai plus ni sommeil, ni repos.

LA VIEILLE

Mais cela ressemble au mal que fait l'amour.

LA FERMIÈRE

Oh l pardine oui , l’amour ! Nous n’avons guère traité ensemble j’ai épousé Collot parce que c’était un bon parti , mais j’ai passé tout de suite à l’amitié. Je n’ai jamais été ni coquette , ni volage ; Dieu merci , je ne pense qu’au solide , moi.

LA VIEILLE

Vous avez donc quelque grand chagrin.... Votre mari serait-il encore malade ?

LA FERMIÈRE

Malade? lui, Collot! Il se porte mieux que ja-

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