‹ De l'éducationChapitre 13 sur 245 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les mêmes; AGLAÉ et son OUVRIÈRE. Elle tieot un paquet de roses à la main.

MÊLANTE, courant aU'deTaot d'clte.

Oh ! ma bonne petite maman , que vous avez chaud i ôtez vite voti’e chapeau.

AGLAÉ

Bonjour , mon enfant ; bonjour , ma Sophie.

SOPHIE

Pourquoi rentres-tu si tard ?

AGLAÉ

La messe de dix heures était presque finie ; j’ai élé obligée d’attendre celle de dix heures et demie. Ah ! bonjour , madame Leblanc; pardon, mesdames, je ne vous voyais pas : ces chères petites se sont jetées à mon cou.

M”'. LESLANC.

Elles vous aiment et vous révèrent à la fois comme une sœur et une mère.

AG LAÉ.

Ces pauvres enfans! elles ont bien raison. Quelle tâche le ciel a voulu me donner ! elle a été bien pénible , mais bien douce à remplir.

LES UEtX ÉDCCATIOKS.

SOPHIE

Le petit bonnet est brodé; il est dans le carton : la robe sera faite ce soir.

Je sais mon catéchisme ; tu seras contente , bonne sœur.

Très-bien , mes chers enfans. Donne-moi le carton, il faut tenir sa parole : j’ai dit qu’avant midi madame Molinville aurait son petit bonnet. Marianne , porterie tout de suite. Encore pardon , mesdames , on ne rentre pas dans son ménage sans avoir de petits devoirs qui exigeaient votre retour. Les femmes qui sortent souvent sont bien è plaindre !

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