ACTE II. SCENE IV
Dieu qu’il daigne sauver ses jours et faire triompher les armes de la France?
M“*. DE FÜRVILLLE, transporte.
Oui, c’est elle! la voilà! mon fils n’en épousera point d’auti'e.
AGLAÉ, à madame LebUoc.
Qui , elle ? Que veut-elle dire ?
M"*. LEBLANC, «errant Agiae sur «on ccrur.
Vous le saurez, chère et aimable Aglaé ; le ciel récompensera vos vertus.
AGLAÉ
Que voulez-vous dire? de quelle récompense parlez-vous? je n’ai rien fait qui puisse en mériter; j’ai simplement cherché à remplir mes devoirs.
M"'. DE FURVILLE.
Aimable ignorance de son mérite ! Cette qualité les couronne toutes. Mademoiselle, j’ai voulu vous connaître , vous voir telle que vous étiez dans cet intérieur que vous dirigez avec les talens et les grâces de la jeunesse, et avec la sagesse de l’âge mûr. Mon état n’est point celui qu’annoncent mes vêtemens,
et les fonctions que je remplis....
AGLAÉ
Quoi, madame!....
M“'. LEBLANC
Oui , mon enfant, vous voyez ici madame de Fur-
LES DEUX ÉDUCATIONS
ville que j’ai eu l’honneur de servir dans ma jeunesse, et dont souvent je vous ai raconté des traits de bonté et de bienfaisance.
M'"'. DE KURVri.LK.
Finissez, madame Leblanc ; elle pourra elle-même juger celle dont vous lui donneriez une idée trop favorable. Je demeure dans un appartement solitaire; on ignore mon séjour ù Paris, personne ne viendra nous troubler : venez toutes passer la journée chez moi.
Madame , puis-je , sans avoir l’honneur d’être connue de vous....?
M”'. UE F un VILLE.
Avec l’estimable madame Leblanc.
■M“'. LKB1.A«C.
Vous savez, mademoiselle, que monsieur votre père ne vous a permis de sortir qu’avec moi ; je vous conduis vers le bonheur le plus assuré,
aglab:.
Comment ?
M“'. DE FURVXLLE.
Je vous apprendrai mes projets; ils sont dignes de vous et de vos estimables parens, venez avec conliance. ( A madame Leblanc , en la conduisant au