‹ De l'éducationChapitre 154 sur 245 · ACTE II. SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II. SCÈNE VIII

cœur , des larmes ont rempli mes yeux , et, en vérité, c’est comme un miracle , car depuis ce moment je respire avec liberté : j’avais un vilain poids qui m’étoulTait. Je crois que c’était un sort , et qu’elle en sait plus long quelle ne dit.

LA VIEILLE

N’allez pas, ma chère Collot, chercher à mêler du merveilleux à tout ceci , vous me feriez passer, auprès des esprits simples, pour une sorcière. Je n’ai employé près de vous que les moyens que donne la raison.

LA EERMIÉRE COLI.OT.

C’est donc une ben belle chose que c’te raison, puisqu’avec des paroles ail’ guérit des maladies, raccommode des ménages, et empêche les jeunes filles d’être coquettes avec leurs amoureux.

M"'. DE MORINCOÜRT.

Allons , mes amies , notre séparation sera de peu de durée , dans quelques jours je viendrai moi-môme jouir de votre bonheur. Je vous ramènerai le respectable objet de votre amitié et de votre reconnaissance , c’est sous vos yeux qu’il faut quelle reçoive la récompense due à toutes ses vertus.

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