LA COQUETTE
U’on peu d’attraits mes regards éblouis M’ont rendue un instant coquette ;
Et dans le feu d’une erreur indiscrète,
A la beauté j’attachai trop de prix.
D’une fleur aussi passagère ,
Mes soeurs, ne nous prévalons plus :
Avec des moeurs, des talens, des vertus.
On est plus long-temps sûr de plaire.
LA VIEILLE
J’ai vécu pauvre , et ne me suis jamais Permis une plainte importune.
Et la nature, unie à la fortune.
Vient aujourd’hui m’accàbler de bienfaits.
On peut , au sein de l’opulence.
Trouver quelquefois le malheur;
Moi j’ai pensé qu’avec la paix du coeur On est heureux dans l’indigence.