‹ De l'éducationChapitre 156 sur 245 · LA COQUETTE · texte numérisé non relu

LA COQUETTE

U’on peu d’attraits mes regards éblouis M’ont rendue un instant coquette ;

Et dans le feu d’une erreur indiscrète,

A la beauté j’attachai trop de prix.

D’une fleur aussi passagère ,

Mes soeurs, ne nous prévalons plus :

Avec des moeurs, des talens, des vertus.

On est plus long-temps sûr de plaire.

LA VIEILLE

J’ai vécu pauvre , et ne me suis jamais Permis une plainte importune.

Et la nature, unie à la fortune.

Vient aujourd’hui m’accàbler de bienfaits.

On peut , au sein de l’opulence.

Trouver quelquefois le malheur;

Moi j’ai pensé qu’avec la paix du coeur On est heureux dans l’indigence.

Page 1