‹ De l'éducationChapitre 158 sur 245 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

CLARY, CÉCILIA, ANNA, ÉLISA, FANNY PEGGY , rassemblées dans un bosquet pour y jouer* ^

CLARY

Madame Morton va venir ici; je l’ai laissée préparant l’ouvrage qu’elle doit apporter; elle j passera tout le temps de notre récréation. Nous pourrons jouer bien à notre aise; car, vous le savez, elle aime que nos plaisirs soient vifs et francs, comme elle veut que nos études soient constantes et suivies.

CÉCILIA

Ah! c’est très- vrai.

ANNA

Oui, mais l’un est plus aisé que l’autre.

CLARY

Ce sont deux choses bien différentes, mais pas entièrement séparées; pour moi , je suis plus gaie à

ARABELLA

l’heure de la récréation quand mes devoirs ont été bien remplis.

GÉCILIA.

Moi de même; mais je trouve seulement que le partage de notre journée entre les devoirs et le jeu n’est pas du tout bien arrangé. Je les ai bien comptées : il y a près de huit heures données aux leçons ou aux classes, deux heures au repas, et deux seulement au jeu: cela est trop inégal.

CLARY

Vous le trouvez ainsi ; mais , s’il y avait huit heures de récréations , on serait si dissipé , si excédé , qu’il faudrait autant rayer les deux heures d’études.

Cela est possible ; cependant , si j’étais la maîtresse, ce serait autrement distribué.

ÊLISA.

Allez-vous perdre le temps en conversations inutiles? Choisissons notre jeu.

PKGG Y.

Oui, c’est bien tlit, cela.

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