SCÈNE VI
MOLLY seule.
On ne pouvait décemment recevoir une si belle lady dans le salon d’en bas; nos petites étourdies y sont continuellement; et j’ai beau le ranger , une minute après tout est bouleversé ; au moins celui-ci est propre, oui, très-propre;... et moi , comment suis-je aujourd’hui ? {Elle prend sa robe.) Ah ! j’ai ma jolie toile , c’est heureux cela ; Molly a une très-bonne tournui-e, elle fait honneur à la maison.
(Elle s'arrange; sticoue son tablier, reparc le nceucl qui attache son chapeau, et se range à l’arrivee de milady en faisant de l>elles revereocts, en se reculant jusqu’i la porte, et sort. )
ARABELLA
SCÈNK VII.
LADY GOLDENALL, LADY LINDSEY , FINETTE tenant un grand sac de taffetas vert.
LADY (iOLDKNALL.
Finette, faites avertir Arabella et la maîtresse, je les attends ici ; je n’ai point envie de parcourir la maison pour les rejoindre; dites à ma nièce de se préparer à l’instant à me suivre; j’espère que jamais à l’avenir il ne lui arrivera de me contraindre à me déplacer pour être obéie. Avez-vous apporté tout ce qui peut m’être nécessaire ? car j’ai le malheur de ne pouvoir faire un pas sans être accompagnée d’une quantité de précautions indispensables , surtout quand ma sensibilité risque d’être excitée et d’agir sur mes nerfs.
Fl ^ ETTK, ouvrant U sac» et retirant plusieurs flacons quelle y replace.
Je n’ai rien oublié, heureusement; voici l’eau de menthe, l’essence de corne de cerf, les gouttes d’Hoffman ; quand on est bien en garde on prévient l’ennemi; nous n’aürons point d’attaque , milady j’en suis sûre.