‹ De l'éducationChapitre 189 sur 245 · ACTE II. SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE II. SCÈNE IX

sant passer pour sa nourrice; je lui assurais les moyens de jouir, en femme vraiment sensible , de l’éclat qui eût environné sa fille. Dans ce plan les intérêts de tout le monde étaient ménagés , rien n’était olTenséi

M”'. WHITFELD, avec vivacité.

Excepté la vérité , ma sœur^ et les droits sacrés de la nature , qu’on ne doit jamais outrager. Pouvais-je me contenter du titre de sa nourrice lorsqu’il m’est si glorieux d’être sa mère , non pour la fortune immense dont vous l’accablez , mais pour les qualités qui la distinguent ? Et pouvez-vous espérer de me séduire en augmentant ma fortune , lorsque le revenu de ma terre est plus que suffisant mes besoins ?

LADY LINDSEY, s^vircmcnl.

Comment vous permettiez-vous , milady , d’offenser k la fois la famille de Lindsey et les vertus d’Arabella ?

ARABELLA

Ail ! madame , daignez m’en croire : cette union, dans toute autre circonstance si chère k mon cœur , ne se fût point consommée. La timidité , l’embarras , la crainte d’offenser ma tante , sont les seules causes qui m’ont fait si long-temps garder le silence ; et je ne m’étais retirée près de mon amie que pour concerter les moyens de vous faire savoir que je renonçais k un bonheur qui n’était pas fait pour moi. Non, jamais je n’aurais consenti k ce

ARABELLA

que milonl acceptât la main d’une fille que sou rang ne destine point à recevoir son cœur et sa foi.

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