M™'. DE VALMONT, MÉLITE
M“*. DE V.ALMONT
Je m’intéresse sincèrement à cette enfant, et jedoiii veiller à ce qu’on ne cherche pas , dans ma maison, à détruire le bien que- je veux lui faire. Vous ne connaissez pas, Mélite, la mère respectable de ma petite Rose : restée veuve avec six filles , ce qui ne fait pas la richesse des laboureurs , sans mon amitié et mes secours elle n’aurait jamais pu garder la ferme de ma terre d’Olainville ; enfin , elle vient de marier les deux aînées à des jeunes gens vertueux et grands travailleurs. Sa position sera plus heureuse : elle m’a priée de me charger de Rose , et de l’élever pour être auprès de Mélanide; j’y ai consenti avec grand plaisir. Il est si précieux, en établissant une jeune personne , de ne pas lui faire le funeste présent d’une femme de chambre corrompue , qui ne cherche , pour son plaisir et bien plus pour son profit, qu’è détruire les principes de sa jeune maîtresse !
LA NOUVELLE LUCILE