SCÈNE Y
M”'. DE VALMONT, MÉDITE, AGLAÉ, ROSE, tout honteuse.
M-. DE VALMONT
Qu’ai-je appris , Rose ; vous vouliez sortir de chez moi ? Croyez-vous, dans Paris, pouvoir retrouver la route d’Olainville ?
ROSE
Je n’en avais pas envie , madame , je vous assure-
M“'. DE VALMONT
Quel était donc votre projet ?
ROSE
Mais, madame, je n’ai pas de projet , moi. J’étais à l’entre-sol dans la chambre à madame Dumont : elle me f’sait faire un A avec du coton rouge sur un p’tit morceau d’toile jaune. Je bâillais ! ah ! je bâillais ! La cour est si triste ! Pas seulement une branche d’arbre, ni une petite fleur, pas un oiseau !... Seulement la perruche à madame, qui crie comme un vieux paon qui est dans not’ cour. V’ià qu’madame Dumont est sortie; j’me suis mise â la fenêtre, et j’entendais des oiseaux qui chantaient tout comme ceux d’Olainville. Dame I j’ai voulu voir d’où qu’ça venait; je suis descendue, j’ai regardé à la porte qui était ouverte : j’ai vu, à deux pas au