‹ De l'éducationChapitre 207 sur 245 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les mêmes; MÉLANIDE, LUCILE, AGLAÉ, toutes trois parées , grands éventails , et chacune un rouleau de musique à la main.

M">«. DE V ALMONT

Vous voilà toutes trois parfaitement mises , mes chères amies; j’espère cependant qu’on applaudira ce soir bien plus à vos talens qu’à vos parures. Cette partie n’est pourtant pas à négliger, lorsqu’elle est dirigée par le bon goût , la grâce et la modestie.

LA NOUVELLE LUCILE

Mais je vais disposer vos cœurs de manière à goûter encore mieux les plaisirs de la soirée. J’ai reçu, il y a une heure, des nouvelles de Bruxelles : Frédéric sera ici avant quinze jours ; il y a une lettre et un présent pour chacune de ses sœurs.

LUCILE, traasporlée, embrassant MëUiiide de joie.

Frédéric ici! dans quinze jours 1 Quel bonheur!

MÉLANIDE

Ah 1 maman , donnez-nous nos lettres.

AGLAÉ

Et nos présens.

M"**. DE VALMONT distribue les lettres , ourrc la boite , remet au portefeuille à deux de ses filles, et un mëdailloii à Lucile.

Tenez , Mélanide , voici ce qui vous est adressé : et à vous ceci , ma chère Aglaé : le portrait est pour Lucile.

LUCILE, recevant le mcdaillou.

A moi le portrait! quelle jouissance! Cher Frédéric ! il ne me quittera plus ni le jour ni la nuit; il est parfaitement ressemblant.

AGLAÉ

Tu nous permettras d’en faire des copies ?

LUCILE

Je voudrais avoir assez de talent pour les faire moi-même, ce serait une bien douce occupation.

MÉLANIDE, regardant le me'dailloD.

Cest lui-même! quelle figure agréable Maman,

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