‹ De l'éducationChapitre 219 sur 245 · ACTE II. SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II. SCÈNE IV

sente , et je ne veux pas tarder un seul instant à me dépouiller de tous ces ornemens qui ne sont plus faits pour moi. {JLucile arrache sa guirlande et son bouquet.) Ce n’est pas un sacrifice que l’abandon de ces parures: je n’y ai jamais mis un grand prix. {Elle Ote ses boucles d'oreilles et son collier.) Les bijoux ne méritent pas plus de regrets. {Elle jette les yeux sur son médaillon.) Que dis-je ? Ab ! pourrai-je jamais me séparer de celui-ci ? Image chérie de mon Frédéric , vous faisiez il y a peu de temps le sujet de mes transports , et je n’ai plus le même droit de vous posséder!

(l:l])e prend le mcdatllon ^ le haisc on pleurant et te pose sur le metier. )

R OS E , à part.

Mon Dieu ! comm’ ça est touchant! je n’ saurais y tenir.

LÜCILE.

Vous consentez donc à me prêter vos habits?

J'aurai soin de vous les renvoyer exactement.

RO s K.

J’ vais les aller quérir. C’ n’est pas pour toujours, j’en suis ben sûre; mais i’ faut vous satisfaire.

Lire ILE.

Non, Rose, confiez-moi la clef de votre chambre, j’exige que vous ne me suiviez pas. Les services n’appartiennent qu’il ceux qui ont le moyen de les payer, et je dois apprendre à m’habiller seule.

ROSE

Jamais je n pourrai consentira cela, mamselle;

LA NOUVELLE LÜCILE.

VOUS savez que je suis particulièrement chargée de vous aider Ji votre toilette.

LUCILE, digiieoiRiii.

Pour la dernière fois , Rose , laissez-moi vous demander de m’obéir.

HOSE.

J’y consens; mais je serais grondée si madame r savait.

LÜCILE.

Ne craignez rien.

ROSE» lui remetlaiit la clcr.

La v’ià.

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