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SCÈNE IV

ROSE, LUCILE. Elle retombe dans la même

situation.

ROSE, à paît, regardant I.ucile.

Comm’ air est accablée!... Pauvre Lucile!... ail’ est bien à plaindre... Mais il n’ faut pas pleurer avec aile, ça n’ ferait qu’augmenter son chagrin; vaut mieux la consoler. (£’//e va lui prendre la main.) Mamselle Lucile,... mamselle Lucile, n’ restez donc pas com’ ça; savez-vous ben qu’ vous finiriez par vous fare mourir avec tout c’ grand chagrin-là ?

LUCILE

Plût au ciel que ma douleur fût assez forte pour terminer mes maux !

ROSE

Mais ça n’est pas raisonnable , ça, mamselle Lu-

LA nouvelle LUCILE.

cile. Vous croyez donc qu’on ne peut pas vivre à la campagne ? Eh ben , voyez c’ que c’est que l’accoutumance ! moi, je n’ peux pas m’ faire à vot’ Paris... C’est un bruit! et puis l’air n’est pas pur com’ cheu nous. Avec ça , pas d’ liberté , faut toujours êt’e là , à la maison , pas seulement mettre le nez à la porte. Et puis vous croyez qu’i n’y a pas de plaisir pour les paysans? Ab 1 si vous saviez com’ je m’amusais! Tous les dimanches d’abord y a un bon aveugle qui joue d’ la flûte , et je dansons dans le grand rond du village... Et puis l’hiver y a des veillées; on chante d’ belles chansons , où c’ quion raconte des histoires qui ne finissont pas. Mais quand c’vient la saison des fruits, c’est là qu’est le plaisir : si on veut des cerises on grimpe dans l’arbre ; si on veut des noisettes , on les fait tomber avec un bâton. Dame! on n’a pas toutes ces belles robes , ces grandes queues traînantes com’ ici. Je n’en voudrions pas à la campagne, ça empêcherait de courir. Ah! ça serait ben vite en loques.

LU CILE

Rose, VOUS avez un second habit pareil à celui-ci; aurez-vous la complaisance de me le prêter pour quelque temps ?

ROSE

Vous prêter mon petit corset et mon jupon rouge?... Vous badinez, ça n’ peut pas convenir à une belle damoiselle com’ vous.

LUCILE

C’est le seid vêtement propre à ma situation pré-

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