‹ De l'éducationChapitre 225 sur 245 · GLAÉ · texte numérisé non relu

GLAÉ

l^on , ma sœur , non ; il nous est impossible de cesser de vous donner un nom si doux : l’habitude de vivre ensemble , une éducation semblable , la tendre amitié qui nous unit depuis le berceau, valent bien les liens du sang. Le cruel secret que nous venons de découvrir n’est rien, si vous ne le faites éclàtér ; et si vous persistez dans vos funestes projets , ils nous rendent toutes également infortunées.

LUCILE

Et comment pouvez-vous, l’une et l’autre, me proposer de me soustraire aux devoirs de la nature ! Qui soignera les vieux jours de mon père , si je suis assez barbare pour l’abandonner ? Si j’ai ignoré pendant quinze aris mon véritable état, en suis-je moins sa fille ? Et tous les principes vertueux de notre adorable mère n’auraient-ils pas même formé mon cœur à connaître, à i-emplir, à chérir les devoirs sacrés des eûfans envers les auteurs de leurs jours ?

MÉLAMDE

Ah ! maman , résistez à la volonté de Lucile , et rendez-nous le bonheur et la vie. En perdant une fille chérie , vous livrez les deux autres au plus cruel désespoir.

AGLAÉ

C’est dans votre cœur sensible que vous trouverez les moyens de changer une position aussi déchi-

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