‹ De l'éducationChapitre 228 sur 245 · ACTE II. SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II. SCÈNE VIII

AGLAÉ

Ma sœur, renouez votre médaillon.

(AgUë altaclie le roeüaillun. )

ROSE

Enihrassez-rdonc , à présent qu’il est vot’ mari.

LUCILE

Je n'ose plus, Rose.

ROSE

Si vous êtes honteuse devant la portraiture , que ferez-vous donc quand M. Frédéric va venir poulies noces?

M“*. UE VALMONT

Hâtons notre départ pour Olainville : je comptais, mes enfans, attendre Frédéric à Paris; mais j’aime mieux qu’il nous trouve établies dans ce charmant séjour; nous y préparerons tout pour la fête qui doit faire son bonheur et celui de ma Lucile.

ROSE

Ah ! queu plaisir ! l’mariage se fera à Olainville , çja sera gai , au moins. Une noce doit être ben triste h Paris.

M"'. DE VALMONT

Je crois bien que ma chère Lucile n’est pas inquiète du sort de son père; mais, pour ne laisser aucun devoir à remplir dans cette journée que nous n’oublierons jamais, j’assure au vieux Boucher quinze cents livres de rente pour ses besoins particuliers , et la jouissance d’une petite maison et d’un jardin.

LA NOUVELLE tUCILE.

LUCIL E.

Ah ! maman , vous accumulez trop de bienfaits sur votre Lucile ; pourrai-je supporter un pareil bonheur ?

MÉLITE

En peu de momens , ma chère Lucile , vous avez éprouvé de grands revers , développé un courage et des qualités au-dessus de votre âge , et la fin de cette heureuse journée nous prouve que le ciel ne manque jamais de récompenser le mérite et la vertu.

FIN DE LA NOUVELLE LUCILE

ESSAIS

DE MORALE

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