‹ De l'éducationChapitre 36 sur 245 · I. A MÈRE DAVV SON · texte numérisé non relu

I. A MÈRE DAVV SON

Bien vrai. ( Elle l’embrasse. ) Mais j’ai eu bien du chagrin , car j’ai tout de suite entendu des éclats de rire que faisaient les deux jeunes demoiselles , et rien n’est plus piquant que d’être l’objet de pareilles moqueries.... Toute ma pauvre petite provision était répandue et perdue sur le chemin ; mais elles n’eii , étaient pas plus touchées. Ah ! leur ai-je dit , ce ne sont pas là les miss Dawenport. C’est pourtant bien leur nom aussi, car ce sont les filles de milord duc , frère aîné de la famille, mais elles sont élevées à Londres comme des princesses ; elles sont hautes , dédaigneuses, et ne ressemblent nullement à toute cette digne famille , pas même à leur père ; il est bon , humain, serviable. Je l’ai vu élever ici dans ce château , avec son gouverneur ; il était adoré par tout le monde, il sauva la vie de votre pauvre père qui était attaqué par trois voleurs dans la forêt voisine. Cti brave jeune homme entendit les cris, accourut à son secours , et se battit contre ces scélérats , qui le blessèrent si cruellement qu’il resta pendant plus de six

mois avec son bras en écharpe C’était touchant

de voir ça !

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