‹ De l'éducationChapitre 37 sur 245 · MOLI.Y · texte numérisé non relu

MOLI.Y

Comme vous deviez l’aimer , ma mère !

LA MÈRE DAWSON

Vraiment oui. Oh ! il en a fait bien d’autres, et il n’est pas le seul encore. Il y a deux cents ans , disait ma mère , que l’amitié règne entre la famille Dawenport et not’ village.... Dame ! c’est vieux ça.

LA FAMILLE DAWENMRT.

Et comment donc les filles de ce bon seigneur sont-elles si peu polies?

LA MÈRE DAWSON

Ah! c’est que ces pauvres enfans n’ont pas de mère , et ça n’est pas éduqué comme leurs cousines.

MOLLY

Elles sont pourtant assez riches pour avoir une belle éducation.

LA MÈRE DAWSOS.

Oh ! je crois bien quelles ont de grands maîtres pour tous les talens,-... mais elles n’ont personne pour parler à leur cœur, pour les rendre douces, polies , humaines avec le pauvre monde. Le père est jeune encore, il aime bien son plaisir , il voyage, il s’amuse.

PF.GGY.

Mère , elles ne seront plus ici quand nous irons au château, n’est-ce pas? Je ne voudrais pas leur faire la révérence, je t’en avertis; elles se moqueraient d’une petite paysanne comme la pauvre Peggy.

LA MÈRE DAWSON

Fallait voir arriver leurs bonnes cousines ce matin quand elles ont appris ma chute ? Miss Caroline a couru à la fontaine avec un beau mouchoir de batiste blanc comme la neige , elle est venue me laver le visage. Il n’y a rien , rien du tout, quelle disait ; mère Dawson, n’ayez nulle crainte; et puis cette bonne miss

Page 1