‹ De l'éducationChapitre 46 sur 245 · ACTE III. SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE III. SCÈNE I

cilia Turnhill cette tendresse et ces complaisances que vous cessez d’avoir pour moi.

CLARICE

Vous m’affligez, Anna ; je ne croyais pas que de simples représentations dussent m’attirer des reproches aussi durs.

ANNA

Attendez-vous à quelque chose de plus que de simples reproches. Croyez que je saurai me mettre à l’abri du déplaisir de trouver dans ma cadette un censeur importun. Vous connaissez mon pouvoir sur l’esprit de mon père : à son retour je le prierai de me prendre près de lui avec une gouvernante; je jouirai du monde et de ses agrémens , et vous pourrez, Clarice, vous livrer entièrement à l’étude et è la morale , en restant ici avec les modèles que vous y avez trouvés.

CLARICE

Anna , je ne puis concevoir que votre humeur vous porte à de pareils procédés.... Vous m’affligez vivement.... Mais permettez-moi de vous dire que mon père, véritablement éclairé sur vos torts, ne vous laisserait pas abuser du pouvoir que son cœur vous donne. Vous dédaignez mes avis, mais craignez le juste mécontentement de ma tante : un seul mot d’elle peut développer votre caractère , et si je connais bien mon père , il saurait le réprimer.

ANNA

Ces propos deviennent trop outrageans.

LA FAMILLE DAWENPORT.

C L A R I C E , s*approchaDt d'elle pour chereber à la calmer*

Oubliez ce qui a pu vous déplaire dans des avis dictés par la seule tendresse.

ANNA, la repoutfaut.

Laissez-moi, vous dis-je, ou je sors à l’instant.

C L A R 1 C Ë , presqu'en larmes.

Qu’il est cruel d’étre ainsi traitée par une sœur tendrement chérie!

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