‹ De l'éducationChapitre 57 sur 245 · MISTRESS TÉACHUM, LADY ARABELLA · texte numérisé non relu

MISTRESS TÉACHUM, LADY ARABELLA

MISTRESS TÉACHUM.

Oui, je vous le répète avec plaisir, milady, mis.s Gécilia est l’exemple de ma maison , et sera l’ornement de la société quand elle y paraîtra ; loin d’avoir à l’exciter à aucun de ses devoirs , je ne crains que l’excès de son amour pour le travail.

CÉCII.IA.

LADY ARABF.I.LA.

Tl est bien juste quelle réponde k mes bontés; et sur ses talens , je in’en rapporte entièrement à vous ; j’ai le projet d’en procurer à ma fille adoptive; c’est devenu presqu’une mode générale ; il faut bi(?n s’y soumettre. Quant à moi, une fortune considérable m’a procuré dans le monde toutes les jouissances possibles sans avoir jamais eu la peine de me livrer k toutes ces études fatigantes. J’avais une gouvernante , mais pour m’accompagner lorsque je sortais ; et quant aux maîtres, j’en étais quitte pour donner bien vite le cachet , ce qui terminait l’ennui de leurs leçons. J’avais réellement prévu que tout cela me serait inutile : la toilette, le spectacle, les visites et le jeu étaient bien assez pour remplir l’espace de ma journée; je me couchais excédée de fatigue; auraisje eu le temps de travailler, de dessiner ou de jouer de quelques instrumens ?

MISTHKSS TliACHDM.

Si des événemens, milady, vous eussent livrée k la retraite et aux douceurs de la vie privée, peutêtre auriez-vous regretté quelques-uns de ces talens.

LADY ARABELLA

Oui, c’est aussi pour cela que je désire en donner k ma nièce ; je compte bientôt me retirer de ce monde brillant qui a fait le charme de ma jeunesse; ce doit être actuellement l’occupation de ma nièce d'éloigner de moi l’ennui qui m’obsède , et de vaner

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