‹ De l'éducationChapitre 85 sur 245 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les mêmes; BETTY et LADY HAMILTÜJN qui a entendu les dernières paroles.

LADY IIAMILTON.

Non, madame, elle ne l’est point. Vous voyez eu moi la plus tendre des mères comme elle est la plus vertueuse des filles.

CECI LIA, SC rctouroaot aa son tic toijc de sa mère , et se précipitant dans ses

Itras.

O ma mère ! est-ce bien dans vos bras que se trouve en ce moment l’heureuse Cécilia ?

MISTRESS TÉACHUM.

Sa mère ! Quel air à la fois digne et touchant !

CÉCILIA

Oui , c’est une mère chérie et digne de l’être par ses vertus et ses malheurs. Jugez, madame, quel doit être l’état affreu.\ de mon âme : je trouve à la fois, en ma tante, une bienfaitrice constante et généreuse , et l’ennemie déclarée de celle à qui je dois une vie que je suis prête à lui sacrifier. Si elle vient à découvrir et son existence et notre rapprochement , privée de ses bontés, je vais perdre les avantages d’une éducation à laquelle j’attache plus de prix qu’à toutes ses richesses. Mes talens perfectionnés auraient été ma possession la plus précieuse, puisqu’ils au-

Digilized by Coogle

CÉCILIA

raient suffi à faire exister une mère aussi respectable. Mais si notre secret est découvert ! .... si jeune encore , privée des secours de ma tante , comment pourraije acquitter envers ma mère tout ce que je lui dois ?

MISTRESS TÉACIIUM.

N’ayez aucune inquiétude , ma chère Cécilia : ou nous fléchirons lady Arabeila , ou ma maison sera pour vous un asile au moins consolant; rien ne pourra me faire renoncer au bonheur de vous garder près de moi.

CÉCILIA

Je suis pénétrée de vos bontés ; mais combien je redoute l’arrivée de ma tante; ce moment me parait devoir être le dernier de ma vie.

Page 1