‹ De l'éducationChapitre 89 sur 245 · MISTRESS TÉACHUM , LADY ARABELLA · texte numérisé non relu

MISTRESS TÉACHUM , LADY ARABELLA

LAUY ARABELLA

Cécilia, madame, est sûrement en état de sortir avec moi ?

Digilized by Coogle

1 22 CÉGILIA.

MISTRESS TÉACHOM.

Je n’en doute nullement , elle n’oublie aucun de ses devoirs , et c’en est un bien doux pour elle que de se rendre à une invitation aussi agréable. Vous êtes sans cesse occupée de son bonheur, elle en est digne; mais tous les êtres faits pour intéresser ne jouissent cependant pas des mêmes avantages.

LADY ARABELLA

Vous paraissez affligée , et cette dernière réflexion tient U quelque sentiment pénible.

MISTRESS TÉACHUM.

Oui , milady ; tous les parens n’ont pas comme voiis une générosité aussi touchante et aussi soutenue. Le monde offre quelquefois des tableaux affligeans.

LADY ARABELLA

Oui , je crois en effet qu’il vous présente souvent des scènes très-variées.

MISTRESS TÉACHUM.

A l’instant où vous êtes arrivée, milady , j’étais livrée à de douloureuses réflexions sur le sort d’une de mes jeunes élèves , prête k être abandonnée par une parente fort riche qui , depuis plusieurs années, prend soin de son éducation.

LADY ARABELLA

La jeune personne est donc coupable d’ingratitude envers elle , ou quelque action blâmable a pu exciter le courroux de sa protectrice?

Page 1