Discussion sor le projet du comité des écoles
EÔLE DE l'État. 67
(durch kirchUcie Organe) seront exécutées dans leur applioa* liop la plus complète. Le devoir des SuperhUendenten royaui ^ et des pasteurs est de se consacrer è celte inspection, non pas accessoirement, mais de la manière la plus active, et comme à une partie essentielle de leurs fonctions^ ainsi que le conseil supérieur de l'Église évangélique Le leur a rappelé, sur mon invitation, par l'intermédiaire des consistoires royaux ^ Je ferai en sorte que les évéques catholiques, de leur c6té, don* nent un semblaUe avis aux ecclésiastiques qui leur sont soumis. — En conséquence, la Régence doit avertir tous les surintendants, doyens, inspecteurs d^ cercXe» pasteurs, qu'ils aient à inspecter souvent et avec tout le soin nécessaire les écoles placées sous leur juridiction, à soutenir et assis te v les maîtres faibles, spécialement en ce qui concerne rinslrucUo^ religieuse. La tenue des conrérences paroissiales et synodales d'instituteurs peut entretenir entre les écoles d'un même cercle' une unité favorable à l'instruction et à Téducation : je laisse à la Régence le soin de donner, au sujet de ces conférences, des prescriptions en accord avec les règlements actuels.
Signé : Le ministre des cultes, de l'instruction publiqun et des affaires médicales,
Radmeb. >
Berlin,!*' octobre 1851.
On le voit : quellesqu'aient été les aeeusttlions foruMilées ptr
1. Les Snperintendmieny dans Téglise protestante prussienne, sont les instruments et les organes des consistoires. Ils exercent une juridiction • morale, une inspection ecclésiastique sur des circonscriptions plus ou moins étendues.
1 Circulaire (21 juillet iSM) adressée par VOber-Kirchen-^aih aux consistoires.
3. F., pour les conférences d'instituteurs, les détails donnés dans la section 11 de ce chapitre.
la passion, l'État, en Prusse, n'a jamais, dans le domaine de Tinstruction primaire, porté atteinte aux principes qu'il recueillait des mains de la tradition ; et non-seulement il n'a pas porté atteinte à ces principes, mais il les a dérendus contre l'esprit sophistique, contre l'esprit révolutionnaire, et, ce qui était plus difficile encore, contre les défaillances de Fesprit ecclésiastique. Ce n'est donc pas TÉtat qu'il faut accuser de la perturbation morale que nous avons constatée dans la direction de l'enseignement primaire; c'est lui, au contraire, qui, au sein du protestantisme prussien, a été le représentant de l'idée traditionnelle dans l'éducation du peuple.
Poursuivons nos études, sur le point c|ui nous occupe, dans les autres pays de l'Allemagne septentrionale.