Verordnang der Regierung za Potsdam, vom 2 Jun
« Une telle participation à la vie de l'école, si elle est dirigée par l'esprii de sagesse, de prudence, d'amour, aura les efrets les plus heureux; elle fera disparaître devant rautorité ecclésiastique les obstacles qui l'entravent, et assurera son influence.
Nous savons que cette sorte de collaboration multipliera les fatigues des membres du clergé; mais nous avons la conviction que chaque pasteur trouvera en lui-même Taiguillon qui le poussera à rechercher les fatigues, j»
A une date plus rapprochée dn moment où j'écris, en i841, YOierpràsideni de la province de Silésie promulgua un règlement pour les écoles appartenant aux différentes communions. Quel esprit présida à la rédaction de ce règlement?
« La direction de renseignement élémentaire est l'affaire du pasteur de la commune {ist Sache des Orispjarrers)^ qui doit s'efforcer, soit par la visite assidue des écoles, soit au moyen de conférences régulières avec les instituteurs de sa paroisse, d'exercer une influence personnelle sur l'enseignement. Cela est nécessaire pour le progrès de la piété chrétienne qui doit gouverner toute la vie.
C'est seulement sous la direction du pasteur et d'après le programme tracé par lui, que l'enseignement religieux peut être confié à l'instituteur; et l'on attend du pasteur , d'après la mission de confiance dont il est revêtu, qu'il dispensera lui-même, dans l'école, autant que ses autres fonctions le lui permettent, cet enseignement fondamen* tal«.>
Nous le demandons : tous ces documents de la législation prussienne ne portent-ils pas l'empreinte de la pensée qui
1. K. ce règlement tout entier dans le recueil : Schul-Recht und die UnteirrichU'Verfassung von Schlesien, par Heinrich Simon. (Breslau, 1847.)
66 SECONDE PiRTIB.
iospirait la première ioterv^olioB de rÉIat* dans le règlement général de 1 763 ?
Une dernière et importante citaUon n compléter, eo ce qui concerne la Prussci la démonstration que noua avons entreprise. Sous le feu des débats du parlement de Fraocfort, la qoestion de Ïém4mcipatian de l'école sembla* un instant, devoir se résoudre dans un sens dlreetament faostiie an système consacré par la tradition, c Lorsque la religion^ s'écriait M. Yiscber (de Tubingue) aux applaudiaBeuieiils d'aaa grande partie de l'assemblée S est devenue ce mécanisme qu'on appelle rÉglise, l'État se trouve le dépositaire d« la religion Aunmmiaire; l'État est alors plus religieux que la religion; et c est l'État seul qui doit djspraaer reMeignement. n Eh btent l'État a repovsaé te rMe dont TOntateat l'investir de dangereux anîe; il a attenda que le flot d'une opinion factice fùtdesœudn des hauteurs orageuses oè la passion Ta vait soulevé} puis, te calme reveau, è la proposition qui lui était laiia de répudier te oonconrs de TÉglise dans Fcenvre de réducatioo, il a répondu par te manifeste suivant, adressé è toutes les régenees de la monarehie :
c On a, dans les dernières années, entretenu ta pensée que te direction moratedes écoles subirait des changements essentiels.Ua4d motif ne doit aajourd'hui avoir ancu ne infeenee sur te Manière dont s^exerce l'inspection scolaire ■: car on a acquis laccmvictioB de plus eu plus londée, qvete prospérité de l'éeate primaire dépend de son union inlime avec l'Église {von ihrer itmigen Verbindung nui der Kùrche tAhàngig Ut). Il y a lieu, pour le Gouvernement, de saisir l'occasion de resserrer ces liens sous tous les rapports, en déclarant que les prescriptions légales actuelles relatives è l'inspection exercée par l'État, au moyen d'instruments ecclésiastiques,