‹ De l'éducation populaire dans l'Allemagne du nord et de ses rapports avecChapitre 39 sur 104 · Sormstags blaU^ 1S · texte numérisé non relu

Sormstags blaU^ 1S

466 fi|»301fDK 9iET|E,

VoiU quelle étoU en 1845 la profession de foi de soizaiite à qnatre-Yîiigts ppsteprs de rÉglise évangéliqaa, qHel était à leurs yeux le fondement de l'Sgliee proteeiante.

Qu'on Qe se méprenne point sur notre pensée. Je ne raproeiie pas à M. Ublich d'avoir ronipn en visière ayec le dogmatisme protestant. Je serais plutôt tenté de lui en sayoir gré. n a fait prenve, en cela» de sincérité et de courage. H. Uhlioh n*esl pas une sorte de vicaire savoyard pensant non, disant oui : ce qu'il pense il l'enseigne;, or, le principe protestant nne fois posé, de quel droit enchaîner Tesprit dans les liens d'une formule? Le protestantisme n'a de raison d'être qu'à la conditioa de frayer la route à la libre pensée ; il est le çommeiieemeiit du rationalisme; il est aela ou il n*est rien. Seulement, une fois le frein brisé et la carrière ouverte, reste à savmr on s'arrêteront la logique et le désespoir do l'esprit humain.

Nous avons constaté le point de départ de M. Uhlieh, indiquons maintenant ce qui est, pour lui , le point d'arrivée. Ce s^n faire connaître le chemin parcouru, sous l'impulsiôa de certains pasteurs et de certains maîtres d'école, par une fraction considérable des populations protestantes de l'Allemagne du Nprd. Pénétrons plus avant dans la théorie des libres communes : c'est ici que Henri Heine pourra dire :

«No9S laissons le dei aux anges et aux moineaux'. •

En accusant les doctrines du pasteur de Magdebourg , je n'entends point mal parler de sa personne. Tai vu de près M. Uhlich ; il m'a reçu sans défiance, quand je lui étais parfaitement inconnu ; il m'a introduit dans l'intimité de sa vie

Page 1