Den Rimmel Uberlassen wir
Den Engein und den Spatzen. {DmOsMand,)
da lumUle tvee cet abaodoQ plein de simplicité qu'on ne troBvei je croî«, qu'en Allemagne; et je n'y ai rien vu qqi ne command&t le reépeet ' ,
Je minterdirais de reproduire les termes d'une profession de foi que, dans le laisser aller d'un tète à tète, m'a faite le pasteur de la libre commune ; mois je retrouve cette profession de foi dans le Caiéchdgme^ k l'usage des familles» et dans la Feuille du Dimanche (SonTUagirBIaii)^ h l'usage de tout le monde. Ëyidemmenty il n'y a ici de secret pour personne, et le scrupule n'est pas de mise. Éooutez-donc le symbole actuel du pasteur Uhlicb : c'est celui d'un nombre considérable de fidèles daps presque tontes les villecf de l'ADamagne du nord-
1. Il faut pénétrer, pour se rendre chez M. Uhlich, an fond du qnartier popaleax de Magdebourg. J'étais conduit par un pauvre diable à qui j'ai deqiandé ce qu'il pensait du pasteur de la libre commune. «C'est le roi des prolétaires, m'a répondu le ya-nu -pieds, mais un roi qui n'est pas riche, et qui boit de l'eau plus souvent que du vin. Parlons plus bas, a-t-il ajouté, en baissant la voix, la police n'aime pas que des étrangers aillent rendre visite au pasteur Ublich. > — J'ai frappé à une humble porte de la WalloDberg9rstrasse. Une jeune fille, gracieuse enfant de douze à treize ans, aux joues roses, aux tresses blondes, est venue m'ouvrir en chantant. La chambre où j'ai été introduit était petite, d'un ameublement plus que simple, garnie de livres. Des plantes grimpantes tapissaient la fenêtre et disputaient l'entrée aux rayons du soleil, qui miroitaient, en se jouant, sur une muraille lézardée. Le pasteur lisait, assis devant un bureau*
M. Uhlich est un homme de soixante ans , environ ; assez grand , maigre de visage et de corps. Ses yeux, petits, ternes au premier abord, s'animent bientôt d'une expression de bonhomie qui n'est pas sans finesse.
Ronge , quand il s^ faisait peindre pour la postérité , avant de s'évanouir dans le ridicule , s'affublait d'un costume de héros, le poing crispé sur une Bible, le regard enflammé, la tête haute. M. Uhlich , en efBgie comme en réalité, porte simplement la redingote et la cravate noire des mortels ordinaires. Il en est de sa physionomie et de toute sa personne, comme de sa conversation : point d^affectation ni de désir de poser; rien de préten tieux ni de théâtral.
3. Katechismus, von Uhlich, précédé d'une dédicace aux pères, aux mères et aux maîtres. Magdebourg, 1S51.
S. Sornitags-bUtU^ von Uhlich, S* année.
« Notre dogme, c'est de n'en avoir pas. Les anciennes religions ont successivement répondu aux besoins de l'humanité, en offrante son intelligence des formules différentes. La religion d'aujourd'hui consiste à saisir les lois de ce développement indéfini. Notre religion n'est autre chose que la flear dont l'épanouissement signale chaque progrès de l'esprit bumain {die Blûihe die der MenscAengeist injeder Zeit hervortretbt)\ et notre profession de foi, — si nous pouvons nous servir de ce terme vieilli, — se résume en ceci : Amour de l'humanité! — Et Dieu, qu'en faites-vous? — Je pense qu'il y a dans la nature une force qu'on appelle Dieu, et je crois peut-être (oie/leiehi) à Timmorlalilé de Tâme. — Peut-être! c'est de la prudence; et décidément vous ne mourrez pas d'orthodoxie Hais quelle idée vos fidèles de Magdebourg se font-ils de cette Jorce gu on appelle Dieu? — Aucune idée uniformément adoptée par tous ; chacun se représente la Divinité à sa manière, selon la diversité des esprits. Ce que je puis dire, c'est que le Dieu de l'ancienne religion, un Dieu distinct du monde {einen GoU ausser der WeU)^ un tel Dieu nous ne le connaissons pas. >
Négation de la personnalité divine, voilà le terme auquel aboutit, pour M. Uhlich, la revendication hautaine des droits de la souveraineté, individuelle. Et telle est bien la pensée du pasteur; car je retrouve cette pensée développée presque à chaque page de la Feuille du Dimanche. H. Uhlich se défend d'être athée; et, en effet, il prononce souvent le nom de Dieu, et n'abrite ses négations ni sous le système de Feuerbach, ni sous la théorie de Bruno Bauer; de même encore il prétend au titre de chrétien, parce qu'il répugne aux pitoyables arguments qui traînent dans l'arrière-fond des écoles allemandes, contre Texistence même de la personne du Christ. Mais, en vérité, qu'est-ce que le Dieu de M. Uhlich? Rien de plus que le Dieu du chef actuel de l'extrême hégélianisme, Muepuissance
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00 une force qui vit en foui ^, Vâme du mande qui palpite en toute chùêe^^ qui trouve son expression la plus haute dans Tesprit de llioinme, et qui ne doit pas en être distingué : voilà le Dieu de M. Uhlich. Or, lisez le Nouveau Christianinne de H. Miebelet (de Berlin), et demandez au philosophe hégélien s'il entend désavouer ce Dieu-là !
Avec une semblable théodicée pour base, que devient la morale?
Dans son Catéchisme, je me hAle de le dire, H. Uhlich ne révèle que des intentions honnêtes. L'homme, dit le pasteur, sans grandes prétentions à la nouveauté philosophique, trouve en lui-même une triple loi, la loi du vrai, la loi du bon, la loi du beau. En obéissant à ces lois il obéit à sa conscience, il accomplit le devoir {Pflicht). Or, l'homme est tenu à l'accomplissement du devoir, en dépit de ses passions premièrement, et ensuite en dépit des obstacles extérieurs. Pourquoi? Parce que faire son devoir c'est, pour l'homme, suivre les lois de son être.
De ce principe, M. Uhlich déduit des préceptes dont assurément il faut souhaiter l'application : « ... Que l'amour de tes semblables l'emporte sur l'amour de toi : le propre de l'amour est de s'oublier soi-même, et de trouver son bien dans le bien de son frère... » Rien de mieux, k... Donne à ton âme la jouissance du beau, dit encore M. Uhlich. Cette jonissance, le plus pauvre peut la trouver dans la nature. Orne le monde, autant qu'il est en toi, des attraits de la beauté : il reste encore beaucoup à faire pour que le monde devienne le jardin de Dieu. Les peuples anciens, les Grecs, ont, en cela, fait plus que nous; mais c'est le crime de beaucoup
1. SonntagS'Blatt da l** février 1852, dans un article intitalé Unsere Àmsichten^ et du 18 janvier, dans le morceau : Gott mit uns,