Questions de méthode de l'enseignement
g 23. — Il y a un examen général et public par année. Cet examen, qui a lieu à Pâques, se fait pour chacune des classes du séminaire; il a pour but principal de donner à la Régence provinciale une connaissance exacte de l'état de l'institut. L'examen est fait sous la présidence d'un commissaire de la Régence.
Outre cet examen général annuel, le directeur, assisté par les maîtres, fait des examens, de trois en trois mois, sur toutes les branches de l'enseignement. Enfin, une heure est coosacrce à la fin du mois, pour chacun des objets d'étude, à une répétition de tout ce qui a été vu pendant le cours da mois.
§ 24. — Il y a une école d'exercice annexée au séminaire. Pour que la part prise par les séminaristes à l'enseigoemeot de l'école annexe leur soit profitable, et qu'ils apprennent à connaître tout l'organisme scolaire, les séminaristes de troisième année sont répartis en trois divisions, de manière qu'il y ait dans chaque division des élèves très capables et des élèves plus faibles. Chacune de ces divisions assiste, pendant deux mois , à renseignement qui lui convient dans
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uDedes classes de l'école annexe, et passe ensuite à une autre classe. Les élèves prennent part aux exercices, tantôt en écoutant, tantôt en enseignant eux-mêmes; et ils doivent successivement enseigner toutes les branches d'étude en usage dans une école publique, notamment la religion, l'art d'analyser les objets, la lecture, l'écriture, la langue, le calcul et le chant.
On confie aux séminaristes les plus capables le maniement de renseignement, pour chaque branche, afin de les exercer à gaider toute une classe. En ce cas, la surveillance du maître se fait de moins en moins sentir, et son action ne se produit qu'à des intervalles éloignés. Les séminaristes qui enseignent en de telles conditions» ont le devoir de rendre compte, une fois par semaine, des résultats qui ont été obtenus dans chacune des branches d'étude.
Chaque séminariste doit enseigner en moyenne i2 heures par semaine, pendant le cours pratique (3* année).
§25. — L'examen fait annuellement à Pâques est, en même temps, pour A division de troisième année, l'examen de capacité des instituteurs {SchuHehrer-Pm/ung) . Cet examen dure trois jours. Il porte sur tous les objets d'enseignement, et est fait par les maîtres ordinaires en présence du commissaire de la Régence. L'examen est en partie verbal, en partie écrit; Texamen verbal est entremêlé de leçons pratiques données par les séminaristes, ou à des enfants choisis ou à toute une classe. Selon le résultat de cet examen, et selon aussi les notes et éclaircissements fournis parle directeur et parles maîtres, dans une conférence à laquelle prend part le commissaire de la Régence pour les écoles {Regierwfigs'Schul-Referent)^ il est délivré à chaque séminariste sortant un double certificat émanant du direC' leur et des maîtres, et visé du commissaire de la Régence. Ce certificat confère le droit d'être appelé à une fonction d'école.
L'un de ces certificats porte la mention la pins précise et la
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plus spéciQée des coonaissances de Tinsti tuteur, dans les différentes branches de renseignement» et^ pour cb^pune de ces braocbes, l'indication du degré d'aptitufle à enseigner. On ajoute des renseignements consciencieux sur la valeur morde {moralische Befahigung)^ la cqnduit^, le caractère de l'examiDé, et sur les espérances que fait concevoir son aptitude. Tous les éléments d'appréciation doivent se résuiner en uq jugemeot
géoéral exprimé par ces mots : Excellent^ bieUf suffisant, et les nombres correspondants I, II, III. Ces certificats sont remis par le directeur du séminaire à la Régence provinciale, saos passer par les mains des séminaristes.
L'autre certîQcat exprime d'une manière générale Taptitude de l'examiné, par les mots : Excellent^ bien, suffisant, et Ifô nombres correspondants I,II,ni. Il estdonqéaux séminaristes, afin qu'ils le puissent présenter quand ils aspirent à un emploi scolaire. Après un intervalle de deux ans, tous les séminaristes, sans distinction, qu'ils aient trouvé pendant ce teoips ou non, un emploi provisoire dans une école publique, sent tenus de se soumettre à un nouvel examen dans le séminaire ^
Dans cet examen, on se préoccupera spécialement de Tharmonie, de la mesure, de la solidité des connaissances, et surtout de la capacité et de l'babileté pratiques. Le certificat portant sur le résultat de ce nouvel exanoen sera joint au certificat de Texanien de sortie, remjs, comme lui, à la Régence provinciale, et donné en double à l'examiné. En même temps que cfô examens, sont passés les examens des candidats qui n*ont point été élèves du séminaire.
L'époque de ces examens est annoncée par lies feuilles de la province.
§ 26. — Quand il s'agira de pourvoir à un poste de maître
1. On sait que depuis le décret du 81 décembre, le titre définitif d'instituteur ne peut être obtenu, en France, qu'après trois ans d'exercice, à titre de suppléant.
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d'école, pD 8i}ra é^ard» «vapt tputj, aox iostitateura ^rtis du sémiqaire» et pourvus dq brevet de capacité. Ou n'admettra ancun autre candidat, q|i|*à défaut d'anciens élèves di) séminaire.
§ 27. — Des certificats de mœurs sont rédigés en double expédition : les premiers présentent, dans une note concise, le résultat pur et simple. Ils sont rerois aux séminaristes, afin que ceux-ci les puissent prodifire quand ils se portent comme candidats à une fonction scolaire. Les seconds donnent des détails sur le développement moral des séminaristes. Ils seront remis à la Régence provinciale. (^ certificats de mœurs sont donnés selon ces trois degrés :
I. Excdleni, avec les degrés intermédiaires; 4, excellent; 3, très bien; 3, bien.
H. A>fi, avec les degrés intermédiaires ; i, biep; 3, asses bien; 3, suffisant.
m. Mahii que bien, aveclesdegrésintermédiaires; 1 , comme il faut; 2, passable; 5, mal.
§28. — A la sortie du séminaire, chaque séminariste indique au directeur son nouveau domicile. Il se fait connaître, en qualité de candidat à un poste d'instituteur, au doyen do district qu'il habite. Il est tenu de rendre compte à ce dernier de tout ce qui concerne sa conduite et le développement de ses études, et de lui fournir tous les travaux que celqi-ci croit devoir exiger. Les doyens donnent, à la fin de chaque anqée, des renseignements à la Régence provinciale sortons les candidats qui vivent dans leur district.
§ 29. — Dans le but de bien ponnattre l'état et les besoins des écoles auxquelles le séminaire doit fournir des maîtres, afin de pouvoir examiner si l'instruction donnée dans le séminaire est en rapport avec les besoins des écoles du district ; enfin, pour se rendre compte du succès des instituteurs dans
Feiercice de leurs fonctions, le directeur est tenn de parcoorir successivement, pendant les grandes vacances annuelles, les différentes parties du district du séminaire, et de remettre à la Régence provinciale un rapport détaillé sur les écoles publiques.
§ 30. — Afin que l'influence salutaire du séminaire agisse sur les instituteurs qui ont besoin de se perfectionner, afin aussi d'établir l'uniformité d'enseigtiement dans les écoles, et de faire en sorte que le séminaire devienne pour toutes comme un foyer vivifiant, les maîtres dont on parle seront cod?oqués, pendant Tété, pour un temps plus ou moins long, selon les besoins. Cette convocation, d^ordinaire, aura lieu tous les deux ou trois ans. Les maîtres du séminaire feront à ces instituteurs un cours méthodologique portant successivement sar tous les objets essentiels de l'enseignement dans les écoles pabliques. Les instituteurs seront de plus employés dans les classes spéciales de l'école d'exercice. Les maîtres d'école qui sont arriérés par négligence doivent payer les frais de participalioD à ces cours. Les autres recevront une indemnité prélevée sur la caisse des écoles, et jouiront gratis du logement dans le séminaire.
Le directeur du séminaire donnera, dans le rapport annuel, des renseignements spéciaux sur le résultat de chaque cours méthodologique. »
Tel est le règlement du séminaire de Fulda. Il était nécessaire de le faire connaître en entier : deux points très différents doivent particulièrement attirer notre attention.
Premièrement, il est fait appel, dans une certaine mesure, et au point de vae de la direction morale, h un sentiment qui élèvetoujours, àses pro pre yeux, quiconque a mérité d'en être l'objet, sentiment qui est le nerf de la discipline dans les écoles normales anglaises/et qui n'est pas inconciliable, tant s'en
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faut, a?ec les exigeoces de la surveillance la plus sévère, à savoir : la confiance. Assurément, on n'accorde pas aux élèves des séminaires allemands la même indépendance qu'aux élèves des écoles normales de la BriiUh cmd Jcreign socieiy. On ne s'efforce pas en Allemagne, avec la même ardeur et la même foi que sur le sol anglais, de développer dans Tesprit des maîtres futurs le principe du self-govemmeTii ; cependant on ne retrouve pas, dans le régime du séminaire de Fulda, cette rigidité disciplinairequi,dansd'&utres règlements» va jusqu'au sacrifice de toute volonté individuelle» et ne laisse peut-être pas au maître futur, il faut en convenir, une dose d'initiative suffisante pour le préparer a la liberté absolue dont il jouira au sortir de l'école. A Fulda, les élèves-maitres n'ont pas, comme à Borough-road, la libre disposition d'euxmêmes dans l'entre-deux des études ; cependant il leur est permis» plusieurs fois par semaine, de sortir librement. On ne leur impose, pour ces intervalles de liberté, qu'une prescription : rendre compte de l'emploi de leur temps; et cette prescription est éminemment de nature à relever, dans leur propre estime, ceux à qui elle s'adresse, puisqu'elle est un hommage rendu par la confiance du directeur è la dignité du caractère, comme à la bonne foi des élèves.
De plus, tandis que les futurs instituteurs, dans d'autres écoles normales, ne sauraient franchir le seuil sans être placés sous le regard et sous la tutelle d'un maître, des permissions de sortie peuvent être accordées, à Fulda, par le directeur ou par un maître en son nom. Enfin, on retrouvedes traces, dans le séminairedont nous parlons, de ce système mu/t^^/si complète • ment appliquée la discipline dans les établissements anglais. Là aussi, on compte, dans une certaine mesure, sur le respect de la hiérarchie; là aussi, jusqu'à un certain point, on veut que Tobéissance à la loi imposée par desjootW soit l'apprentissage du commandement; et, sous le titre de senior, un élève
is
est appelé, chaque mois, à la direction disciplinaire de chacune des classes.
Au reste, une telle pratique n*est point particulière au séminaire de Fulda. Une autre école normale catholique, l'école deBreslau,enSilésie, présente, è cet égard, de curieux détails. Il faut citer les articles qui suivent du règlement de l'école normale de Breslau :
« 17. Ceux des séminaristes qui se sont distingués par une conduite irréprochable et un zèle exemplaire, sont chargés de certaines fonctions.»
« 18. A chaque division est préposé un premier jé^uor qu'on second senior remplace au besoin. La charge de ces dignitaires est de maintenir le silence pendant les heures d'études, d'avertir ceux qui troublent Tordre, et, si cet avertissement est inutile, d'en donner avis au directeur ou au maitre chargé de la surveillance. Le premier senior signale au professeur les séminaristes qui seraient absents au moment de la leçon; il fait connaître au directeur les noms de ceux qui n'auraientpas quitté le lit au son de la cloche. Les seniors veillent à ceqoe l'ordre et la propreté régnent dans les dortoirs et les salles d'étude. »
« 19. Un régent et deux sous-régenis sont préposés à tout ce qui concerne la musique. Le régent tient l'inventaire des instruments, en est responsable, et fait faire les réparations nécessaires. Il désigne ceux qui, le dimanche ou les jours de fête, doivent prendre part aux chœurs de l'Église; il règle l'ordre d'après lequel chaque élève doit venir s'exercer dans la saile de musique, à l'orgue et au piano. Enfin, il lui appartient de diriger les exercices musicaux du soir, ainsi que les chants pendant le service divin.»
« 20. Le soin des malades est confié à un garde supériewr des malades {Oberkrankenwdrier) choisi dans la première division. Ce dignitaire est chargé de tout ce qui concerne la survcil-
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lanee dç l'infirmerie; il veille à ce que les ordoDDaDces da médecin soient observées. Tous les matins^ il fait un rapport au directeur sur l'état de l'infirmerie. Il a un auxiliaire nommé Unferkrankenwàrier, La durée de ces fonctions est d'une demi-semaine ; elles sont confiées alt-^rnativement à chaque séminariste, à l'exception seulement de ceux qui sont déjà dignitaires. Le Krankenwàrier ne doit pas s'absenter des leçons sans nécessité absolue. >
•• 21 . Le Gartenaufseher lient l'inventaire des objets de jardinage, et en est responsable. Il préside aux travaux du jardin.»
c 22. \J Oberglockner est responsable et prend soin de tous les objets consacrés au service divin; il a sous ses ordres un Uniergloclcner. »
" 23. Le service à^. portier est très important pour l'élabliasèment. Tous les séminaristes, les ieniors même, au besoin^ y sont astreints.;!
c Le portier tient un registre où il consigne tout ce qui, pendant les heures d'étude, lui est demandé concernant quelqu'un des maîtres ou des séminaristes. Il note ceux qui sortent ou rentrent hors des heures convenues, avec les motifs allégués par eux. Ce livre est présenté chaque matin au direc* teur.»
« Le portier a soin que les portes soient toujours fermées, et ne souffre pas qu'on se tienne sur le seuil. Défense est faite à ses camarades de s'arrêter dans la loge sans nécessité. Il ouvre à qui se présente. S'il s'agit d'un étranger, il s'informe avec politesse de son nom et de l'objet de sa visite.»
«Il avertit le directeur ou fait venir le séminariste demandé, mais ne doit jamais déranger les élèves pendant les heures d'étude. Il annonce, par le son de la cloche, les exercices de piété, ainsi que le commencement et la fin de chaque étude. »
On le voit, il est fait appel , dans l'école normale de Breslau, aux ressources de l'aclivilé individuelle. Les établisse*
ments catholiques, au delà da Rhin, ne sauraient être accusés par les établissements protestants de comprimer, dans leurs élèves, le sentiment de la personnalité, Se&sigefiihl.
Le second point à Texamen duquel nous conduit le règlement du séminaire de Fulda, c'est le mode d'après lequel sont délivrés aux élèves sortant des écoles normales, et en général aux instituteurs, les brevets conférant le droitd'étre appelé à un poste d'enseignement {Ansiellungsjàhigketi).
D'abord, l'examen ne se compose pas seulement, comme en France, d* épreuves écrites et d'épreuves orales ; il implique en même temps des épreuves pratiques , c'est-à-dire des leçons données à des élèves. C'est là un point essentiel, et sur lequel je ne saurais trop appeler l'attention. Par quel autre moyen , en effet , sinon par des épreuves de ce genre, constater l'existence des qualités qu'il importe, à un si haut degré, de trouver dans l'instituteur, et qui se résument dans l'art de transmettre les connaissances acquises, art of communicaiingy comme disent les Anglais? On a reconnu, en France, la nécessité d'exiger les preuves de cette aptitude, des aspirants au brevet des salles d'asiles. M'est-il pas nécessaire, au même titre, de demander une preuve analogue aux jeunes gens qui aspirent aux fonctions d'instituteurs, c'est-à-dire aux maîtres qui sont appelés, dans l'école, à continuer, en la développant, l'œuvre d'éducation commencée dans la salle d'asile?
Une autre observation doit porter sur la composition des jurys d'examens. Ce ne sont pas, qu'on le remarque, des hommes attachés à un enseignement d'un autre* ordre, des membres de renseignement secondaire ou supérieur qui entrent dans les jurys, mais des professeurs d'écoles normales présidés par un membre de la Régence; des fonctionnaires, par conséquent, à qui leurs habitudes scolaires et leur ex- I)érience technique ne permettent pas d'altérer le caractère
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de Texamen, ni d'égarer Tesprit des faturs roaitres, en leur posant dies questions inspirées par des préocenpations étrangères à lenrs études. Nous aurons plus tard à insister sur ce fait.
Enfin , il importe de signaler la disposition en vertu de laquelle tout instituteur en possession du brevet de capacité est tenu» après une nomination provisoire dont les effets ne se prolongent pas au delà d'une année, de venir se soumettre à un nouvel examen, examen qui a pour but, non plus de constater des connaissances que Ton suppose désormais acquises, et, selon l'expression allemande, de contrôler l'instruction matérieUe^ mais de vérifier la manière dont ces connaissances se coordonnent entre elles, et le point d'appui qu'elles se prêtent mutuellement; surtout de s'assurer des progrès que, depuis son entrée dans la carrière, l'instituteur a faits dans l'art, de diriger une classe, d'agir sur les esprits, et de mettre en pratique les préceptes pédagogiques qui ont été l'objet principal de l'enseignement dans l'école normale.
Un usage identique se retrouve dans les pays voisins de la Hesse, et notamment en Prusse, où les jeunes instituteurs, avant de recevoir un titre, doivent avoir exercé, en vertu d'une délégation provisoire, deux années au moins dans une école publique ou privée ^ . Ces deux années sont un temps d'épreuve à l'expiration duquel les témoignages des autorités scolaires^ témoignages portant sur l'aptitude, les dispositions morales, la vocation, en un mot, peuvent seuls assurer au candidat la conquête d^un titre définitif.
Le principe d'un stage imposé aux instituteurs débutants, se trouve dans toutes les législations de l'Allemagne du nord; et l'on ne peut que s'applaudir, de l'avoir vu passer dans notre propre législation ; le décret du 31 décembre 4853, est, sous ce rapport, spécialement, un progrès consi-
1. Voy. à la fin da vol. Télude sur le budget de Pinstruclion publique, en Prusse.
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dërable dont renseignement primaire, en France, ne tardera pas à ressentir les effets.
Un document officiel doit ici trouver place. Ce document témoigne du soin et des précautions dont on entoure, en Prusse, la nomination d*un instituteur; il s'agit d*une circulaire du Schul-Kollegium de la province de Brandebourg , en date du 12 octobre 1853.
c Les mattres qui prétendent h une place devenue vacante, ou qui aspirent à la direction d'une école communale nouvellement fondée, doivent se soumettre à un eiamen spécial.
c Cet examen est subi devant une commission composée d'un membre du Schul-Kollegium^ du conseiller scolaire delà commune, du directeur du séminaire de la circonscription.
(cL'examen consiste :
1*" En une composition écrite, sur un sujet pédagogique;
2® En une ou plusieurs leçons faites à des élèves ;
S"" En un entretien oral du candidat avec les membres de la commission.
« Le sujet de la composition écrite, comme celui des leçons, est donné par le président de la commission. C'est aussi ce dernier qui désigne l'école dans laquelle sont faites les leçons en la présence de deux membres, au moins, de la commission.
c Le résultat de l'examen est immédiatement réspmé et constaté par ces mots : « suffisant > ou < insuffisant » .
« Il n'est pas remis de diplômes au candidat pour cet examen spécial.
« Si le résultat de Texamen est assez satisfaisant pour que l'instituteur soit chargé de la direction de l'école, la ratifica* tion du choix qui a été fait de cet instituteur est immédiatement donnée par nous; s'il en est autrement, un autre candidat est soumis au mèm^ examen, è sa place.i
On le voit, en Hesse comme en Prusse, en Hanovre comme
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en Saxe» tout, dans renseignement primaire, part de Técolc normale, et tout y revient. Le Schullehreneminar, dans TAUemagne entière, Allemagne catholique ou Allemagne protestante, est le fondement de tout le système pédagogique, rinstrument à Faide duquel les chefs religieux du pays aussi bien que les hommes d*État, ont entrepris de ramener Téducation populaire dans la voie où les gouvernements doivent la maintenir à tout prix.
c Supprimez les écoles normales, me disait, à Berlin, un des chefs de radroinistration de l'instruction ^publique, et, en dehors des associations religieuses qui nous manquent, et qui, chez vous, ne suffisent pas au vingtième des besoins, vous n'aurez pour instituteurs du peuple que des incapables ou des aventuriers. Faisons donc en sorte que ces écoles deviennent des instruments de vie.»