‹ De l'éducation populaire dans l'Allemagne du nord et de ses rapports avecChapitre 66 sur 104 · SB • «> S · texte numérisé non relu

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Continuation ; et étude de la perspective.

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Dessin d'après modèle et composition.

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262 TROISIÈME PAbTlE.

§ 14. — Là distribution dé reoseigneioeût entre les maîtres se fait à l'amiable entre eui, sèldn les goûts et le talent de chacun. Elle doit être approuvée par là Régence provinciale. Le directeur est tenu d'enseigner par semaine, pendant dlxiiiiit heures; le maître en second» pendant vingt-^quatre; le màiire de musique, pendant trente, et le maître suppléoièd taire pendant vingt-cinq. L'enseignement de la religion, de là pédagogie, de la méthodique et les leçons sur le rôle de l'ifastituteur sont réservés au directeur. >*

On le voit> ce principe de la répartition des objets d'enseignement entre les trois années <l'étude est nettement posé :

« Dans les cours de première et seconde année, les séminaristes apprennent comme disciples ce que, plus tard, ils doivent enseigner comme mattres. Le coûts de troisième année est consacré ati développement progressif dé rinstitdteur et Ton Ty ramène tout à l'application. »

Les Allemands résument sous trois mots le caractère des enseignements attribués à chacune des années : k la première, l'instruction /brm^/Za, c'est-à-dire l'instruction qui a pour but de rendre les jeunesgensaptesà saisir etàcomparer; qui ouvre les facultés de l'esprit comme autant de /ormes ahx conceptions du bon et du vrai; — à là seconde année, l'instrtictiôa maiérielle^ c'est-à-dire l'ensemble des cotinaissances positives nécessaires à raccomplisseinent de la vocation d'instituteur; — à la troisième année enfin, l'instruclionpra/t^ue, c'est-à-dire celle qui témoigne de Tbabiletédu mettre à enseigner ce qù*il a appris, à transmettre ce qu'il a reçu.

Lé cours des éludes est organisé selon ce système an séminaire catholique de Fulda, comme au séminaire de Berlin, comme dans tous les séfaiinaires d'outre-Rhin; et cette organisation, il faut bien le reconnaître, n'est qne l'application

ÉCOLES NOÉftiiE^ tf JNl^rrUTEURS. !2l55

des toii û'nûh tainé méthdde et dês preseriptions da bon

Il élt k peine beêôio de fiiire remarquer la place ftnportafate qili Mt ré^rtée, danê les programmes des déibiDairés àlleihatids, k renseignement de la science pédagogique.

Soos la leçon des faits et la Inmière de l'eipériettce, on a banni de cette ëlude^ nons Tavons dit, les dételopt)ements qni {Mutaient èb compromettre le bnt; la lecture do règlement récemment promulgné en Prnsse île laissera aucun doute fe cet égard. Mais on n'eât pas compris au delà dn Rhin que l'abus , sur ce point , pût amener à condamner le principe. On ne juge pas admissible, dans les séminaires allemands , qu'un instituteur puisse aborder sa difficile mission sans avoir des notions suffisantes de la science de l'éducation» sans savoir ni d'où il vient, ni par où il marche, ni où il va. On ne regarde pas comme dangereux de donner aux futurs maîtres quelques idées claires sur les facultés de l'esprit qu'ils sont appelés à cultiver, et l'on ne croit pas tout perdu parce qu'on les entretient, dans des leçons d'un caractère essentiellement pratique, de Tapplicalion de ces facultés aux diverses branches d'étude. C'est pourquoi, dans les séminaires placés sous l'infiuence de l'évèque de Fulda ou de l'archevêque de Cologne, comme dans les séminaires protestants de Berlin, d'Esslingen, ou de Hors, etc., un cours spécial de pédagogie, sous le nom de science de V école ^ est professé pour les élèves-maitres de troisième année. On s'est effrayé, ailleurs, à une certaine époque, des tendances ^que pouvait faire naître un cours de ce genre chez de futurs maîtres d'école. Nous croyons qu'on s'est préoccupé du mot sans se rendre compte de la chose. Un instituteur sans principes pédagogiques, c'est un pilote sans boussole ; les mêmes écneils restent pour le pilote; on lui enlève seulement les moyens de les signaler.

Dans les conditions particulières où il se trouve placé, le séminaire de Fulda se présente à nous comme un curieux sujet d'observations. Il est intéressant de connaître l'organisation des établissements normaux, non plus dans les grandes provinces centrales de Prusse ou dans les pays rbénans\ mais dans une contrée dont la renommée n*est pas à la hauteur de celle du pays classique des écoles. Achevons d'étudier le règlement du séminaire catholique de Fulda, règlement dont plusieurs parties déjà nous ont paru inspirées par une remarquable intelligence et des moyens et du but.

Règlement de V Ecole normale de Ftdda. (Suite.)

§ 16. — Les séminaristes jouissent» dans l'in&titut, do logement, du chauffage, de l'éclairage, du coucher, de la nourriture. Les frais d'entretien et de nourriture du séminaire sont pris à forfait par un économe ; le contrat doit être soumis è l'approbation de la Régence.

Chaque séminariste paye annuellement 24 thalers (90 fr.)-

Six écus sont payés par trimestre.

Si l'absence totale de ressources est dûment prouvée, et si une sérieuse aptitude est constatée, remise peut être faite à un quart des séminaristes de la totalité ou de la moitié de la pension.

§ i7. — Tous les efforts tendent, dans le séminaire, à exercer une salutaire impression sur les sentiments, les principes et la conduite des élèves. La vie commune des séminaristes s'y rapproche de la vie de famille. Elle est fondée sur une estime réciproque, sur une affection et une confiance matuelles. Le directeur du séminaire doit tenir lieu de père à chacun des séminaristes.

1. M. Cousin, comme on sait, a donné de longs rapports sur les séminaires de Potsdam et de Briihl.

ÉGOIiES NORMALES D* INSTITUTEURS. 265

C'est è lai principalement qu'est confié le soin de former les élèves è la piété et à ce christianisme pratique qui se manifeste par la pureté des mœurs, par la sincérité des paroles et des œuvres, par Tamour de Dieu et de sa parole, par l'amour du prochain, par l'obéissance prompte et joyeuse , par la concorde fraternelle, par la participation régulière aux exercices pieux du foyer domestique et du service divin , par le respect dû au souverain et à la constitution du pays, et par le dévouement inébranlable à la patrie. C'est la mission du directeur d'accoutumer les élèves à une application constante, à une activité réglée , au bon emploi et à la sage distribution du temps, à Thabitude de Tordre extérieur, même dans les choses qui semblent petites, au silence et à la tranquillité dans les' heures du travail , à une manière d'être convenable en tonte circonstance et è l'égard de tous, à la simplicité, mais en même temps à la propreté des vêtements, au respect de soi en tontes choses.

§ i8. — Le directeur sera secondé dans sa mission de surveillance par les maîtres adjoints qui vivent au milieu des élèves et coucbentavec eux au dortoir, ainsi que par les élèves les plus âgés de chaque classe. Il dresse un règlement et un ordre du jour qu'il soumet à la Régence. Les séminaristes, en entrant dans l'institut, s'obligent par promesse solennelle à observer le règlement.

Les bases du règlement sont les suivantes :

Lever : en été, à 4 heures; en hiver, à 5 heures et demie; dans le printemps et en automne, à 5 heures.

Coucher : en été, à 9 heures; a 9 heures et demie en hiver ; dans le printemps et en automne, à 40 heures. Quelques minutes sont données pour la toilette. .Un quart d'heure après le lever, prière commune ; en été, à 4 heures et demie; en hiver, à 6 heures, assistance à la sainte messe ^ déjeuner; puis on fait les lits. En été, è 8 heures ; en hiver, à 7 heures, com-

266 TROISIÈME PAHTIE.

mencentle^éttidefl. A tbidi, lé dîner; à T heures, lèsëapër.Uii quart d'Heure âvailt le cdbëher, la prière en cbiditann. Le temps comprit ebtré la prière du itiatiil et la prière Un soir, est rempli par rëttseigdemeat iju^bn dodue ou qu'on reçoit, par des études privées et les i'écréatihns nécessaires. De 5 à 7 heures dii soir, il y a suspedsion d'études. Où emploie ce temps, en été, à la culture du jardiU, aui exercices gymoastiques et aut bains. Deux fois par seknainë; il cit permis soi sémiharistes de sortir iibreiiierit après dlhèr. Maifc Ils doivent rendre compte du bon emploi de ce temps. Il leur est {iarticolièrement interdit de frécfuéiiter leâ cabarets, de faitler etde boire de Tëaù-de-vie. Il est également interdit de jouer de ^à^gent, aui cartes et aux dés. De tem[<ft en temps, on fait des pt*ohienades et des excursions, Sous lé kurvetliunce d*Dn maître.

Pour toute auiré sortie, il faut uhe permission du directeur ou du maître qui le représente.

Les séminaristes, ainsi que les mflUrés, 6'àppi*ocheDt des sacrements à certaines époques déteridinées.

Ud maître adjoint est chargé de le surveillance itnmédiate des séminaristes au dortoir, au réfectoire et dans les salles d'éttidè. En outre, un èétninariste, digfaede toute fconflance,est pi'éj)Osé à cha<jue classe; un sédiidàristé est appelé, chaque mois, à cet emploi.

§ 19. — Moyens dé discipline : Réprimande en présence da directeur de la classe ou de toutes leb classes; inscription aa livre dMnspection ; censhre de la semaine, censure générale da mois; répHmandë dèvâht la conférence des inslltuleurs; privation de récréation et de sortie. SI ceè puîiitions sont insaf* flsante8,od si quelque fatite contre les mdburs i*edd nécessaire réioignémént idmédiat d'un élève, le directeur propose à la Régence Texclusion de l'individu eti quéstidn. Tdut élève exclu du séminaire, ou ayant quitté l'institut de son plein gré, sans

écOLES NOBBtALES D'IN^ITUTEUES. 267

certificat de sortie, né peut ètt*e admis anl ëiameod, ni à aociiDe fonction scolaire.

§ 20. — Les vacances firincipales du sëmitiaire ( quatre semaines) ont lieu pendant le tûôH de septembre. Outre cela trois vacantes d'dnë ëemainësont réparties entre Pâques, la Pentecôte et Noël. Pendant les vacances de la Pentecôte les élèves ne sortent pas de Titistitnt.

§21. — Le dernier jour de chaque semaine, chaque mnttre chargé delà surveillance spéciale d'ûtie classe eh fait la eensUre : il donne connaissance des notes qui ont été inscrites pendant > la semaine sur le livre declasse.W demandecompte de leUrcondoiteanx élevés qui biit violé quelque article dû règlement ou commis quelque autre faute, il prononce les peines qu'il lui appartient d'infliger ; il reçoit les griefs, plaintes et demandes des élèves, et met fin aux petits différents qui peilvent exister entre eux. Les peines infligées sont inscrites dans le livre d'ordre. Dh reste, et bien entendu, pour ce qui est des fautes exigéant une répression immédiate, on n'attend pas le jour de la censure. Chaqhe quatrième samedi, le directeur du séminaire, après la censure de la classe, fait une censure générale ( eine aïïgemeiiiê Haiiptcensui') en présence de tous les maîtres; il avertit, exhorte, encourage. A la fin de chaque anhée, a lieu une distribution des places dans chaque classe, d'après la co&duite des élèves eotislgnéeau livre de V inspection tenu par le directeur, et d'après les livres de classe tenus par les maîtres; à cette époque également, est dressé le livre de la censure générale^ contenant les jugements sur l'aptitude, Tépplication et les progrès. Chaque séndinariste reçoit un certificat.

§ 22. — Après la censure générale, tous les maîtres dû séminaire se réunissent dans une conférence, sous la présidence du directeur. Dans ces conférences, il est délibéré sur tous les objets qui intéressent le séminaire. Les maîtres des écoles annexes peuvent être appelés aux conférences par invitation du

268 TROISIÈME PAETIE.

directeur. Les matires réunis eu conférence sont consultés particulièrement sur les objets suivants :

i . Fixation des objets de renseignement et plan des leçoDs.

2. Administration du matériel de l'enseignement ( achats pour la bibliothèque, les collections, l'enseignement de Thistoire naturelle et de la physique).

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