‹ De l'éducation populaire dans l'Allemagne du nord et de ses rapports avecChapitre 96 sur 104 · I. Lycées, 1,88B,S3I fr. 87 c · texte numérisé non relu

I. Lycées, 1,88B,S3I fr. 87 c

Bourses et dégrèTemeDts, 679,944 fr. 40 c.

Encouragements aux cofléges coraniunaat, 99,931 fr. 06 c.

La diffërence est plus saisissante encore quand on compare les deux chiffres des receltes générales des premiers et des seconds «

Total des recettes (lycées français) 8,882,082 fr« 93 e«

Id. (gymnases prussiens), .., 41008,335 tiiaUr».

(4.084,257 fr.)*-

Deux lycées seulement en France jouissent de revenus impor-

tanU : Louis-le-Grand et Napoléon (63,943 fr., — et 93,099 fr.).

Après ces deux lycées viennent , dans Tordre des faits en question,

ceux de Rouen (44,364 fr.) ; de Strasbourg (H ,663 fr.); d« Lyon

(10.940 fr.) ; de Metz (9,438 fr.) ; de Nantes (8,030 fr.) ; de Douai

(7,966 fr.) ; de Rodez (9,056 fr.) ; de Tournon (5,877 fr.); de Laval

(5,404 fr.). Les revenus des autres lycées n'atteignent que des chif*

fres plus ou moins insignifiants.

Voyez, au contraire, les établissements prussiens. Laissons de côté

les six gymnases de Berlin, dont le revenu total est de 54,953 tha*

lers ou 494,683 francs; prenons les gymnases des provinces. Voici

quelques noms et quelques chiffres :

• Revenu.

Gymnase de Pforta >.* 44,446 th.

(434,485 fr.)

— deLiegnili 25,495 th.

(94,472 fr.) École latiue de Halle. • . « . » • 5,294 th.

(49,832 fr.) Gymnase de Munster 8,472 th.

(30,445 fr.)

— deDuisburg 5,624 th.

— de Cœsfeld 4,995 th.

(48,764 fr.)

(22,078 fr.)

— de Bond 7,470 th.

(26,887 tt.)

— de Oppeln 5,376 th.

(20,459 (r.) <*- de Oleiirili. ••«<«• ••»••».. 5,T49lb.

(49|466rr.) Etc., etc.

I. cette disproporUoo e'ezpHqae tout ottnrelleaieot, lei pêné^ûnnati éUnt pour aiMi dire iDconoot en AlleinasDe. Le prodait det penaioiu entre â lui leol, dans reniemUe des recettes des lyoése franffah, pottr àJM,M fr. 09 c

a. Pensloonat.

AFPCNDice. 595

La ritoation flnancifere des gymnases e^t dooc géDératement très bonne. Eh bien, de tels revenus n'empêchent pas le gouvernement pmssien d'Inscrire an budget de l'instruction publique des sommes considérables destinées aux subventions dont nous avons parlé.

L'avantage que possèdent les 440 gymnases prussiens sur nos 57 lycées 1, sous le rapport des ressources propres, est un point très important. La moyenne de ces revenus , pour les seconds , est de 5,556 fr. 40 c; elle est pour les premiers de 42,579 fr. 65 C. On le volt donc au premier coup d'œil : quand, frappé des anomalies qui embarrassaient le régime financier des lycées, M. le Ministre de ^Instruction publique y a porté remède en soumettant les tarifs des frais d'études 4 Une révision sévère, les personnes qoi, pour essayer de combattre une mesure commandée par l'intérêt des grands établissements pablics, croyaient pouvoir invoquer l'eipérienee des pays voisins, ces personnes ignoraient les données les plus élémentaires du problème. Premièrement, elles se trompaient en fait. Les frais d'études dont le tittt varie du reste dans les diverses provinces de Prusse, sont, dans plttsléurs établissements d'outre^Rbin, plus élevés quMIs ne le sont en France. Mais ensuite, et surtout, l'argument reposait sur une assimiliatiôn impossible. Les gymnases prussiens possèdent des revenus propres plus importants, du double, que ceux des lycées français. Gomment donc conclure du tarif adopté dans lei uns an tarif réolatné par les autres? Ce qui en général suffit à la vie des premiers serait la mort pour les seconds. Voil^ ce qu'il était nécessaire de savoir dt ce que pourtant on ne savait pas.

Certes, que l'on trouve le moyen de porter les 545,578 fr., chiffre des revenus propres de nos lycées, au chiffre qu'atteignent en Prusse les revenus de même nature ; qu'on restitue à nos établissements d'instruction secondaire ces fondations accumulées jadis parla main des siècles, et qui semblaient, dans l'ordre intellectuel , l'expression même des progrès de la civilisation française, on aura rendu facile la solution de bien des problèmes. Que faire en attendant, sinon accepter avec reconnaissance une réforme qui permet de céder aux instances d'un grand nombre de villes, de fonder, soit des lycées d'internes, soit des lycées d'externes, sans réclamer du trésor public aucune allocation? Là est le point capital, là est le besoin réel que, pour I9

1. 9 lycées nouveaai ont ét6 créés, depais iSBS, par M. le mintotre de rinstructloi) pabBque.

^développement des études classiques et le progrès moral du pays, il importe de satisfaire. C'est aux adversaires, s'il s'en trouve encore» de la réforme financière accomplie récemment , qu'il faut surtout rappeler cette antithèse significative: la Prusse, pour 45 millions d'habitants, a 440 gymnase; la France, pour 36 millions d'âmes, a 57 lycées ^

Les gymnases de Prusse n'admettant presque sans exception que des externes, les dépenses générales en sont peu compliquées. — II faut répartir ces dépenses en deux grandes catégories: traitements 4es professeurs ; — matériel et frais d'administration.

ta somme totale des traitements s'élève à 749,479 thalers, on 2,697,344 fr. 55 c; les dépenses de cette nature, dans les gymnases de Berlin, sont ainsi fixées :

Yerdersches gymnasium 4 5,624 th.

(5^449 fr.) Rœlnisches gymnasium 42,242 th.

<45,795 fr.)

Friedrich-Wilhelms gymnasium 35,925 th.

(433,748 fr.

Franiosisches gymnasium 8,700 th.

(32,625 fr.) Joachimstaler Gymnasium 47,289 th.

(64,855 fr.) Berlin'sches gymnasium 4 5,878 th.

(59,467 fr.)

Les traitements des directeurs de ces six gymnases sont de 2,500 thalers (9,575 fr.) comme maximum, et de 4,500 thalers (5,625 fr.) comme minimum.

Dans les provinces , les traitements des fonctionnaires du même ordre varient de 600 thalers (2,240 fr.), comme k Mûnsterfield , à 4,500 thalers (4,875 fr.), comme li Kœnigsberg.

Les traitements des professeurs sont en rapport avec ceux dont on vient de parler. A Berlin, ces traitements yarient de 4,400 à 4,600 thalers (de 3,250 à 6,000 fr.). En province, ils descendent, même pour les professeurs supérieurs (ober-lehrer) , i 900, 700, 500 et 400 thalers (de 5,575 fr. à 4,500 fr.).

i. Il faut dire aujoard^hui : 60.

iFPE!NDlC£. 307

Les dépenses de la seconde catégorie, à savoir les frais d'admînii- I ration , sont peu considérables dans les gymnases allemands. D'abord, je le répète, le système des pensionnats est» pour ainsi dire, inconnu. Ensuite, même dans les quelques établissements oii sont admis les internes, Tadministration est fort iûmple : les fonctions de censeur n'existent pas ; le directeur gouverne le gymnase, ayant sous ses ordres un employé cliargé du matériel , employé dont les attributions repondent a celles de l'économe de nos lycées ; mais, tout en gouvernant', il reste professeur et fait des cinsses comme ses collègues, en moins grand nombre toutefois , cela va sans dire. Les frais d'administration ne dépassent pas 954 Ihalers (3,502 fr.) à Zulichau, et 4 ,042 théiers (5,900 fr.) i Putbus.

Page 1