Ibid.; art
ftètB DE l'État. 7^
appiiiiest Tëcole; qae, par Teiemple comiae pur la parole, ils imprimeot aox élèves les Térités r^igieoses et morales. »
HajQteDaDt qodle ^itoatlqa est faite au représentant de rautorité religieuse?
c L'iasp^tear local des écoles est le pastenr.
« L'inspeetenra la sorveillance des plans d*études, de l'organisation intérieure de l'école, et la direction de l'instituteur dans ses fonctions* Il s'assure que sa vie répond h la dignité de sa ypcatjon.
« Le pasteur, comme tel, a le droit particulier de faire, deux fpis par ^maine» an luoins, dans les écoles de sa paroisse, une leçoii de religion. »
Ce n'est pas tout; la religion n'a pas seulement un représentant dans le pasteur, au sein de l'école; l'inspecteur de cercle ou Sckuhintaiar appartient lui-même au corps ecclé* siasfique.
yi. — DUCBÉ PB SiXE-WEIMAB.
Un seul état semble se séparer dp mouvement général auquel cèdent aujourd'hui, plus que jamais, les différents poys de la confédération germanique : c'est le grand-duché de Saxe; Weimar. Dans le duché deWeimar les événements révolutionnairesne paraissent pas avoir produit une ipapressioo aussi profonde que dans le reste de l'Allemagne ; du moins on n' v tire pas de ces événements les marnes conséquences, et ce n'est point par des remèdes analogues qu'on y cherche a combattre le mal. D'ailleurs, on vit à Weimar au milieu des souvenirs et dans le culte philosophique de Goethe, de Schiller, de Herder ; les théologiens y invoquent les traditions libérales de Bretscbncider et de Rôhr; et comment oublier, à lenq, que de Tupiversité de cette ville, Ficble, Sebelling et Hegel jetèrent à l'Allemagne les éclatantes témérités de leur premier
enseignement? Vortkodoxie, comme on dit, à l'beure qu'il est, dans toute TAIIemagne protestante, n'est donc point aussi en faveur, dans les duchés de Saxe, qu'auprès des autres gouvernements : on s'y croit même chargé de défendre, contre les c emportements n de cette orthodoxie, le développement logique du principe protestant, principe auquel sont attachés, déclare-t-on, l'indépendance et la dignité de l'esprit allemand^ .
En 1852, lorsque M. Cousin visita le duché de Saxe-Weimar» un con^'^toV^ y avait l'administration de l'instruction publique ; et ce consistoire, parmi ses membres, ne comptait qu'un membre laïque. Aujourd'hui le consistoire n'existe plus; il a été remplacé, depuis 1848, par un haut conseil de l'Église, Oberkirchenrath. Sur sept conseillers, trois sont étrangers à l'état ecclésiastique \ et comme Y Oberkirchenrath est présidé par le ministre de l'instruction publique, l'élément laïque, on le voit, y est en réalité, l'élément prépondérant.
Un tel changement s'est opéré sous Tinfluence de l'université d'Iéna , et spécialement sous l'impulsion de l'un de ses professeurs de théologie les plus éminenls, M. Schwarz.
Il ne faut pas, au reste, dans l'application, exagérer la portée de ce changement. Sans doute la suprématie est devenue un partage d'autorité; le pasteur n'est plus, de droit, président du Schulvor stand, au sein duquel opinent , à ses côtés, les no< tables de la commune et les instituteurs eux-mêmes; sans doute, les inspecteurs ecclésiastiques, au lieu de communiquer, en ce qui touche les questions d'instruction publique, avec un consistoire, doivent s'adresser directement au ministère
1 • Ce sont deux professeurs des Universités saxonnes, MM. Droysen (de léna) et Nitzsch (de Leipsig) qui ont fondé, en 1853, la revue mensuelle, organe des protestations philosophiques : allgemeine Monatsschrift fUr Wissenschaft und Litteratur.
AÔLE DE L'éTAT. 77
dont ils ne soDt que les employés {Behôrden); sans doute aussi, radministration de rinstruclion populaire, daos ses détails quotidiens et pratiques, n'appartient plus aux membres de YOberkirckenraiA; sous la direetioD immédiate du pouvoir civile elle est aux mains des deux directeurs laïques des séminaires de Weimar et d'Eisenach. Mais, après tout, l'instructioD religieuse, dans l'école, continue h être donnée sous la surveillance des « fonctionnaires ecclésiastiques compétents » {von den beireffenden kirchlichen Behôrden beaufsicfUigf) ; mais les membres du clergé chargés de la surveillance des cercles ecclésiastiques inspectent encore les écoles, examinent les candidats aux fonctions de renseignement, contrôlent les inslitu** tears dans Taccomplissement de leurs devoii*s, ont la banlo main sur rorganisation intérieure et technique de l'école*.
Ainsi, les changements opérés dans le duché de Saxe- Weimar ne son t assu rémen t pas, en eu x-mèmes, u ne menace con tre des droits respectés; et ce n'est pas à la France qu'il appartient de trouver mauvais que l'autorité séculière revendique directement la responsabilité de l'administration de l'enseignement populaire. L'État, dans les autres pays du Nord, n'a pas d'ailleurs un rôle moins prépondérant qu'en Saxe-Weimar. Ce qui est spécial au grand-duché, c'est que la puissance publique y obéit, dans ses tendances, à une inspiration qui donne à ses actes une signification particulière, et lui assigne, en ce moment, une place distinctive parmi les États de la confédération germanique.
En résumé, TÉtat, dans aucun pays de T Allemagne, n'a
1. «Dieselben stehen in ihrer Eigenschaft aïs Schul-InspectoreD anmit- ^Ibar UDter dem Staats-Ministerium. • {Verordnung zur AusfUkrung des Gesetzes,)
2. Gesetz Uher einige das Volkssehulwesen belreffende Fragen , vom lMaii85l, arU n.
déserté la caase des intérêts traditionnels. Partout, il s'est constitué le représentant des doctrines que Taotorité religiense invoque, et que l'expérience consacre. Bien plus, il a, telles circonstances données, protégé ces mêmes doctrines eobtre là faiblesse ou Timprévoyance des pouvoirs qu'un caractère spécial en faisait les défenseurs naturels. L'État a été par excellence la force conservatrice dans TAIlemagne septentrionale. Ce n'est donc pas sur lui, nous le répétons, que doit peser la responsabilité du désordre moral dont nous avons signalé l'étendue.
Le 8 mars 1852, dans la dernière séance du congrès hangéligue tenu à Berlin, un des membres les plus considérables de la première cbambre de Prusse, 1^. de Stahl, prononça un discours dont le sujet était l'examen de ce problème : Qu est-ce que la Rètolution? « La Révolution , dit Toraleur, n'est pas une insurrection, une revendication armée de la liberté politique ; ce n'est pas un acte, un fait. La Révolution est cette doctrine politique qui, depuis soixante ans, comme une force universelle, rèYnplit la pensée des peuples et dirige les mouvements de la vie publique, doctrine qui se résumé ainsi : « Substituer pour fondement de l'organisation des États à € l'ordre voulu par Dieu, la volonté de Tbomme; considérer c toute puissance comme venant non de Dieu , mais de t l'homme; assigner pour but à Tactivi^é sociale non pas la « réalisation d'un plan divin, mais l'affranchissement de Thu-
« manilé )>.Iln'ya qu'une puissance, une seule qui puisse
enchaîner la Révolution : c'est le christianisme; car le christianisme fonde toute la vie humaine sur l'ordre établi par Dieu. Le christianisme seul peut raffermir l'ordre social, après que les priùcipes sur lesquels il repose ont été mis en question. L'esprit chrétien ne demande pas une autorité qu'il ait établie lui-même, uneconstitution qu'il ait créée lui-ndême,
ftÔLE 1» l'État. 79
un droit qo'il ait tiré de ses propres conceptions. Il préfère recevoir tout cela de la volonté divine ; il se contente d'ajouter sa modeste part de travail à l'immense édifice du temps, seldD que Dieu loi en a imposé la tèehe^ t
Ed citant ces paroles , j'adrais » cerlesi è faire des réserves ) mais je les dois signaler : elles sont, au moment oà j'écris^ Teipression de la pensée des gouvernements de T Allemagne dans l'administration de renseignement populaire.
Mieux encore saîsira-t-on cette pensée; moins encore ponrra-t-on accuser FÊtat, quand on l'aura vu, dans l'orga* Dîsation biérarcbique de l'instruction primaire^ employer partout y comme instruments de son action i les membres du corps même en qui doivent se personnifier les principes tradi-> lionnels ; quand on saura par qui et comment sont exercées^ au delà du Rbiny la surveillance et l'inspection des écoles»
Section II. — De rinspection des écoles»
En Allemagne, comme en France, et selon les nécessitiSs qui naissent de la nature même des choses, il existe pour les écoles deux sortes d'inspection : l'une essentiellement locale, l'autre servant de lien entre la commune et le pouvoir central.
En Prusse^ ainsi que dans les autres pays de rAllemagne, c'est un principe de gouvernement scolaire, que l'une et l'autre inspection doivent être exercées par des membres du c0fps ecclésiastique.
Pour les bommes d'Etat, au delà du Rhin, le problème généraly dans ses termes les plus élevés» est celui-ci : trouver les conditions dans lesquelles leis forces vives de la société puissent, avec le plus dé pfofitf être appliquées au goavernement moral de renseignement public.
1. Was ist die Révolution? — Êin Vortrag géhalten àuf teraùlâssdrig des èvangeliâèfieù Verèins in Bcflinf.
Les forces dont on parle se résument sous trois noms ; l'Etat, rÉglise, la famille.
Dans rinstruelîon primaire, c'est-à-dire dans Poeavre de l'éducation des masses, l'étendue du rôle que l'État a intérêt d'attribuer è l'Église, est en raison même de Tefficacité de l'actioû que l'Église est en mesure d'exercer.
L'Église possède un cadre de fonctionnaires tout créé. Inde"* pendamment de sa vertu propre, elle est, au point de vue purement administratif, un instrument précieux dont il faut que rÉtat sache se servir sans rien aliéner de ses droits . D'ailleurs, l'éducation des classes laborieuses semble, à vrai dire, un appendice naturel dn ministère ecclésiastique; et rhistoirc n'est qu'un perpétuel témoignage du rôle que, sous ce rapport, la raison publique a toujours assigné à l'Église.
Toutes les fois donc que l'Étal, dans l'administration de Tinstruction primaire, pourra mettre en œuvre des instruments ecclésiastiques, il devra le faire : premièrement pour atténuer la responsabilité morale qui pèse sur lui; en second lieu, pour diminuer le nombre des fonctionnaires dont il est accablé.
Ces principes son tTexpression abstraite des faits que révèle l'étude du système de renseignement au delà du Rhin; et l'application en est aussi complète dans les pays protestants que dans les pays catholiques.
Le Landrecht, on l'a vu , comme le règlemen t général de i 763, les consacre expressément; et une série d'actes récents ne peut laisser aucun doute sur les intentions actuelles de Tadministratîon supérieure de l'instruction publique, à Dresde comme à Hanovre, à Gassel comme à Berlin.
Partout à côté de l'autorité collective qui, sons le nom de Comité directeur de V école {Schuhorsiand) ou de Commission des écoles {Schuï'Commission) est chargée particulièrement de l'organisation matérielle et des intérêls extérieurs des établissements
lÔLE DE L*ÉTAT. 84
scolaires, le pasteor exerce» dans le ressort de la paroisse, la surveillance et l'inspection. En qualité d'inspecteur local (£ocal'&kulinspeeior), il intervient dans l'organisation intérieure de l'école; ses visites doivent avoir lieu une fois au moins chaque semaine; et, dans ces visites, ce qui touche à l'en • seignementetàla direction morale, est, sous tous les rapports, soumis à son contrôle. Les droits qu'attribuait au représentant de l'autorité ecclésiastique, dans la commune, le règlement de 1763, lui sont expressément conservés parles règlements contemporains. La régence de Potsdam, qui reçoit directement ses inspirations de Berlin, s'exprimait comme il suit dans une circulaire du 3 mai 1853 :
« Aux termes des lois et règlements, Técole et l'instituteur, avec son enseignement, sont placés sous la surveillance et la direction de l'autorité ecclésiastique de la commune, qui doit pourvoir avec soin à ce que les prescriptions scolaires soient scrupuleusement observées.
« L'instruction religieuse est particulièrement désignée à sa sollicitude. Sous ce rapport donc, ainsi quMl est dit à l'art. 25 du Règlement général (General Landschtd-Eeglemenij , la distribution de l'enseignement dans l'école appartient au pasteur; et dans ce but, comme en général pour la direction du système scolaire, des conférences de tous les maîtres de la paroisse doivent être tenues chaque mois par ledit pasteur » .
Même esprit et mêmes prescriptions dans le royaume de Saxe :
cLes inspecteurs locaux doivent visiter les écoles de leurs paroisses au moins une fois la semaine, et celles placées au dehors au moins une fois par mois.
« On attend des sentiments religieux et de la culture morale des ecclésiastiques que l'inspection à eux confiée, pour la conservation du lien entre l'Église et l'école, sur les établissements de leurs paroisses, sera faite avec zèle et amour, et qu'ils
s'appliqueront è procurer le progrès intellectuel et moral des maîtres. » Verordnung, vom 9 juin 183S.)
Dans la Hesse-Électorale, une instruction du 29 novembre 1825, instruction dont toutes les prescriptions sont encore aujourd'hui en vigueur, fait bien comprendre le rôle que la législation allemande attribue aux pasteurs : je la traduis dans son ensemble :
Instruction pour les pasteurs sur Imrs devoirs relativement à Vinspectùm
des écoles de leurs paroisses.
1. — « Dans les villes et autres lieux, où sont établis des comités (Schulvorstàndé) particuliers, la surveillance est exercée dans tout le ressort par ledit comité ; mais, en tout ce qui esl de l'enseignement lui-même, de sa direction et des améliorations qu'il comporte, l'inspection appartient tout spécialement, et avant tout, aux ecclésiastiques membres du Schulvorsiand.
2. — « Les ecclésiastiques auxquels appartient l'inspection spéciale des écoles attachant à cette mission toute l'importance nécessaire, aucun moyen ne doit être épargné pour que le but soit atteint. Us doivent en particulier :
5. — c Veiller avec sollicitude è ce que tous les enfants obligés par leur âge de se rendre à l'école la fréquentent en effet. Ils se font rendre compte, tous les dix jours, des absences, par le maître d'école, adressent les avertissements convenables aux parents et aux enfants; et si des absences multipliées se produisent sans excuses valables, ils en font part au conseiller du cercle, afin que celui-ci poursuive l'application de la peine.
4. — « Le pasteur prend soin que l'instituteur fasse l'école exactement aux heures fixées. Celui-ci ne peut s'éloigner de la commune sans sa permission, permission qui peut être octroyée pour trois jours.
5. — « Il doit empêcher qae riosUtateor exeroe on métier on commerce incompatibles avec les fonctions d'insUtoteor.
6. — « U doit faire en sorte que le maître maintienne une discipline sévère, de telle manière cependant que la santé des enfants n'en sooffre pas.
7. — c II est dn devoir du pasteor de prendre nne connais» sance suffisante de la méthode d'enseignement de Tinstitoteor, sans oublier, bien entendu, que plusieurs chemins mè* Dent au même but.
8. — « Lorsque, pour la bonne organisation d'une école, des divisions doivent être établies dans les classes, d'après l'âge et d'après les aptitudes et le degré de connaissance des élèves, le pasteur veille è la bonne distribution de ceux-ci. Il prend soin, dans les écoles mixtes, que les garçons et les filles aient des places séparées.
c La répartition se fait, chaque année, au moment de l'on* vertore de l'école ou des examens semestriels, en la présence du pasteur.
9. — c II appartient au pasteur de régler et d'arrêter le programme de l'enseignement. Tordre dans lequel il doit être étudié, et d'en maintenir l'observation de manière à ce que ce programme ne soit pas changé sans raisons suffisantes.
10. — « C'est à lui de veiller à ce que l'instituteur tienne exactement la liste des élèves, qu'il y consigne des notes relatives à la conduite, au travail, à l'exactitude, aux progrès. Cette liste doit être présentée au pasteur toutes les fois qu'il visite l'école, ou lors des examens publics semestriels.
il. — c A la fin de chaque semestre a lien un examen public auquel doit assister le pasteur.
12. — c Pour que les pasteurs aient une connaissance suffisamment approfondie de leurs écoles, et pour qu'il leur soit possible de contribuer au perfectionnement de l'éducation, de fréquentes visites sont nécessaires. U leur est expressément
recommandé, ainsi quMl est de leur devoir, d'inspecter, chaque semaine au moins, une école, et d'intervenir selon les prescriptions de Fart. 7, dans la dispensation de renseignement.
13. — c Le pasteur doit consigner ses notes sur une feuille {SchuUProtokoll)^ où sont indiqués et le jour de la visite et le résultat de l'inspection. €ette feuille doit être présentée dans les huit premiers jours de Tannée, avec un rapport sur la conduite, le zèle, l'aptitude de chaque maitre, à Tinspecteur supérieur {Ober-Schul-Inspector).
14. — « Il appartient aussi aux pasteurs dé veiller à ce que les maisons d'école soient disposées convenablement et entretenues en bon état ; à ce qu'elles ne soient pas employées à des usages étrangers à leur destination, à ce qu'elles soient pourvues du mobilier scolaire, à ce que les élèves, et en particulier les élèves pauvres ne manquent pas des moyens d'instruction nécessaires. »
Ainsi, le pasteur est, à vrai dire, la personnification des intérêts scolaires. Llnstituteur n'est pas nommé par lui, mais la direction morale de l'école lui appartient. Ce qui lui est tout particulièrement attribué dans les pays catholiques, je Fai dit plus haut, c'est non-seulement la surveillance de renseignement religieux, mais cet enseignement lui-même. A cet égard, il n'est pas seulement inspecteur, miais encore, et dans toute la force du mot, deux fois par semaine, il est instituteur.
Au-dessus de ce premier degré de surveillance est constituée une inspection plus générale, inspection de district ou iecercle. Cette inspection , par la nature des devoirs qu'elle impose , correspond à celle des inspecteurs de l'instruction primaire en France ; mais elle est restreinte dans un ressort beaucoup moins étendu que celui de nos arrondissements. Ses limites ne dépassent pas celles d'un de nos cantons, et souvent même
ne les alleigoent point. On tient, en Allemagne, qu'un fonctionnaire ne doit ni ne peut avoir sous sa direction plus de 40 à 60 écoles ^
Un tel système, on le voit à première vue, n*est applicable qu'à une condition, c'est que les'agents de l'inspection seront empruntés à un cadre tout créé. Comment, en efrel, avoir dets fonctionnaires spéciaux assez nombreux pour n'attribuer à chacun d'eux qu'un nombre si restreint d'établissements? Comment grever le budget d'une charge qui risquerait d'égaler les dépenses affectées à l'ensemble du service de Tlnstruction primaire?
Or, ce cadre existe partout où existe un clergé. Les inspecteurs de cercle^ inspecteurs de disirict^ inspecteurs supérieurs^ dans les différents pays d'Allemagne, font tous partie du corps ecclésiastique.
L'inspecteur du cercleest choisi parmi les membresdu clergé les plus distingués du ressort. En général il est chargé en même temps, sous le titre de Surintendant^ chez les protes* tants, et sous celui de Doyen (Dechant) chez les catholiques, de l'inspection ecclésiastique dans la même circonscription ; rinspe<?tion des écoles devient donc, pour les pasteurs, partie intégrante du ministère sacré. Dès lors, elle ne constitue pas une fonction indépendante et distincte; elle peut conséquemment être exercée par un nombre considérable d'agents dont la mission ne devient pas une charge onéreuse pour TÉtat : les Kreisschidinspecioren, en effet, ne reçoivent pas de traitement; il leur est donné une simple indemnité, indemnité purement destinée à les rembourser des frais de tournée, et ne s'élevant pas, chaque année, au delà de la somme de 150 à 200 francs.