‹ De l'éducation populaire dans l'Allemagne du nord, et de ses rapports avec les doctrinesChapitre 71 sur 107 · CHAPITRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIEME

BÈGLEMENT GÉNERAt DES ÉCOLES NOBMALES D^INSTITUTEUBS (1854).

On achèvera de se rendre compte des espérances que les gouvernements» au delà du Rhin, notamment le gouvernement prussien , n*ont cessé de fonder sur les écoles normales primaires, quand on aura pris connaissance d'un document auquel il a déjà été fait allusion, et qui est émané récemment du ministère de rinstruction publique de Berlin. Dans ce docu* ment se résume toute la pensée actuelle de Tadministration supérieure prussienne; il s'agit du Règlement général relatif à V enseignement des Écoles normales primaires évangéliques, publié le l" octobre 1854.

Jusqu'à la promulgation de ce règlement, chaque séminaire, en Prusse, était resté juge à peu près souverain du caractère qu'il entendait imprimer aux études ; c'était à son gré qu'il développait l'enseignement, et relevait, sans autre direction que des principes généraux plus ou moins fidèlement empruntés au règlement rédigé autrefois pour l'école normale de Môers, par la Régence royale de Dusseldorf.

Le gouvernement a cru opportun de communiquer aux différents établissements normaux de la monarchie cet esprit de rénovation religieuse et de réforme pédagogique dont il voulait faire désormais la loi de toutes les institutions d'enseignement public : et il a promulgué le Règlement général.

Ce règlement est, avec les Grundzûge^ la consécration éclatante du mouvement d'idées que nous avons signalé plus haut, et dont les écrits de plusieurs directeurs d'écoles normales nous ont présenté l'expression.

Il est, en conséquence, le point de départ authentique d'un nouyel ordre de choses pour les séminaires de Prusse. Critique du passé à bien des égards» il est en même temps le principe régulateur de la vie des écoles normales dans l'avenir.

Ce document semble une nouvelle et irrécusable preuve de la révolution morale qui s'est accomplie à la suite des perturbations des dernières années; il offre donc un intérêt capital. Je le traduis en l'abrégeant.

Règlement général pour rensmgnement dans les écoles normales primaires évangéliques de la monarchie (l** octobre 1S64).

c Depuis longtemps on a ouvert aux séminaires de la monarchie un champ de développement aussi libre que possible, en ce qui concerne le choix, retendue et la forme de l'enseignement, ainsi que les moyens de faire acquérir aux élèves l'aptitude nécessaire pour enseigner.

• Les heureux résultats obtenus ainsi, au point de vue de la variété et d'une certaine perfection des méthodes, ont une valeur qu'on ne saurait méconnaître. Ces résultats permettent» — ce que» du reste, exige impérieusement la nécessité d'éviter les périls dans lesquels peut entraîner un développement isolé (subjectif) des divers établissements, — ces résultats permettent» disons-nous, de fixer, pour l'enseignement des écoles normales, sur la base des expériences acquises» certaines règles communes dont l'observation ne soit pas un obstacle au développement individuel.

«La fixation de ces règles a été préparée depuis longtemps déjà, par les avis qui ont été réclamés des autorités provinciales, par l'organisation donnée aux écoles normales nouvellement créées, et par les travaux particuliers de quelques maîtres. Ces règles communes s'imposent avec un caractère

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d'opportunité d'autant plus incontestable, qu'il s'est manifesté dans la science, dans TÉtat et dans l'Église, des transfonna* tions profondes; pour mettre l'ensagnement populaire au niveau desexigences actuelles, il importe donc de le régulariser, d'en écarter tout ce qui a vieilli, ou parait erroné, de propager et de perfectionner ce qui est utile.

«Les diversités confessionnelles, provinciales et autres, ainsi que les principes généraux qui guident l'administration des écoles prussiennes, ne permettent point de tracer un plan universel et absolu, destiné à être mécaniquement suivi jusque dans les plus petits détails.

«Toutefois, prenant pour base les faits que le développement des écoles a mis en évidence, tenant compte des exigences de la vie pratique, et guidés par ce principe que les établissemeuts dont on parle sont les pépinières immédiates de la culture intelleetuelle du peuple {die unmUielbaren Pfkmzsiaiien der VùlkBiildungDf nous allons poser les règles fondamentales sur lesquelles doivent reposer désormais l'organisation intérieure, la surveillance et la direction des séminaires.

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